Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.
Abandonnées par leurs familles dans un orphelinat, des jeunes filles se consacrent à la musique. Nous sommes à Venise en 1716, à l'orphelinat « La Pietà » qui doit son nom à la Vierge Marie. Constituant un orchestre de chambre, chaque dimanche ces musiciennes se produisent anonymement dans une église locale où le public vient les écouter. Si elles ne connaissent pas leurs origines, leur avenir est tout tracé…
Ça y est, il est enfin là. On le craignait, un peu. Il faut dire que les signaux d'alerte se multipliaient. Famille de Michael Jackson trop impliquée, durée courte pour tout ce que le film devrait raconter, monteur de "Bohemian Rhapsody" aux commandes, tout partait mal. Seul miracle au milieu de cette production, Jaafar Jackson, qui semblait taillé pour le rôle. À la sortie, on n'est ni satisfait, ni profondément énervé, tant Michael réussit et échoue lamentablement exactement là où on l'attendait.
Vermiglio : Le second film de l’italienne Maura Delpero, insufflé de son histoire familiale, est remarquable de justesse et d’émotion, malgré ou grâce à une certaine austérité qui laisse beaucoup de place au non-dit et à l’intime de ses personnages.
Récit d'apprentissage intergénérationnel entre deux volcanologues en Guadeloupe, "Magma" mêle mentorat et tensions sociales face à la menace de l'éruption de la Soufrière. Bien que le film propose une immersion captivante dans l'univers scientifique et la culture guadeloupéenne, il peine à créer une véritable tension, laissant l'intrigue manquer d'impact. Une œuvre ambitieuse, entre fiction et documentaire, qui explore les enjeux politiques, humains et identitaires tout en abandonnant parfois ses idées à mi-chemin.
Inspiré du roman autobiographique de Roland Perez, ce film réalisé par Ken Scott retrace le combat extraordinaire d’une mère pour permettre à son fils handicapé de marcher. Portée par une foi inébranlable en Dieu, cette femme incarnée par une Leila Bekhti éblouissante lutte contre l’adversité et les obstacles sociaux. L’histoire, traversée par l’humour et des émotions profondes, explore les sacrifices et l’amour démesuré d’une mère. La première partie, vibrante et intense, met en lumière une famille unie dans les années 60 et 70, avec des reconstitutions soignées. Sylvie Vartan joue un rôle inspirant et déterminant, apportant un soutien lumineux dans ce chemin semé d'embûches. La deuxième partie aborde l’émancipation de Roland, incarné par Jonathan Cohen, et sa carrière, avec sensibilité et pudeur. Le film, teinté d’une humanité universelle, célèbre l’amour maternel et les miracles qu’il engendre.
Entre tension feutrée et ironie mordante, The Insider de Steven Soderbergh joue avec les codes du thriller d’espionnage pour mieux les détourner. Derrière une enquête haletante sur la trahison et la manipulation, le film révèle en creux un drame conjugal où l’intime et le politique s’entrelacent. Avec une mise en scène précise et un récit subtilement décalé, Soderbergh brouille les pistes et transforme la traque d’un agent double en une réflexion sur le couple et la confiance.
Marie, atteinte d'une maladie incurable, décide de partir en Suisse pour un suicide assisté. Incapable de révéler la vérité à son fils irresponsable, elle invente un mensonge autour d'un héritage imaginaire pour justifier le voyage. Accompagnée de personnages drôles et émouvants – sa petite-fille en pleine crise d’adolescence, son fils irresponsable et un auxiliaire de vie décalé – elle embarque dans un road-movie improbable où quiproquos, révélations et rapprochements familiaux se mêlent, abordant la fin de vie avec une sincérité lumineuse et un humour audacieux.
Dernier chef-d'œuvre de Paolo Sorrentino, "Parthenope" mêle beauté, poésie et mélancolie à travers l’histoire d’une jeune archéologue. Ce film baroque, vibrant d’intelligence et de nostalgie, célèbre la puissance du cinéma pour éveiller des émotions profondes et nous transporter dans l’éternité de Capri. Un voyage esthétique inoubliable où chaque scène résonne d’une beauté intemporelle.
"Black Box Diaries" est un documentaire poignant réalisé par Shiori Itō, qui revient sur son combat après une agression sexuelle par un homme de pouvoir au Japon. À travers une enquête de huit ans, Itō dévoile les défaillances du système judiciaire japonais et donne une voix aux victimes de violences sexuelles. Un récit émouvant sur la résilience, la lutte pour la justice et l'évolution des droits des femmes.
L’étau se resserre autour de la famille Zylbersztejn. Deux ans d’enfermement dans dix mètres carrés, à guetter chaque pas dans l’escalier, chaque bruit derrière la porte. "La Vie devant moi" ne cherche ni l’emphase ni le spectaculaire, mais épouse la vérité brute de cette claustration forcée, où l’attente devient une torture aussi insidieuse que la peur d’être découvert. Entre éclats d’espoir et plongées dans l’abîme, le film capte avec une rare justesse l’épuisement moral et physique, la solitude et le silence oppressant, brisés par quelques mots chuchotés, par le regard d’une enfant qui refuse de s’éteindre.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.