Avec Primetime, Lance Oppenheim transforme les dérives d’une émission américaine controversée en thriller trouble et formellement radical, porté par un Robert Pattinson impressionnant.
Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Entre un sympathique premier opus et un troisième volet abominable, Del Toro offrait il y a 15 ans le joyau fun et décomplexé de la saga Blade. On re-croque dedans pour l'occasion !
Le génial esthète Guillermo Del Toro revient dans l'univers d'Hellboy pour un second opus absolument remarquable. Entre une direction artistique minutieuse et une atmosphère féérique : Hellboy 2 à tout pour être l'un des meilleurs blockbusters de ces dix dernières années.
Alors qu'une adaptation Netflix du comics Hellboy de Mike Mignola se profile, retour sur le film monstrueux de Guillermo Del Toro. Une oeuvre de fan où le diable collectionne les chats et déguste du chocolat avant de tuer des monstres mythologiques.
Après avoir dynamité le genre du giallo, Hélène Cattet et Bruno Forzani s'attaquent cette fois-ci au western spaghetti et au poliziesco. Direction un village abandonné dans le sud de la France pour un règlement de comptes où les balles fusent de tous les côtés. L'occasion pour les deux esthètes de pousser encore plus loin leurs expérimentations et d'offrir un travail sonore et visuel des plus bluffants.
Avec "L'Assemblée", Mariana Otero propose un des regards les plus poussés sur le mouvement Nuit debout à Paris, loin des informations parcellaires livrées par les médias. Une plongée passionnante dans les joies et les doutes de la Place de la République, à retrouver au cinéma dès le 18 octobre 2017.
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.