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Joaquin Phoenix et Gus Van Sant de retour dans un biopic poignant sur le handicap

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La bande-annonce vost du nouveau film de Gus Van Sant, « T’inquiète pas, il n’ira pas loin à pied » en VO, Don’t Worry He Won’t Get Far On Foot, vient d’être dévoilée. Joaquin Phoenix incarne dans ce biopic le rôle de John Callahan, un handicapé moteur qui va être sauvé de l’alcoolisme par le dessin.

Les premières images du futur projet cinématographique de Gus Van Sant viennent d’être dévoilées. Le réalisateur d’Elephant et de Nos Souvenirs s’est attaqué à un biopic. Le nouveau film de Gus Van Sant, riche en émotions, sera un vibrant témoignage sur le handicap. Joaquin Phoenix incarne en effet le caricaturiste John Callahan. Sa vie bascule à l’âge de 21 ans. Il devient handicapé moteur à la suite d’un accident de voiture. Afin de ne pas sombrer totalement, il va trouver des ressources insoupçonnées à travers le dessin. Les œuvres de John Callahan, teintées d’humour  noir, ont été considérées comme politiquement incorrectes. Il a travaillé pendant 27 ans pour un journal à Portland, le Willamette Week. La réalisatrice Simone de Vries a réalisé en 2005 un documentaire sur John Callahan. Le dessinateur est décédé en juillet 2010.

Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot va être présenté hors compétition au festival de Berlin, après une projection à Sundance. Le casting regroupe les comédiens Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara ou bien encore Jack Black. Le film devrait sortir en mai 2018 aux USA. Aucune date de sortie n’a pour le moment été évoquée en France.

Joaquin Phoenix avait déjà tourné sous la direction de Gus Van Sant dans Prête à tout (1995). Son frère, River Phoenix, avait également participé au tournage de My Own Private Idaho (1991) et sa sœur, Rain Phoenix, dans Even Cowgirls Get the Blues (1993).

Joaquin Phoenix, après avoir remporté le prix d’interprétation masculine lors du dernier Festival de Cannes pour You were never really here (A Beautiful Day), pourrait faire un retour remarqué sur la Croisette avec deux longs-métrages : le nouveau Gus Van Sant et le prochain film de Jacques Audiard, un western tourné en langue anglaise, Les Frères Sisters. L’acteur de I’m Still Here sera très bientôt à l’affiche de Marie Madeleine de Garth Davis.

Bande-annonce : « T’inquiète pas, il n’ira pas loin à pied », le nouveau Gus van Sant. Porté par Joaquin Phoenix, Jonah Hill, Rooney Mara et Jack Black – sortie française le 4 Avril.

Bande-annonce de Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot de Gus Vant Sant (VO) :

Gomorra saison 3 : Reprise des hostilités à Naples dès le jeudi 15 février 2018 sur Canal +

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Les abonnés de Canal + ont été particulièrement gâtés en ce lundi 22 janvier avec la diffusion des nouveaux épisodes de la série politique française Baron Noir. Lors de la transition entre les deux épisodes, les fans de séries ont eu l’immense joie de découvrir la date officielle de diffusion de la troisième saison de la série Gomorra sur les antennes de la chaînes cryptée.

Alors que les chaînes françaises France 2, M6 et Canal Plus tardaient à donner la programmation des nouvelles saisons des séries Mr. Robot, X-Files et Gomorra, Canal + vient enfin d’officialiser le calendrier de diffusion de la suite des mésaventures de Genny Savastano et de Ciro di Marzio. La saison 3 tant attendue de Gomorra sera donc diffusée en France dès le jeudi 15 février 2018 sur Canal +. Les épisodes devraient être également disponibles via MyCanal, l’application gratuite pour tous les abonnés. Les deux premières saisons sont actuellement accessibles sur cette plateforme.

Le programme, adapté de l’enquête édifiante de Roberto Saviano sur la Camorra, passionne tous les mordus de culture urbaine et de séries policières. Gomorra a réalisé d’impressionnants records d’audience lors de sa diffusion par le passé chez nos voisins transalpins. La saison 3 était diffusée en novembre et en décembre en Italie.

Les fans français n’ont donc plus que quelques semaines à patienter avant de découvrir les nouveaux épisodes de la saison 3 de Gomorra dans de très bonnes conditions, sur  les antennes de Canal +. Le cliffhanger final de la saison 2 promet une nouvelle salve explosive d’épisodes  !

