"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
La ressortie en DVD et blu-ray de "Mississippi Burning" est l'occasion de découvrir un nouveau master Haute Définition, mais aussi de se pencher à nouveau sur la lucidité dont fait preuve Alan Parker quant aux tensions raciales dans le sud des États-Unis.
Un western au pays des terrils, une comédie burlesque, un road movie... l'Ombre des châteaux c'est tout ça mais avant tout c'est un film débordant d'humanité.
Naviguant sur la mode des films de délinquance juvénile, Le Temps du Châtiment, deuxième film de cinéma de John Frankenheimer, pose un regard critique sur la société de son époque. Le cinéaste pose un film troublant dans lequel nos certitudes s'écroulent progressivement, et dans lequel Burt Lancaster est formidable (comme souvent). Le film est sorti le 18 février en DVD et Blu-ray chez Rimini Editions.
Fresque baroque extraordinaire, Lola Montès atteste, sans aucun doute, la virtuosité de Max Ophuls ainsi que le « pessimisme averti » dont il se réclamait.
Elephant Films fait la part belle à Douglas Sirk, puisque la collection de l'éditeur s'enrichit à la fois de "No Room For The Groom", "Qui a donc vu ma belle ?" et "La séductrice aux cheveux rouges". Des contes moraux où l'argent et/ou la tolérance occupent une place de choix.
Evil Dead revient nous effrayer joyeusement en Blu-ray 4K Ultra HD. Retour sur ce film matriciel signé Sam Raimi ainsi que sur sa formidable édition vidéo UHD conçue par l'Atelier d'Images.
Sidonis Calysta commercialise en Blu-ray et version restaurée "Le Bourreau du Nevada", un western urbain de Michael Curtiz dont la relative confidentialité ne dit rien de la qualité. Robert Taylor y campe un marshal redoutable mais désabusé, aux trousses d'un hypothétique braqueur de diligence.
Le cinéma d'horreur russe est encore largement méconnu en France. Voici une occasion de combler une partie de cette lacune, avec la sortie DVD chez Rimini Editions du film Evil Boy, premier film de la réalisatrice Olga Gorodetskaya, qui joue habilement sur le thème de l'enfant démoniaque.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.