Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
"Léon" constitue probablement le diamant noir de la filmographie de Luc Besson. Dépressif, emprunt de mélancolie, et par la magie du cinéma, le film parvient à nous faire croire à l'improbable, c'est-à-dire un lien qui unit un tueur à gages avec une enfant. Le tout contient une certaine beauté, une certaine tendresse. Une très grande réussite sur ce que le cinéma français a su prendre de meilleur du savoir-faire américain.
Mannequin, photographe de mode, artiste surréaliste et correspondante de guerre : le parcours de Lee Miller est aussi fascinant que les images qu’elle a créées. Pour la première fois, cette figure emblématique du XXe siècle prend vie à l’écran dans une fiction réalisée par Ellen Kuras, avec Kate Winslet, intense et charismatique, dans le rôle principal. Le film offre une porte d’entrée sur l’univers riche et complexe de Miller, tout en interrogeant la place des femmes dans les conflits armés et l’impact des traumatismes sur la création artistique.
Là où le poliziesco flirtait avec le genre cousin du « film-dossier » politique (dont le maître est incontestablement Francesco Rosi avec L'affaire Mattéi ou Salvatore Giuliano), Adagio tire précisément vers le film d'auteur mélancolique et désabusé – son compère Sorrentino une fois de plus- comme si parler de la société italienne ne donnait plus vraiment lieu à la scénographie des collusions et corruptions d'une politique viciée mais tentait de gérer la catastrophe et ses conséquences dans une société de toute façon viciée et épuisée. Avec au loin dans la profondeur de champ que dessine le cadre nocturne, non pas l'espoir mais l'incendie pour seul horizon.
Vingt-quatre ans après l'original, "Gladiator II", de Ridley Scott, reprend les enjeux de pouvoir. Maximus est mort mais son héritage demeure dans l'arène. Avec un scénario de David Scarpa, ce film offre des scènes d'action spectaculaires et un nouveau héros charismatique incarné par Paul Mescal.
Étrange film, présenté à la Quinzaine des cinéastes du festival de Cannes 2024, dont la durée (2h17) ne se justifie jamais et qui se clôt par une scène qui illustre son titre de manière énigmatique. Pour son second long métrage après "Amiko", la très jeune réalisatrice Japonaise Yôko Yamanaka met en scène la vie d’une jeune tokyoïte prénommée Kana (probablement son double) dont on comprend assez rapidement qu’elle vit avec un homme qu’elle envisage de quitter pour s’installer avec un autre.
Clint Eastwood, avec une maîtrise incontestable, nous plonge dans les méandres d'un procès où les apparences sont trompeuses et les vérités cachées. Juré n°2 transcende le simple récit judiciaire pour dévoiler une fresque humaine où chaque personnage est un miroir déformant de la réalité. À travers ce film, Eastwood continue d'explorer la complexité de la condition humaine, oscillant entre tragédie et ambiguïté, nous invitant à questionner notre propre perception du bien et du mal.
Suite directe du premier "Smile" qui avait fait grand bruit dans nos salles obscures deux ans auparavant, Parker Finn revient aux manettes de ce nouveau volet avec une ambition démesurée, à l’image de son ouverture en plan-séquence qui donne le ton sur l’ambition de sa mise en scène.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.