Everything, Everything : un film débile, débile

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Sorti discrètement au début de l’été 2017 dans les salles françaises, Everything, Everything est dans la même veine que Nos Etoiles Contraires… en bien pire.

Synopsis : Maddy est une adolescente intelligente qui n’a jamais pu sortir de chez elle : c’est une enfant-bulle. Le moindre contact avec l’extérieur peut la tuer. Elle tombe amoureuse de son nouveau voisin Olly. Comment vivre une histoire d’amour en sachant qu’un simple baiser pourrait la tuer ?

everything-everything-stella-meghie-amandla-stenberg-nick-robinson-critiqueUne maladie épouvantable risque de plomber la relation amoureuse entre deux adolescents très lisses… cela ne vous rappelle rien ? Non, nous ne parlons pas de Nos Etoiles contraires, adaptation du roman éponyme de John Green. Petit rappel, le long-métrage qui mettait en scène un jeune couple d’ados cancéreux incarnés par Shailene Woodley (Big Little Lies) et Ansel Engort (Baby Driver) avait rencontré un succès phénoménal. Hollywood continue logiquement à vouloir surfer sur les adaptations de romans (larmoyants) pour adolescents.

C’est au tour de l’écrivaine Jamaïcano-américaine Nicola Yoon de voir une de ses œuvres littéraires touchées par le cinéma. Finalement, Everything, Everything n’a pas fait grand bruit (même si le film est largement entré dans ses frais) contrairement à Nos Etoiles Contraires : tant mieux. Certes, sans vouloir être méprisant (nous avons tous nos préjugés) on ne s’attendait pas spécialement à découvrir un chef-d’œuvre ni même simplement un bon film. Mais le résultat final s’avère particulièrement médiocre.

Le postulat de départ est pourtant intéressant sur le papier pour créer des enjeux : Maddy est une enfant-bulle. Cela signifie que la moindre chose provenant de l’extérieur peut la tuer. Elle ne peut pas sortir de sa grande maison (littéralement une forteresse clinique) alors imaginez embrasser un garçon et faire plus : mission impossible. Mais le scénario n’exploite absolument pas le potentiel de cette histoire. Il passe à côté des éventuelles interrogations qu’il met en place comme par exemple : « Vaut-il mieux vivre une vie longue mais vide ou une vie courte mais remplie ? ». Pour quelle raison ? Principalement parce qu’il n’y a finalement aucun enjeu ni aucune tension (alors que la maladie devrait être un obstacle majeur) contrairement à ce qu’on pourrait croire au départ.

Le long-métrage ne se limite qu’à de la pure guimauve de bas étage, à de l’étalage de fric et des décors de vacances. Il n’y a également aucun suspense et le fameux twist se devine au bout de vingt minutes. La bande-annonce résume finalement les quelques étapes de ce scénario très limité. On pourra dire ce que l’on veut de Nos Etoiles Contraires mais il y avait tout de même quelques petites prises de risques pour surprendre un minimum son public ! Surtout, le film n’émeut ou ne touche pas.

everything-everything-stella-meghie-amandla-stenberg-ana-de-la-reguera-critiqueLa Canadienne Stella Meghie ne propose aucune idée de mise en scène (même si on ne s’attendait pas spécialement à en voir). On ne peut pas totalement la blâmer : elle n’est certainement qu’un pantin comme (hélas) pas mal de réalisateurs employés pour ce type de grandes productions inintéressantes. Pour combler ce vide, on a préféré miser sur des décors très blancs et bling-bling (même technique pour Cinquante Nuances de Grey, autre romance grand public non axée en principe sur les jeunes) pour « tromper » le public avec ces artifices.

Enfin, pour bien nous achever, le couple d’acteurs nous laisse indifférents. Amandla Stenberg (souvenez-vous, c’était la petite Rue dans Hunger Games !) et Nick Robinson (Jurassic World) ne sont là que pour leurs belles gueules. Leurs interprétations sont plates et surtout il n’y a aucune alchimie entre eux.

