Critiques films

Primetime – Tel est pris qui croyait prendre

Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Gorge Coeur ventre, un film de Maud Alpi : Critique

Pour filmer les abattoirs, Maud Alpi a préféré abaisser sa caméra à hauteur d'animal. Gorge Coeur Ventre est filmé du point de vue du chien qui assiste horrifié aux horreurs de la mise à mort des animaux. Un film entre documentaire et fantastique.

Le Disciple, un film de Kirill Serebrennikov : Critique

Le Disciple du russe Kirill Serebrennikov est adapté de la pièce de l'allemand Marius von Mayenburg. Programmatique dans sa dénonciation de la société russe contemporaine, gangrenée par une présence trop forte de la religion, et gardant ses origines théâtrales, le film s'appuie sur des dialogues en très grande partie composés de versets de la bible, et le rythme comme l'émotion s'en ressentent... Critique.

Les Cerveaux, un film de Jared Hess : Critique

Jared Hess fait de sa nouvelle comédie, Les Cerveaux, un film réussit d'un point de vue humoristique, mais on déplorera un manque d'audace dans le scénario qui commence à pénaliser bon nombre de comédies américaines actuelles.

Alliés, un film de Robert Zemeckis : Critique

Alliés est un thriller old school et romanesque efficace mais convenu qui brille surtout par la mise en scène sophistiquée de Robert Zemeckis et le duo formé par Brad Pitt et Marion Cotillard.

Ma’Rosa, un film de Brillante Mendoza : Critique

Ce n'est pas par pur sadisme gratuit que Brillante Mendoza nous plonge de manière viscérale dans l’ébullition des quartiers pauvres de Manille, mais bien pour observer le drame que représente l'économie souterraine des trafics de drogue mais surtout pour dénoncer les méthodes brutales d'une police corrompue. Sa façon n'est-elle pas justement trop brutale pour nuire à la légitimité de son propos?

Le voyage au Groenland, un film de Sebatien Betbeder : Critique

Souffrant d'un manque de communication évident, Le Voyage au Groenland a tout de même beaucoup fait parler de lui avant avant sa sortie. N'est-ce alors qu'une comédie franchouillarde comme tant d'autres ou bien se démarque-t-elle du lot de la production hexagonale?

Une vie, un film de Stéphane Brizé : critique

On s'étonnera peut-être de retrouver Stéphane Brizé à l'origine d'un film en costumes qu'il a mis cinq ans à faire éclore. Pourtant, c'est bien le réalisateur de La loi du marché, qui s'engage aux côtés d'une femme écrasée par la vie mais qui ne perd pas la foi en elle dans une adaptation austère mais belle d'Une vie de Maupassant.

Swagger, un film d’Olivier Babinet : critique

Swagger, le deuxième long-métrage d'Olivier Babinet est un film hybride mêlant sans complexe différentes influences venant indistinctement de la fiction ou du documentaire. Le résultat est une œuvre poétique et politique au contenu exigeant.

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« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.