Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.
Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.
Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…
Elephant Films sort en Blu-ray "La Ferme de la terreur", de Wes Craven. On y scrute une communauté religieuse inquiétante dans une Amérique rurale où les meurtres se succèdent. Wes Craven y déploie déjà son cinéma, malgré quelques maladresses.
Vous pensez avoir tout vu en matière de maison hantée ? Laissez-vous tenter par Trauma (1976) un excellent film d'angoisse de Dan Curtis qui revisite le genre, de la piscine jusqu'au grenier !
Chez Sidonis Calysta paraît dans une édition collector "Les Voyages de Gulliver", un film de Jack Sher mêlant les genres du fantastique et de l'aventure. Un spectacle qui se distingue par les effets spéciaux de Ray Harryhausen et la musique entêtante de Bernard Herrmann.
"Vampire, vous avez dit vampire ?" revoit le jour chez Carlotta dans une version restaurée 4K et son 5.1. C'est l'occasion de se replonger dans le premier film de Tom Holland, néoréalisateur qui se distinguera ensuite avec "Child's Play".
Autopsie d'un meurtre (Anatomy of a murder) d'Otto Preminger débarque enfin en Blu-ray dans nos contrées aux nouveaux efforts de Carlotta Films. À l'occasion de ce come-back HD à l'édition Blu-ray (DVD et bonus) remarquable, retour sur le rapport de sa bande-son jazzy signée Duke Ellington avec l'orchestration judiciaire menée et captée par le réalisateur de L'Homme au bras d'or.
Le 23 octobre dernier, Pathé ressortait en DVD/Blu-Ray quatre films de René Clair : Entr’acte, Paris qui dort, Le Dernier milliardaire et Le Silence est d’or. Un cinéma d'un autre temps léger et inventif que l'on prendra plaisir à redécouvrir !
À l'occasion de sa sortie vidéo ce 16 octobre, retour sur Les Funérailles des Roses de Toshio Matsumoto et son édition Blu-ray soignée par Carlotta Films. Au programme : un formidable master 4K pour une expérience bêtement intellectualisante et non cinématographique.
Films culte, classés parmi les plus grands succès commerciaux de leurs années de sortie, Un Justicier dans la ville 1 et 2, tous deux réalisés par Michael Winner et interprétés par Charles Bronson, sortent en DVD, Blu-ray et Mediabook chez Sidonis Calysta. L'occasion de se replonger dans des films controversés et de les aborder avec un nouveau regard.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.