Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Laurent Cantet fait de l'écriture une sombre bienfaitrice dans son dernier film. Neuf ans après Entre les murs, il donne à nouveau la parole à un groupe de jeune pour livrer ses propos socio-politiques, toujours sensés.
Boudé par les américains peu désireux de voir la réalité de la ségrégation raciale en face, Detroit, le nouveau film de Kathryn Bigelow est pourtant un grand film très efficace et essentiel sur la dénonciation d'une violence policière envers les Noirs américains qui n'est pas près de s'arrêter.
Fabrice Eboué s'empare d'un sujet de société à travers une comédie à l'humour mordant et aux dialogues sacrilèges, portée par le trio Guillaume de Tonquédec, Jonathan Cohen et Ramzy Bédia
Avec Numéro Une, Tonie Marshall met sur le devant de la scène cinématographique, une femme qui tente de briser le plafond de verre en accédant à la tête d'une entreprise du CAC 40. Sans exagération ni angélisme la réalisatrice et son actrice, Emmanuelle Devos, font de ce film un combat pour plus d'égalité, d'évidence dans les rapports hommes-femmes, ici spécifiquement dans le monde de l'entreprise. Sans négliger les seconds rôles (de Suzanne Clément à Benjamin Biolay), le film est une belle découverte en salles dès le 11 octobre 2017.
L'élite du renseignement britannique est de retour pour un deuxième round. Reste à savoir s'il est aussi dynamique et percutant que le premier opus. Toujours est-il que s'il a perdu en originalité, Kingsman : Le Cercle d'Or a indéniablement gagné en énergie!
Bien plus qu’un polar, Gomorra de Matteo Garrone est une plongée fascinante dans le quotidien des quartiers pauvres de Naples, là où la Camorra étend son empire, étouffe les habitants et impose sa loi. Le long-métrage coup de poing de Matteo Garrone a reçu le Grand Prix au Festival de Cannes en 2008.
Donner une suite à Blade Runner avait tout de l'idée casse-gueule sur le papier. C'était sans compter sur le Québécois Denis Villeneuve qui, tout en confiance & assurance, livre un film sidérant de maîtrise et d'ambition, parvenant à s'approprier l'héritage du film de 1982 tout y en apposant une vraie touche. Magistral !
Steven Soderbergh revient au cinéma avec Logan Lucky, un film de casse savoureusement ironique et habité par un excellent casting dans la veine de sa trilogie Ocean's. Maîtrisé, intelligent et très drôle.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.