Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Tremblements de Jayro Bustamante : le sombre récit d’une homophobie quasi institutionnelle

Jayro Bustamante n’y va pas par quatre chemins avec Tremblements pour raconter l’homophobie qui imprègne la bourgeoisie guatémaltèque, sous la houlette d’une église évangélique surpuissante qui a la mainmise sur tout et sur tous

90’s de Jonah Hill : l’amour fou d’une époque

Jonah Hill, connu grâce sa carrière d’acteur assez prolifique allant de SuperGrave au Loup de Wall Street et bien d’autres, nous dévoile son premier long métrage, dénommé 90’s. L’éloge émouvante de l’époque révolue des années 90 qui suit le parcours chaotique d’une petite bande de skateurs des pauvres pavillons américains.

Victor et Célia: rien que pour vos cheveux

Victor et Célia veulent leur propre salon de coiffure. Ok, mais pensent-ils à le faire dans un bon film?

L’adieu à la nuit, virage radical pour André Téchiné

Un cinéma vif, en mouvement constant, qui explore l'intime dans la distance et la retenue, c'est ce qu'André Téchiné a fait de la radicalisation dans son dernier film, L'Adieu à la nuit.

Avec Avengers : Endgame, Marvel réalise l’impossible

Ultime chapitre d'une saga étendue sur plus de dix ans et une vingtaine de films, Avengers : Endgame est tout à la fois. Une réussite spectaculaire, un sketch parfois risible, un rêve de gosse, le plaisir geek absolu. C'est du jamais vu, de l'incroyable, du grandiose. Mais aussi du ridicule, de l'énervant, de l'incohérent. Ce qu'a réussi à créer Marvel en onze ans est sans précédent. Et la probabilité qu'un Avengers : Endgame se reproduise une nouvelle fois tient de l'infime. Analyse. 

Monrovia, Indiana : sans relâche, Frederick Wiseman remet son ouvrage sur le métier

Monrovia, Indiana, du brillant documentariste Frederick Wiseman, une radioscopie de la vie ordinaire dans une petite commune rurale du Midwest américain, l’Amérique qui a fait confiance à Donald Trump.

Ne Coupez Pas ! : une comédie en trois actes, mais dont seul le troisième est drôle

Ne Coupez pas est une comédie bicéphale, voir même tricéphale. Mais les changements radicaux de genre ne permettent pas forcément de faire rire, au point de rendre l’ensemble terriblement disharmonieux.

Monsieur Link : quand le studio Laïka manque d’envergure

Après avoir repoussé l'animation en stop motion dans ses derniers retranchements avec Kubo et l'Armure Magique, le studio Laïka déçoit avec Monsieur Link. Un long-métrage ambitieux et techniquement parfait, mais manquant singulièrement d'envergure pour être aussi mémorable que ses aînés.

Newsletter

À ne pas manquer

« Amériques » : avant que Lafayette ne devienne une légende

Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : un pied à Wall Street, l’autre sur les rails

Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.

Montefiore : le carcan familial

« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ? - Et ça y est… C’est reparti avec les théories… - C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit. - Hahaha ! - N’importe quoi !! - Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »

« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.