"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
À l'occasion de sa sortie HD, retour sur Ces Garçons qui venaient du Brésil, formidable film de Franklin J. Schaffner au suspense et à l'effroi tétanisants propres au cinéaste ainsi que sur son édition Blu-ray soignée chez Elephant Films.
Le réalisateur n’est pas fasciné par la figure de Jesus pour rien, ni pour les allégories sulfureuses qui outragent ceux qui préfèrent attacher leur investissement dans l'action à la laisse de leurs certitudes morales. Réalisateur no limit, Paul Verhoeven ne demande pas autre chose à ses spectateurs. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas.
Il y a un mois débarquait en salles le Midway bouffi de numérique de Roland Emmerich, l'occasion de revenir sur La Bataille de Midway de Jack Smight (1976), le film de guerre au casting cinq étoiles (Charlton Heston, James Coburn, Cliff Robertson) qui croise les conflits personnels et guerriers dans une oeuvre hollywoodienne à (re)découvrir en Blu-ray chez Elephant Films depuis un an déjà !
Elephant Films sort en Blu-ray "La Ferme de la terreur", de Wes Craven. On y scrute une communauté religieuse inquiétante dans une Amérique rurale où les meurtres se succèdent. Wes Craven y déploie déjà son cinéma, malgré quelques maladresses.
Vous pensez avoir tout vu en matière de maison hantée ? Laissez-vous tenter par Trauma (1976) un excellent film d'angoisse de Dan Curtis qui revisite le genre, de la piscine jusqu'au grenier !
Chez Sidonis Calysta paraît dans une édition collector "Les Voyages de Gulliver", un film de Jack Sher mêlant les genres du fantastique et de l'aventure. Un spectacle qui se distingue par les effets spéciaux de Ray Harryhausen et la musique entêtante de Bernard Herrmann.
"Vampire, vous avez dit vampire ?" revoit le jour chez Carlotta dans une version restaurée 4K et son 5.1. C'est l'occasion de se replonger dans le premier film de Tom Holland, néoréalisateur qui se distinguera ensuite avec "Child's Play".
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.