"La Guerre des prix", premier film d'Anthony Dechaux porté par Ana Girardot et Olivier Gourmet, plonge dans les coulisses des négociations commerciales entre agriculteurs et grande distribution. L'édition vidéo signée Diaphana prolonge cette réflexion grâce à des bonus qui reviennent sur le tournage et les mécanismes du système alimentaire.
Si ces films – et surtout le second, complètement raté – ont à maints égards mal vieilli, l’édition prestige qui combine les deux films et de nombreux memorabilia, vaut assurément son pesant d’hémoglobine. D’autant plus que les suppléments, tant vidéo qu’écrits, se révèlent parfois plus intéressants que les films eux-mêmes !
Wyatt Earp, Doc Holliday, la fusillade à O.K. Corral… Ces trois mythes occupent une place prépondérante dans le « roman national » de l’Ouest. Pour les évoquer au cinéma, quoi de mieux que deux légendes d’Hollywood ? Au service du réalisateur John Sturges (Les Sept Mercenaires, La Grande Evasion), Burt Lancaster et Kirk Douglas font des étincelles, dans ce western immense.
Début mars est ressorti en Blu-ray, cette fois-ci chez BQHL éditions, Les Feux de l'Été. Le long métrage de Martin Ritt croise les tons et ambiances grâce à son travail avec le formidable compositeur Alex North et l'acteur Paul Newman. Retour sur le film et sa réédition HD...
Vous ne connaissez pas le cinéma de Mizoguchi ? Commencez par son dernier film, la chronique d'une maison close dans le Japon d'après guerre. Un film résolument moderne dans son parti-pris féministe.
André Téchiné est considéré de nos jours comme un des cinéastes majeurs du 7ème art français. Raison de plus pour se pencher sur ses classiques. Carlotta sort en DVD et Blu-ray trois d'en eux, dans une très belle copie restaurée : Souvenirs d'en France (avec Jeanne Moreau et Marie-France Pisier), Rendez-vous (avec Juliette Binoche et Lambert Wilson) et Le Lieu du Crime (avec Catherine Deneuve et Victor Lanoux).
Au-delà de rôles cultes de James West et Greg "Pappy" Boyington, LeMagduciné rend hommage au formidable acteur Robert Conrad et revient sur la formidable intégrale Blu-ray des Têtes Brûlées signée Elephant Films qui vient revitaliser l'énergie et le fun pulp de la série.
Avec The Green Man et The Family Way, les éditions Tamasa s'offrent (et nous offrent) deux sortie de choix qui viennent joliment compléter leur collection dédiée aux comédies britanniques. Au programme : un poseur de bombe qui s'attaque à un dirigeant méprisant et hautain, et un jeune couple qui ne parvient pas à obtenir son indépendance. Deux films qui allient critique sociale et personnages aussi décalés qu'émouvants, avec en prime la musique de Paul McCartney.
Vous avez aimé le pneu tueur de Quantin Dupieux ? Vous apprécierez à coup sûr la robe maléfique de Peter Strickland : horreur et humour absurde au rendez-vous.
Pour ce mois de février-mars, Sidonis Calysta continue de faire le plein de westerns de légende en DVD/BR. Nous vous parlons aujourd'hui de Le Train sifflera trois fois, L'Attaque de la malle-poste, El Perdido et Rio Conchos.
Comme un Rambo avant l'heure, Robin recrée un champ de bataille pour se sentir chez lui et tisse lui-même le narratif de sa légende (défenseur des pauvres vs nobles cupides) pour épancher sa soif de bataille (voir le duel final, anti-cathartique au possible). Dans La rose et la flèche, le héros, le personnage devient un psychopathe qui nourrit ses traumatismes de guerre avec son hubris démesuré.
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.