Non dépourvu de plans géniaux – notamment son duel final – et illuminé par le magnétisme de Lee Van Cleef, le film est néanmoins écrasé par le modèle leonien, dont tous les codes sont scrupuleusement respectés. Les suppléments sont généreux et sympathiques… mais eux aussi très imparfaits.
Film testamentaire qui ne cède jamais au sentimentalisme, A Prairie Home Companion est un pot-pourri du cinéma de l’auteur de John McCabe : personnages multiples, nostalgie, valeurs du Midwest, amour de la musique. A travers un récit dédié à l’ultime émission d’un show radio, c’est en réalité au cinéma qu’Altman rend hommage avec cette œuvre profondément humaine.
Des personnages nuancés, un Burt Lancaster extraordinaire et des paysages majestueux sont mis au service d’un récit évoquant la lutte à mort que se livrent deux cultures qui jamais ne pourront se comprendre. Le manichéisme n’a pas sa place ici : les adversaires sont renvoyés dos à dos alors qu’en arrière-plan le rêve américain se fracasse dans le sang et les cendres…
Michael Keaton, Peter Boyle, Christopher Lloyd et Stephen Furst forment un drôle de quatuor comique dans "Une journée de fous". Ces pensionnaires d'un asile psychiatrique, en expédition à New York, vont vite se trouver livrés à eux-mêmes...
En sortant Le Conte du Tsar Saltan en un coffret DVD + Blu-ray + Livret (contenant, entre autre, une traduction réussie du texte de Pouchkine), les éditions Artus Films savent séduire les cinéphiles et rendre hommage à un cinéaste injustement méconnu, Aleksandr Ptouchko.
Les fêtes sont passées, nous sommes en janvier 2020 et vous ne savez probablement pas quoi faire de vos étrennes. Laissez-nous vous guider avec ce retour sur la série American Gothic, petite pépite d'épouvante créée par Shaun Cassidy et marquée par la production de Sam Raimi et ses compères, qui a récemment fait son come-back avec un coffret DVD édité par Elephant Films.
Depuis le 16 novembre, les éditions Tamasa comblent les cinéphiles avec un superbe coffret de neuf films du grand cinéaste égyptien Youssef Chahine. L'occasion rêvée de voir ou revoir l'oeuvre d'un grand humaniste, adepte du mélange des genres, des influences diverses et de la tolérance.
À l'occasion de sa sortie HD, retour sur Ces Garçons qui venaient du Brésil, formidable film de Franklin J. Schaffner au suspense et à l'effroi tétanisants propres au cinéaste ainsi que sur son édition Blu-ray soignée chez Elephant Films.
Le réalisateur n’est pas fasciné par la figure de Jesus pour rien, ni pour les allégories sulfureuses qui outragent ceux qui préfèrent attacher leur investissement dans l'action à la laisse de leurs certitudes morales. Réalisateur no limit, Paul Verhoeven ne demande pas autre chose à ses spectateurs. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas.
Il y a un mois débarquait en salles le Midway bouffi de numérique de Roland Emmerich, l'occasion de revenir sur La Bataille de Midway de Jack Smight (1976), le film de guerre au casting cinq étoiles (Charlton Heston, James Coburn, Cliff Robertson) qui croise les conflits personnels et guerriers dans une oeuvre hollywoodienne à (re)découvrir en Blu-ray chez Elephant Films depuis un an déjà !
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.