Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
Exit la Grèce antique et la mer. Bienvenue dans l'espace au XXVIe siècle. Matt Fraction et Christian Ward revisitent "L'Odyssée" d'Homère en faisant la part belle aux personnages féminins et aux planches psychédéliques. "Ody-C" est d'une beauté indescriptible, mais s'impose comme une lecture exigeante et radicale qui en rebutera plus d'un.
Régime politique restreignant les libertés, questions familiales, homosexualité, amitié : les thématiques embrassées par "Joyride : Ignition" sont nombreuses et passionnantes. Dans un univers riche, le lecteur rencontre une pluralité de personnages et suit une quête de liberté échevelée, menant trois jeunes héros à se révéler et se confronter à toutes sortes de dangers.
Wonder Woman, Chimp, Zatanna, John Constantine ou la Créature du marais, tous concourent au même objectif : préserver la magie, qu'une déesse triple à la puissance inouïe rêve d'éteindre. Dans un récit mettant à l'honneur les héroïnes, cette sympathique équipe va traverser les lieux et les épreuves pour parvenir à ses fins.
Chevy Stevens a connu un vif succès dès son premier roman, "Séquestrée". Après une première trilogie placée sous le sceau de la psychanalyse, ses obsessions se font déjà jour : la famille et ses failles, le deuil, les coupables insoupçonnables, les héroïnes... Analyse.
Carlos (page 11) "... voilà : ce poste, pour moi c'est un rêve, pas juste un travail. Et je peux vous promettre une chose : tout ce que je pourrai donner à la boîte, je le lui donnerai. Maintenant que je sais que vous recrutez, je ne me vois pas ailleurs qu'ici."
Un cri, une poursuite, une ombre, une exécution publique, une main, un escalier, une foule, une horloge : "Les Motifs au cinéma" se penche sur ces choses, tangibles ou non, à la base de situations de cinéma. L'ouvrage sert à identifier des constantes dans le traitement d'un motif, des obsessions chez certains cinéastes, mais surtout à percer à jour les doubles fonds du septième art. Indispensable.
Lylian et Laurence Baldetti façonnent un sixième tome de "La Quête d'Ewilan" mû par une double quête. Dans un monde médiéval fantasy, Camille et son meilleur ami Salim sont liés par une amitié indéfectible et la découverte d'un univers secret riche et fascinant.
Retour sur le classique d'Alain Damasio "La Horde du Contrevent", alors que son nouveau livre "Les Furtifs" est dans toutes les librairies. Dans le carcan très codifié du roman de fantasy, comment ce livre a-t-il su écrire une véritable musicalité pour ses personnages, son univers et sa mythologie ? Qu'est-ce qui a fait advenir, de cette sortie confidentielle au début des années 2000, un classique instantané de la littérature française contemporaine ?
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.
« Johannes de Eyck fuit hic 1434… » « La phrase est doublement ambiguë. Elle ne dit pas que le tableau date de 1434, mais que la scène qu’il représente a eu lieu cette année-là. Et elle se garde bien de nous informer si, de cette scène, Van Eyck fut le témoin ou le protagoniste. Elle place le tableau sous le signe du double sens. »
« A l’origine, nous étions des êtres doubles : chaque humain était constitué de deux personnes, unies en un seul corps gigantesque. Notre force et nos capacités étaient d’autant plus grandes et notre pouvoir était tel que nous cherchâmes à rivaliser avec les dieux… »