Everything, Everything : bande-annonce

Everything, Everything : Fiche Technique

Réalisateur : Stella Meghie
Scénario : J. Mills Goodloe
Interprètes : Amandla Stenberg, Nick Robinson, Anika Noni Rose, Ana de la Reguera…
Producteurs : Leslie Morgenstein, Elysa Dutton, Victor Ho
Société(s) de Production : Alloy Entertainment
Distribution : Warner Bros. France
Genre : Romance
Date de sortie : 21 juin 2017

The Greatest Showman : Hugh Jackman en scène pour fêter l’humanité

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Dans The Greatest Showman, Hugh Jackman range les griffes et signe un retour fracassant dans la comédie musicale. Il incarne avec panache le légendaire P. T. Barnum, un présentateur de spectacles et businessman à l’ascension fulgurante. Si le film ne révolutionne pas le genre, il brille par son propos humaniste et distrait grâce à des chansons et des chorégraphies assez réussies.

The Greatest showman, comédie musicale de l’année, succède au fabuleux La La Land. Les deux films ne souffrent cependant pas la comparaison. The Greatest showman ne saurait en effet être qualifié de film d’auteur, contrairement à celui de Damien Chazelle qui recèle une mise en scène et des thèmes personnels. Il n’est pas davantage ancré dans le rêve et l’imaginaire, mais plutôt dans le réel. Même s’il n’est pas à proprement parler un film historique, son récit se construit autour des débuts, de la réussite et des déboires d’un personnage connu.

the-greatest-showman-hugh-jackman-cirquePhineas Taylor Barnum (1810-1891) est un modeste fils de fermier, devenu un célèbre entrepreneur de spectacles à New-York. A la fois mystificateur et véritable homme d’affaires, il suscite la curiosité du public en présentant des objets et des animaux rares, venus notamment d’Afrique et d’Europe. Son goût de la démesure et de l’excentricité est bien dépeint dans le film à travers la découverte de son fameux musée des merveilles, abritant notamment guillotine, éléphant et girafe. Barnum étend également cette approche aux humains avec le « Freak Show », ou l’exposition d’hommes et de femmes dotés de caractéristiques physiques extraordinaires. Dans The Greatest Showman, l’équipe du cirque comporte ainsi une chanteuse barbue, un géant, un nain, un homme recouvert de tatouages et de nombreux acrobates.

Mais Barnum, grand manipulateur, est aussi connu pour ses énormes canulars, accentuant le sensationnel de ses spectacles. Celui qui a le plus marqué les esprits aux Etats-Unis reste certainement Joice Heth, une vieille femme censée être âgée de 160 ans et avoir été la nourrice de Georges Washington. Même si ces scandales ne sont pas montrés dans le film, The Greatest Showman évoque cette réalité du trucage, par exemple avec la présentation du géant, que le businessman requalifie faussement d’irlandais. En outre, une des filles de Barnum explique à son père la difficulté de la danse classique, en affirmant que dans un ballet, on ne truque pas.

Cette méthode a contribué à faire de P. T. Barnum un des tous premiers publicitaires. Cherchant toujours à persuader un public parfois naïf, le personnage de Hugh Jackman s’autoproclame lui-même meilleur showman lors d’une réception mondaine. Ceci fait échos au titre du film ainsi qu’à celui de la première chanson introductive, « the Greatest show ». Un spectacle au final incroyablement vendeur, qui n’est rien de moins que « tout ce que vous voulez » et « tout ce qu’il vous faut ».the-greatest-showman-hugh-jackman-danseLe personnage du businessman se développe de façon assez intéressante dans le film. Parti de rien, son désir le plus profond est de réussir dans la société, de devenir quelqu’un. Par la même occasion, il cherche à prendre sa revanche sur son beau-père, qui n’a jamais eu aucune estime à son égard, et à réaliser la promesse d’une vie extraordinaire faite à sa femme Charity. Mais quelles prises de risques et quels prix sont acceptables pour y parvenir ? Tel Icare, en cherchant à atteindre les étoiles, l’ambitieux showman se brûlera les ailes. Son histoire personnelle délivre ainsi une des morales du film : vivre le bonheur que l’on possède sans se perdre dans une périlleuse et incertaine folie des grandeurs. En Barnum, Hugh Jackman est tout à fait convaincant. Depuis les Misérables, ses talents de chanteur et de danseur n’étaient plus à démontrer. Il parvient aussi à donner du charisme et de l’humanité à son protagoniste. Il est ainsi bien appréciable de retrouver l’acteur dans un premier rôle de comédie, moins dramatique que le récent Logan.

