S'il est de coutume de penser que la beauté est intérieure, "Natura" nous invite à une tout autre mise en perspective : celle d'un environnement naturel à la fois hostile et sublime, qui finit par agir comme un miroir. Une traversée du massif vosgien qui tient à la fois du conte et de la survie, où une femme cherche, dans l'épaisseur de la forêt, quelque chose qui ressemble à une seconde naissance. Mickael Perret réussit à explorer ce décor dans ce qu'il a de plus brut et de plus étrange. Un premier film audacieux et ambitieux, porteur de grandes promesses.
Prix du jury au Festival de Cannes 2025, Oliver Laxe prolonge son cinéma de l’épreuve et de la foi dans un road-trip halluciné au cœur du désert. Entre communauté de teufeurs, deuil intime et bascule métaphysique, "Sirāt" interroge l’errance contemporaine dans un monde vidé de repères. Une expérience sensorielle radicale, portée par les corps, la musique et un monde au bord de l’effondrement.
"Once Upon a Time in Gaza" des frères Nasser est une tragi-comédie saisissante mêlant fraternité contrariée, satire sociale et résistance artistique. Entre fable noire et cinéma engagé, le film dresse un portrait poignant et absurde de la vie à Gaza, où chaque geste devient un acte de survie sous un ciel d’oppression.
Beaucoup ne retiendront de Ma Vie Avec John F Donovan qu'un film issu de l'imaginaire d'un artiste propulsé sans doute trop haut voire trop loin et qui profite de sa célébrité pour s'exporter aux USA. D'autres, y verront plutôt l'accomplissement d'un auteur qui a su démocratiser son style, le faire plus ample mais paradoxalement plus simple et ainsi rendre compte de son talent à une toute autre échelle. Rien que pour ça, il faut regarder Ma Vie avec John F. Donovan, qui dolanien en diable, continue d'interroger les thèmes chers au cinéaste canadien, tels que l'identité, assumer qui on est, et aller au bout de ses rêves.
Gare au sanglier tueur ! Razorback, premier long métrage du clippeur Russell Mulcahy (Highlander, The Shadow), fait son come-back video ce mercredi 10 juillet dans une édition Blu-ray signée Carlotta Films.
Au programme : une sauvagerie aux multiples visages, un héros citadin face à l'outback australien, une série B sublimée par son duo de réalisateur et de directeur de la photographie pour une édition HD riche et soignée.
À l'occasion de la récente sortie Blu-ray de China Gate chez Carlotta Films, retour sur l'expérience guerrière menée par le furieux cinéaste Samuel Fuller et sur son édition HD beaucoup trop sage.
Chez ESC paraît pour la première fois en Blu-ray "Chaînes conjugales", le chef-d'oeuvre de Joseph Mankiewicz mettant en scène une tripotée de comédiens de haut vol. Au programme : étude de moeurs, critique du consumérisme, radiographie du couple, analyse sociologique, le tout mis en images de manière élégante.
ESC commercialise pour la première fois en Blu-ray "Désirée". C'est l'aboutissement d'une passion familiale intergénérationnelle pour Napoléon Bonaparte. C'est surtout un film par lequel Henry Koster narre l'histoire d'amour contrariée entre l'empereur français et celle qui deviendra bientôt reine de Suède. Un biopic plaisant, mais ronronnant.
Sorti somme toute discrètement en début d'année, et ce malgré un casting de haute volée (Margot Robbie, Saoirse Ronan, Guy Pearce), Marie Stuart Reine d'Ecosse est pourtant l'un des incontournables de 2019, la chance à une réalisatrice, Josie Rourke, très inspirée et qui donne du poids, du cachet et de la tragédie à cette rivalité entre deux femmes, qui a changé la Grande-Bretagne. A voir absolument !
Donnie apprend d'un lapin géant monstrueux que la fin du monde est dans 28 jours, 6 heures, 42 minutes et 12 seconde précisément. Mais d'où sort ce lapin géant ? Et qu'en est-il de la fin du monde annoncée ? Un scenario mindfuck qui pose plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Bienvenue dans le terrier du lapin.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.