"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Paradise is burning : Aidé de l’acteur Alexander Öhrstrand à l’écriture, la cinéaste peint sans misérabilisme le coming of age de trois sœurs laissées à l’abandon .
Né d’une collaboration inédite et historique entre l’israélien Guy Nattiv (Skin, Golda) et l’iranienne Zar Amir Ebrahimi (Les Nuits de Mashhad), "Tatami" est un brillant drame qui confronte deux générations de femmes à un état totalitaire faisant obstacle à leur soif de victoire et leur désir de liberté. Sur fond d’un championnat du monde de judo en huis clos, nous suivons une athlète et son coach, en proie à un dilemme qui vont les opposer, mais également les rassembler.
Pour son second long métrage après le remarqué "Compte tes blessures", Morgan Simon continue d’explorer les relations familiales et signe avec "Une vie rêvée" un film intimiste empreint de tendresse, de justesse, de délicatesse et de modernité.
Malgré les regards passionnés et les baisers torrides qui foisonnent "Plus Jamais", nous ne rougissons malheureusement pas à ces scènes mielleuses. Pourquoi ? Parce que le film s'appuie sur des clichés qui font défaut sa qualité globale. Il semble clair que la production a souhaité coller le plus possible au livre, au détriment d'un contenu plus intelligemment écrit.
Entre l’emphase léchée du cinéma de Guadagnino et la veine cauchemardesque du chef de file de l’elevated horror Ari Aster, Zoé Kravitz livre avec Blink twice une peinture dégénérée de l’Amerique post Weinstein.
D’abord conçu comme un opéra, Emilia Perez a finalement trouvé son incarnation au cinéma, mais hélas, le film semble en souffrir, comme étouffé par un trop-plein d’idées et d’excès mal maîtrisés. Quand l’abondance ne mène nulle part, c’est qu’un mal plus profond s’y dissimule.
De la Quinzaine des Cinéastes au Festival d’Annecy, "Anzu, chat-fantôme" arrive enfin sur nos écrans. Endeuillée de sa mère, abandonnée par son père, une jeune fille doit confronter leur absence et faire équipe avec ce Anzu, un esprit aussi farceur qu’un félin et aussi malotru qu’un humain. À la force d’une esthétique qui rappelle "Mes voisins les Yamada" et d’une ribambelle de personnages secondaires séduisants, le film s’embourbe malheureusement dans une narration étirée qu’on perd de vue les enjeux initiaux.
La saga Alien, on ne la présente plus. Initiée par Ridley Scott en 1979, l'œuvre de science fiction portée par Sigourney Weaver a su marquer durablement les esprits. Histoire fascinante aux thèmes multiples, génie de mise en scène, approche de la menace qui n'est pas sans rappeler celle d'un certain Jaws, introduction de mythes, un nouveau monstre de cinéma était né. Mieux encore, "Aliens : Le retour" réalisé par James Cameron est aujourd'hui encore considéré comme l'une des meilleures suites de l'histoire du cinéma. Si les films ne se valent pas tous, l'aura du Xénomorphe reste particulièrement forte dans l'univers cinématographique. Alors, sept ans après un "Alien : Covenant" particulièrement décrié par les fans, que vaut cette nouvelle virée cauchemardesque ?
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.