The Greatest Showman présente en outre un second personnage historique, la cantatrice Jenny Lind, également appelée « le rossignol suédois ». Barnum la persuade de traverser l’Atlantique, et elle devient aux États-Unis une véritable légende, avec plus de 90 représentations à son actif. Sa chanson « never enough » reste une des plus belles du film.

Sur ce fond historique, The Greatest Showman célèbre la diversité de l’humanité. Inspiré par ses deux filles, Barnum réunit une équipe d’hommes et de femmes hors du commun, aux talents et aux physiques déroutants. Cette véritable troupe de cirque y gagnera non seulement la reconnaissance du public, mais aussi un foyer, une famille. Si le message peut paraître un peu naïf, il reste simple, pur, et surtout le prétexte rêvé pour faire danser et chanter en chœur toute cette galerie de personnages excentriques.

the-greatest-showman-zac-efron-zendaya Au-delà du respect des différences, the Greatest Showman invite à franchir et s’affranchir des barrières sociales. M. Carlyle, auteur de théâtre originaire d’un milieu aisé, se laisse ainsi convaincre par Barnum de s’associer à son cirque. Délivré du carcan familial, il profite alors d’une toute nouvelle liberté. L’amour permet également de transcender les classes sociales pour ces deux personnages principaux. Sur ce point encore, rien de très novateur, mais un beau rappel en musique.

C’est pourquoi The Greatest showman s’impose avant tout comme un bon divertissement. Les chorégraphies, entre danses et acrobaties, sont agréables à regarder. Les chansons, rythmées ou émouvantes, restent en tête bien après la séance. Si on peut regretter l’absence d’originalité des messages, ainsi qu’une mise en scène assez peu inventive, cette comédie musicale reste le film parfait pour commencer dans la joie la nouvelle année.

The Greatest Showman – Bande annonce

The Greatest Showman – Fiche technique

Réalisateur : Michael Gracey
Scénario : Bill Condon et Jenny Bicks
Interprétation : Hugh Jackman (P. T. Barnum), Michelle Williams (Charity Barnum), Zack Efron (Phillip Carlyle), Zendaya (Anne Wheeler), Rebecca Ferguson (Jenny Lind), Paul Sparks (James Gordon Bennett)
Musique : John Debney, Benj Pasek, Justin Paul et Joseph Trapanese
Photographie : Seamus McGarvey
Montage : Tom Cross, Robert Duffy, Joe Hutshing, Michael McCusker, Jon Poll et Spencer Susser
Costumes : Ellen Mirojnick
Producteurs : Peter Chernin, Jenno Topping et Laurence Mark
Maisons de production : Seed Productions
Distribution (France) : Twentieth Century Fox France
Récompenses : trois nominations aux Golden Globes dans les catégories meilleur acteur dans une comédie ou une comédie musicale (Hugh Jackman), meilleure chanson et meilleure comédie ou comédie musicale
Budget : $ 84 000 000
Durée : 105 min
Genre : Comédie musicale, biopic
Date de sortie (France) : 24 Janvier 2018
États-Unis – 2017

Hangover Square, valse macabre signée John Brahm, débarque en Blu-ray

Le formidable thriller de John Brahm, Hangover Square, débarque en Blu-ray. A l’occasion de son édition haute définition chez Rimini, retour sur le drame tragique et mortifère de John Brahm magnifié par la bande-son originale de Bernard Herrmann.

Synopsis : Londres, 1899. George Bone, pianiste et compositeur classique rénommé et surmené par l’écriture d’un concerto, est victime de fréquentes crises de pertes de mémoire qui sont provoquées par le stress et lorsqu’il entend des sons discordants. L’artiste estimé reprend conscience après l’une de ses crises et retrouve un poignard dans sa poche. Il apprend aussi qu’un homme a été assassiné. Bone serait-il un meurtrier lors de ses « sorties » ? Il demande de l’aide au spécialiste Allan Middleton qui lui dit de ne pas s’inquiéter et de réduire son temps de travail. Ces crises vont-elles pour autant s’arrêter ? Cependant, George se retrouve rapidement à nouveau surmené par les commandes musicales d’une jeune chanteuse charmeuse et opportuniste et le partage de ses nombreux efforts entre le travail du concerto et celui des revues musicales.

