Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Samuel Blumenfeld et Laurent Vachaud proposent chez Carlotta une réédition de leur ouvrage "Brian De Palma", un livre d'entretiens dans lequel s'épanche le réalisateur emblématique du Nouvel Hollywood. De quoi passer en revue sa carrière, ses influences, ses obsessions, mais aussi pas mal d'anecdotes passionnantes.
Pluto, cette réincarnation du dieu des enfers, qui s’apparente autant à un polar d’anticipation qu’à un thriller, tout en étant un incroyable portrait d’une société fragilisée par ses clivages sociaux ou raciaux, est surtout une histoire d’émotion.
La Tête d'un homme est l'un des premières enquêtes du commissaire Jules Maigret, confronté ici à un nihiliste digne de Dostoïevski. Le roman, publié en 1931, fera l'objet l'objet deux ans plus tard d'une adaptation cinématographique signée Julien Duvivier, avec Harry Baur dans le rôle du commissaire. Regards croisés sur les deux oeuvres.
Philippe Durant publie chez LettMotif une nouvelle "Encyclopédie des répliques de films". Après avoir choisi quelque 4000 citations qu'il met en exergue, il les a regroupées par thème pour en faciliter la découverte. Un ouvrage d'orpailleur cinéphile, à mettre entre toutes les mains.
Vaut-il mieux être issu des classes moyennes aisées et s'enferrer dans la lassitude ou vivoter laborieusement en prenant part à des (més)aventures insolites ? Dans "Celui qui n'existait plus", très bien écrit, Rodolphe et Georges Van Linthout démontrent les limites de deux modèles antithétiques débouchant toutefois sur une même forme de désespoir.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »