"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Billy Wilder met sa science de l'image au service d'un film mémorable, mais quelque peu moralisateur : "Le Poison" raconte les déboires alcoolisés d'un écrivain raté et restitue à merveille les années 1940, via leurs villes, leurs us ou encore sa représentation des femmes. Rimini ressort le film, oscarisé et couronné à Cannes, en HD.
À l'occasion de son édition par le prolifique éditeur Elephant Films (Magnum, Alfred Hitchcock Présente, Miami Vice), retour sur Fallen Angels, série d'anthologie de polars noirs au casting cinq étoiles - devant et derrière la caméra - à (re)découvrir dans une édition DVD soignée.
"Un ami viendra ce soir", que Tamasa propose dans une version intégralement restaurée, prend pour cadre la France de l'Occupation et plus précisément un sanatorium suspecté par les nazis d'abriter une poche de résistance. Au programme : une galerie de personnages hauts en couleurs, des jeux de duplicité, un peu de romance, mais aussi quelques longueurs et boursouflures.
Un père et son fils en fuite dans un Caracas ravagé par la violence et la pauvreté. La Familia est un premier long métrage vénézuélien fort et émouvant, à découvrir en DVD chez Tamasa éditions.
C'est un film rare que les éditions BQHL nous proposent de découvrir : L'Escalier, film britannique réalisé par le regretté Stanley Donen, portrait doux-amer d'un vieux couple formé par Richard Burton et Rex Harrison.
Lorgnant aussi bien du côté de l''Halloween de Carpenter que de La Fièvre du Samedi soir, Le Bal de l'horreur (Prom Night), de Paul Lynch, est une petite série B qui a connu un succès inattendu et est devenu un film culte. Les éditions Rimini nous proposent de revoir Jamie Lee Curtis et Leslie Nielsen aux prises avec un vengeur...
La Chevauchée de l'honneur, sorti en 1949, ressort en DVD chez Sidonis Calysta. Un western modeste qui n’a pas trop vieilli dans son propos et son rythme calibré, et qui sans être inoubliable assure un sympathique moment de cinéma, fort de ses personnages hauts en couleur et d'un scénario aux nombreux rebondissements.
22 ans après sa sortie, Le Continent oublié de Kevin Connor se refait une beauté dans une édition Blu-Ray/DVD très complète et satisfaisante, chez Rimini Editions. De quoi replonger dans ce nanar d’aventure au charme assez inexplicable.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.