Hangover Square, histoire d’un homme fatigué

Le film de John Brahm utilise les codes du film noir pour faire le portrait d’un personnage torturé par les efforts. Car George Bone doit en distribuer de nombreux. On lui répète de se concentrer sur son concerto afin de rapidement le terminer. Puis on lui dit de s’amuser, de se reposer. Une rencontre qu’il pense être merveilleuse l’amène finalement à se fatiguer à d’autres tâches d’écriture musicales. L’excès de travail se fait ainsi ressentir avec le retour de la fatigue. Usure et frustrations (liées à des déceptions ainsi qu’au ras-le-bol des demandes permanentes d’invention musicale) se mêlent et plongent le compositeur dans une torpeur sordide. Le bonhomme à la bonté trop facile entre dans une phase où son inconscient prend les commandes. Au menu : un déchainement de violence contre ceux qui l’ont trahi, harcelé, maltraité. Et pourtant, il ne tue pas l’une de ses victimes, fille de l’estimé chef d’orchestre qui veut diriger son concerto devant un public de very important persons. Elle est aussi son amie. Aussi, même si sa demande de se reconcentrer sur le concerto plutôt que de vaquer à de l’écriture de mélodies populaires paraît quelque peu opportuniste et surtout hautaine, le conseil de la lady est surtout amical. Elle veut voir son ami George Bone consacré. L’homme, qui a tout pour être un grand compositeur, épargnera ainsi la dame. On suppose même qu’elle sait que c’est bien lui qui a tenté de l’assassiner, mais qu’elle ne dit rien pour protéger l’avenir du prodige.

Hélas, tout va de mal en pis du côté obscur de George tandis que le concerto bien terminé doit être joué dans un petit moment. Poursuivi par la police qui ne veut pas le condamner à mort mais au contraire, l’enfermer pour protéger le gus et autrui, et bien sûr tenter de le soigner, George réussit à jouer son concerto avec le chef d’orchestre et les autres musiciens l’accompagnant. En pleine interprétation, le compositeur est terrassé par les souvenirs des meurtres commis lors de ses phases d’inconscience. Il fait ainsi face à la terrible réalité. S’il a eu peur par le passé d’être un criminel malgré lui, le doute avait pu être écarté par un spécialiste puis par l’absence de preuves tangibles. Aussi, George écartait lui-même – consciemment / inconsciemment – ses propres soupçons pour mieux se concentrer sur sa musique. La police arrive en plein concert. Mais George Bone ne se laisse pas arrêter, il doit jouer son concerto jusqu’au bout. Sa plus grande création musicale sur laquelle il a tant œuvré et pour laquelle il a tout donné doit être interprétée quoiqu’il arrive.

Pour bloquer et faire fuir la police, George met le feu au bâtiment. Alors que l’incendie se propage, la mort semble pointer sa faux. Tout le monde fuit excepté le compositeur. La séquence de concert, étourdissante de par son jeu narratif de mise en scène de la musique à la fois diégétique et extradiégétique, plonge le film dans la tragédie pure et simple. George est encore à l’intérieur, pleure sa jeune amie ; c’est mieux pour lui, répond le spécialiste qui savait pertinemment que l’avenir du compositeur serait loin d’être radieux. Et de cela, nous nous doutons, connaissant l’avancée scientifique de ce moment. La musique jusqu’à la mort, Hangover Square fait ainsi de la brillante composition de son personnage un concerto macabre justement nommé par son réel compositeur, le génial Bernard Herrmann.

Ci-dessous, le Concerto Macabre de Bernard Herrmann (composé par George Bone dans la fiction).

Blu-ray harmonieux

L’édition Blu-ray proposée par les éditions Rimini est une réussite. Rien à redire concernant l’image et le son hormis quelques défauts techniques certainement imputables à l’âge du film (quelques séquences musicales et voix aiguës/nasillardes entre autres choses). Le film, présenté dans un sublime master haute définition 4K, est accompagné de bonus inédits et surtout intéressants (voir la liste ci-desous). Hangover Square ne pouvait ainsi être (re)découvert dans une meilleure édition qu’on ne peut ainsi que vous conseiller.

Extrait – Hangover Square

Hangover Square

Disponible en DVD & Blu-ray depuis le 2 janvier 2018

Copie restaurée 4K

COMPLÉMENTS
John Brahm, à la folie (17’30) : interview de la journaliste cinéma Guillemette Odicino
– Entretien autour de la musique de Bernard Herrmann (27 mn) : interview de Stephan Oliva, pianiste, compositeur, improvisateur, musicien de jazz
L’adaptation impossible (13′) : entretien avec l’éditeur François Guérif
Un livret de 32 pages consacré à John Brahm vient compléter cette liste de suppléments.

In the fade, le dernier revenge movie

In The Fade s’inscrit dans une société marquée par des événements tragiques, avec pour volonté de faire réfléchir le public sur la psychologie à adopter à la suite de ceux-ci. Fatih Akın offre à Diane Kruger une sublime opportunité pour sa carrière.

Synospsis : La vie de Katja s’effondre lorsque son mari et son fils meurent dans un attentat à la bombe. Après le deuil et l’injustice, viendra le temps de la vengeance.

À travers trois chapitres, Fatih Akın livre l’évolution d’une femme qui passe d’un bonheur communicatif à un désir de vengeance presque obsessionnel. Diane Kruger, qui incarne l’héroïne principale, se transforme au même rythme que son personnage et s’avère remarquable dans son premier rôle en allemand. Si la colère et la vengeance lui vont mieux, elle n’en reste pas moins bouleversante en veuve désespérée qui voit sa famille s’effondrer en un fragment de seconde. Son interprétation lui a valu le prix de l’interprétation à Cannes en 2017 et l’on comprend aisément pourquoi quand on la voit osciller entre douleur et peine et entre force et désolation avec cette facilité. in-the-fade-diane-kruger

In The Fade est un film plutôt personnel pour le réalisateur d’origine turque puisqu’il s’agit d’un attentat contre cette population vivant en Allemagne. C’est d’autant plus prenant qu’il est en plein dans l’actualité après les évènements récents qu’ont connu l’Europe. L’œuvre est alors éminemment politique puisqu’il traite autant de ces drames humains que du gouvernement resté impuissant face à ceux-ci. L’émotion tient durant toute la durée du film et voit s’entre-chasser plusieurs registres : entre thriller, drame social ou œuvre politique, Fatih Akın secoue le public. Grâce à une mise en scène sobre mais efficace, le cinéaste ne fait jamais tomber son histoire dans le pathos et sert au contraire un grand réalisme.

Évidemment, le film ne se résout pas uniquement à dépeindre ces évènements tragiques. Le réalisateur pousse le spectateur dans ses plus grands retranchements et questionnements avec le personnage de Katja. De la résilience à l’idée de vengeance, du courage à l’injustice, l’héroïne traverse différentes phases avec chacune son lot de réflexions. Le vengeance peut-elle se justifier ? On sort du film sans réellement avoir de réponse mais en étant au contraire tiraillé entre toutes nos idées. L’issue du film, bien qu’un peu attendue, chevauche les conceptions toutes faites et pose d’autres problèmes sur lesquels il est tout à fait intéressant de se pencher mais auxquels il est difficile de répondre.

Fatih Akın fait le choix de présenter l’intrigue de manière assez manichéenne et binaire en montrant les méchants d’un côté, les gentils de l’autre. La scène du procès est une véritable réussite en ce sens mais aussi dans ce qu’elle dit de cette société où mêmes les victimes sont remises en cause du fait de leurs origines ethniques ou sociales. In The Fade est donc un film très engagé qui montre à la fois un monde dirigé par les préjugés et une société au sein de laquelle des questions existentielles divisent et persistent.

In The Fade : Bande-annonce

In The Fade : Fiche Technique

Titre original : Aus Dem Nichts
Réalisation : Fatih Akın
Scénario : Fatih Akın, Hark Bohm
Interprétation : Diane Kruger, Denis Moschitto, Numan Acar
Image : Rainer Klausmann
Montage : Andrew Bird
Musique : Josh Homme
Décors : Tamo Kunz
Costumes : Katrin Aschendorf
Récompenses : Prix d’interprétation féminine Festival de Cannes 2017
Producteurs : Herman Weigel, Fatih Akın, Nurhan Sekerci
Société de production : Bombero Internation, Corazon International
Distributeur : Pathé Distributions
Durée : 106 minutes
Genre : thriller, drame
Date de sortie : 17 janvier 2018

Allemagne, France – 2018

Jeu-concours avec BNP Paribas à l’occasion du Festival cinéma Télérama

A l’occasion du Festival cinéma Télérama en partenariat avec BNP Paribas qui aura lieu du 24 au 30 janvier 2018, remportez l’une des dotations en jeu : 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme et 10 hors-séries « cinéma » Télérama

Festival cinéma Télérama c’est donc l’occasion pour les cinéphiles de découvrir les meilleurs films de l’année 2017 mais aussi des avants-premières, sélectionnés par la rédaction de Télérama et l’Association française des cinémas Art et Essai.

