Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
"Construire un récit", d'Yves Lavandier, nous enseigne, étape par étape, comment rédiger un scénario et éviter les nombreux pièges propres à l'écriture cinématographique. Pitch, fondations, personnages, scène-à-scène, ironie dramatique : tout y est décortiqué à l'usage des apprentis auteurs.
Le 16 juillet 1947, le bateau à moteur « L’Annamaria » transporte 84 enfants, principalement des garçons, âgés de 4 à 13 ans, orphelins de guerre milanais...
Gustav Klimt est l'un des grands peintres à avoir accordé le plus d'importance à la représentation du corps féminin. Dans son ouvrage dédié au « magicien des couleurs », Susie Hodge retrace la vie et l'œuvre d'un artiste peut-être inactuel en son temps. Un superbe livre édité chez Larousse, offrant plus de cent pages de tableaux magnifiquement rendus. Immanquable pour les amateurs.
Les éditions Autrement sortent un atlas consacré à l'Histoire de l'Afrique, coordonné par François-Xavier Fauvelle, professeur au Collège de France, et Isabelle Surun, professeure à l'université de Lille. Clair et instructif à défaut d'être exhaustif, il vient combler un vide dans son domaine, prenant garde d'éviter les clichés d'une Afrique essentialisée et envisagée seulement suivant le repère de la période coloniale.
Jean-Baptiste Baronian, à travers son ouvrage Maigret, Docteur ès crimes, paru aux éditions Les Impressions Nouvelles, dresse un portrait cultivé et passionné d'un des plus célèbres policiers de fiction du XXème siècle, doublé d'une invitation à nous replonger dans son oeuvre.
Quoi de plus imbriqué que la politique et le cinéma sous la fascisme italien ? Alessandro Corsi analyse le phénomène dans un dictionnaire couvrant l'ère dite du Ventennio. Il présente aussi les forces en présence dans l'industrie transalpine d'alors et les principaux courants de l'époque. À lire sans modération !
Le huitième tome de TMNT, paru chez Hi Comics, continue de questionner les liens filiaux tout en ouvrant de nouveaux fronts. Donnie est maintenu artificiellement en vie ; le clan Foot a soif de vengeance après la disparition de Shredder ; un gang investit la ville et y sème le chaos.
"Cinéma et peinture" est un "beau-livre" indispensable. Il revient sur les liens étroits et indissociables entre les troisième et septième arts. Hitchcock, Kubrick, Godard, Lynch, Ford, Kurosawa, Eastwood, Ozu et beaucoup d'autres sont redevables à la peinture, qui a conditionné en partie leur rapport à l'image. Cet ouvrage en fait la démonstration.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »