Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
"The Disciples", avec Steve Niles au scénario et Christopher Mitten au dessin, raconte l'épopée spatiale de trois chasseurs de primes à la recherche de la fille d'un sénateur. Cette dernière, séduite par un gourou milliardaire, vit désormais sur une lune où ont lieu des événements extraordinaires - et épouvantables. Les planches sont réussies, mais le récit - et ses enjeux - relativement convenus.
Christian Perrissin et Boro Pavlovic racontent l'histoire extraordinaire de John Tanner, un Blanc enlevé et élevé par les Indiens en Amérique. C'est à travers quelques-unes de ses bribes existentielles qu'ils nous dévoilent certaines coutumes indigènes (troc, marchandage, rites) et qu'ils reviennent sur les rapports entre colons et Indiens.
Mémoires Vives du lanceur d'alerte américain Edward Snowden raconte ce qui l'a poussé à dénoncer le système de surveillance de masse mis en place par la NSA, et c'est un livre d'utilité publique.
"Ridley Scott : philosophie du monstrueux", de Jean-Clet Martin, décrypte la filmographie d'une grande figure hollywoodienne à l'aune de la philosophie et du post-humanisme. Il relie ses films les uns aux autres par des motifs ou des situations de cinéma, tout en cherchant à identifier les intentionnalités les conditionnant.
Paru en URSS dans les années 60, Il est difficile d'être un dieu est devenu un roman culte de la science-fiction soviétique, à l'instar de l'autre grand roman des frères Strougatski, Stalker. Adapté deux fois au cinéma mais aussi en jeu vidéo, il nous plonge dans un passionnant roman d'aventures, doublé d'une réflexion vertigineuse sur l'histoire et les mécanismes historiques.
Dernier roman publié par Romain Gary avant son suicide en 1980, « Les Cerfs-Volants » raconte l'histoire d'un amour compliqué entre un garçon normand et une jeune aristocrate polonaise. Amour rendu carrément impossible par une guerre mondiale qui n'a que faire des passions adolescentes. Mais rien n'est écrit à l'avance, ni leur histoire d'amour, ni la grande Histoire. Elles se font, avec leurs grandes joies et leurs grandes peines, leurs espoirs et leurs désillusions. Romain Gary n'épargne pas grand chose à ses personnages, justement parce qu'il les aime. Et nous voilà bien forcés des les aimer avec lui.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »