Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
l'Espagne est bien partie pour nous livrer ces thrillers qui vont faire date ; après des films comme la Isla Mínima, voici le troisième opus du madrilène Rodrigo Sorogoyen : Que Dios nos perdone, un film que l'on pourrait qualifier de thriller autant que de noir. Critique.
Malgré son duo d'acteurs presitigieux, La Tour Sombre est une adaptation de l'oeuvre épique de Stephen King qui ne tient pas ses promesses. Un blockbuster insignifiant et sans ambitions qui sera vite oublié.
Véritable lueur d'espoir, Annabelle 2 : la création du mal redonne des couleurs à la célèbre poupée maléfique après un premier film famélique. Un long métrage parfois cliché et facile mais qui reste d'une efficacité redoutable et inspirant une véritable angoisse.
Le nouveau film du mexicain Michel franco n'est pas un film à l'eau de rose. Pourtant, les Filles d'Avril est ce film, son meilleur à ce jour, qui fait la synthèse entre une mise en scène sèche et sombre qui est la marque de fabrique du cinéaste, et un sujet traité avec plus de douceur et d'empathie que d'habitude.
Sur la liste des blockbusters les plus attendus de l’été, à côté des Dunkerque, Baby Driver et Valerian et La Cité des Mille Planètes, débarque La Planète des Singes : Suprématie. Nouveau volet d’une franchise entamée il y a maintenant 6 ans servant de prequel aux originaux, et appréciée de manière quasi-unanime des critiques et du public, cet opus a la lourde tâche de clôturer dignement la trilogie et d’en assumer l’héritage des années 70. Mission réussie ?
Qui dit films d'été, dit forcément l'emblématique Moonrise Kingdom de Wes Anderson ! Cette romance juvénile toute en subtilité, a le don de nous faire voyager, au beau milieu de Summer's End !
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.