Liste des films de l’année 2017 à voir ou à re(voir)

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et des films en avant-première :

  • America
  • Les bonnes manières
  • Razzia
  • Jusqu’à la garde
  • À l’heure des souvenirs

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3,50 € chaque séance avec le PASS dans Télérama ou sur Télérama.fr

Plus d’infos sur : http://festivals.telerama.fr/festivalcinema

BNP Paribas avec pour Facebook la page « Ma banque » https://www.facebook.com/mabanque.bnpparibas/ et pour Twitter : @mabanque_bnpp

A l’occasion, et avant le début du festival, BNP Paribas offre actuellement 75 000 Pass grâce à différentes opérations :BNPP-logo-partenariat-festival-cinema-telerama

Un jeu organisé sur cinema.bnpparibas du 19 décembre 2017 au 16 janvier 2018 pour gagner 20 000 Pass.
Une distribution dans le réseau d’agences BNP Paribas.
Un jeu sur le site We Love Cinéma pour les clients détenteurs de la carte.

Dotation : 10 hors séries en jeu parmi les 4 hors proposés et 5 abonnements numériques Télérama de 3 mois avec accès à la plateforme

Concours-pnb-paribas-concours-Festival-cinema-Telerama-remporter-hors-serie-et-abonnementsFestival cinéma Télérama : Bande-annonce

MODALITÉS DU JEU

Pour participer à notre concours, réservé à la France Métropolitaine, il vous suffit de compléter le formulaire avant le 30 Janvier 2018. Pour augmenter vos chances, abonnez-vous à notre page Facebook ou notre compte Twitter. Renseignez vos réponses, vos coordonnées et cliquez à chaque étape sur les boutons « Suivant », puis « Envoyer » situés en bas du formulaire. Attention, aucune réponse mise en commentaire ne sera validée. En cas de problème, contactez-nous en utilisant le formulaire de contact.

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Bright : Quand David Ayer confirme son absence de talent

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A peine sorti et déjà étrillé par la critique. Bright, le nouveau film de David Ayer, produit par Netflix, en deviendrait presque un cas d’école. Et en effet le film est aussi nul que ça. Et non, il n’est même pas drôle à regarder. Mais développons un peu.

Il est vrai que nous sommes un peu en retard sur ce coup-là. Le film de David Ayer est déjà sorti sur Netflix depuis presque un mois, et alors que la critique américaine s’acharnait à descendre en flamme le « premier » blockbuster de la plate-forme de streaming (car bien sûr, Okja avait tout du petit film indé), et bien ici nous étions… en train de faire autre chose de sûrement beaucoup plus intéressant (comme préparer les fêtes par exemple). Mais bon, il faut bien rattraper le temps perdu, et les mauvais films ont ceci en commun avec les chefs-d’œuvre cette manière bien à eux de faire un tel ramdam que, forcément, ça pique la curiosité. Et comme on arrive après la tempête, prenons le temps d’analyser le bousin.

Un film sans race

Donc Bright, de David Ayer, part sur ce postulat follement original que notre monde à nous est exactement le même, mais avec des orcs, des elfes, des fées, Will Smith et des gangster mexicains à tous les coins de rues. Tout cela dans un scénario de Max Landis (fils de John), qui avait déjà goûté un succès critique avec le bancal Chronicles mais qui cartonne en ce moment avec Dirk Gently sur BBC America. Un type qui, quand il n’est pas pris de flemingite aiguë (coucou Docteur Frankenstein), peut tout à fait pondre un travail correct. Il ne révolutionne rien, mais au moins il tient la route. Sauf sur Bright où l’histoire s’enlise dans des scènes d’exposition interminables où deux flics (Will Smith et la prothèse faciale de Joel Edgerton) s’envoient des répliques ornementées de toutes les déclinaisons possibles du mot Fuck. Fuck, Fuck you, Motherfucker, Fuck me, Fuck things, Un-fuck things… Nous en réclamerions presque la V.F pour plus de diversité. Pendant que ces conversations hautement intellectuelles se tiennent dans l’habitacle, le spectateur attend encore ce pourquoi il est venu.

Bright est un film du genre « promesse non tenue ». Avec un tel produit (car finalement ce n’est que cela), nous étions tout de même en droit d’attendre un certain nombre de choses. Mais tout particulièrement la mise en place d’un univers qui essaierait de sortir à la fois des codes de l’héroïc-fantasy (qui ont tendance à tourner en rond) et du buddy movie policier, en provoquant la rencontre de ces deux mondes antithétiques. Malheureusement tout le monde n’est pas Neil Gaiman ou Terry Pratchett. Le blockbuster de Netflix n’essaie même pas de trouver sa propre voie et d’inventer quelque chose. Il se contente de reprendre les éléments constitutifs des deux genres qu’il convoque, et essaie de les emboîter maladroitement. Côté fantasy, nous avons une division de la population en race (Orques, Elfes, Humains… et des nains sont évoqués), une prophétie et un objet magique qui attise toute les convoitises. Côté buddy movie : deux partenaires qui ne peuvent pas se sentir (mais à la fin ça va mieux), des flics corrompus, des gangsters et un certain laps de temps avant la retraite du personnage principal. Ça sent salement le décongelé d’un bout à l’autre. Mais des films sympas dont la trame tient sur un timbre poste, ça peut toujours se faire. Après tout la plupart des films tirés des deux genres susnommés ne brillent pas toujours par leur originalité (en vrac : Willow, Legend, Bad Boys, L’arme Fatale etc).

Mais même sur un canevas des plus basiques, Bright arrive à multiplier les contre sens. La faute à une écriture qui préfère se focaliser sur son intrigue principale (pourtant réduite) mais oublie de mettre en place un univers cohérent. La pauvreté des dialogues est finalement un moindre mal par rapport au sentiment de vide qui se dégage. Le film d’Ayer reprend quelques codes épars de l’héroïc-fantasy et dissémine par-ci par-là quelques indices pour nous rappeler la teneur « magique » du film : un dragon qui vole, un centaure qui fait le pied de grue devant le commissariat et même un clodo aviné qui brandit une épée. Il est vrai que si ces éléments n’étaient pas présents, on en oublierait presque la dimension fantastique pour se dire que finalement le deuxième flic n’a qu’une vilaine maladie de peau. Sauf qu’aucun de ces éléments n’a d’intérêt pour l’intrigue principale. Dans un univers qui semble avoir évolué comme le nôtre, une épée brandie par un SDF (prophète ou non) n’a tout simplement aucun sens. Surtout quand celle-ci n’est qu’une épée rouillée sans une once de pouvoir magique.
En parlant de magie d’ailleurs, la longue introduction à base de tags dans la rue nous alerte sur un certain « Dark Lord » (On suppose que Dark est son prénom, Lord son nom et que sa maman lui disait qu’il était spécial) et l’intrigue tourne autour d’une baguette magique et d’une secte d’elfes gothiques voulant ressusciter Mr Lord. Au delà de ça, pas grand chose. Mais comment un monde qui a tout de même un peu de magie peut-il évoluer exactement comme le nôtre ? D’autant que les règles de la magie ne sont pas clairement définies, donc pour ce que l’on sait, celui qui tient la baguette peut faire ce qu’il veut (même si seuls les « Bright » peuvent l’utiliser). Alors pourquoi tout a l’air de fonctionner comme chez nous ? Personne dans ce monde n’a essayé d’analyser le phénomène pour en tirer des applications quotidiennes utiles ? Apparemment non, et on est toujours obligé de rouler au sans plomb 95. Donc la magie c’est naze.

Contre sens moral

Il n’est même pas précisé si les différentes races ont une sensibilité différente au phénomène. Notre logique de rolliste voudrait que les elfes soient un peu favorisés. Mais là encore, rien n’est précis. D’ailleurs le concept de race dans le film reste assez flou, juste pour essayer de glisser un message bienveillant sur la tolérance. Mais là encore, il ne faut pas longtemps pour tomber dans l’incohérence. Ward (Will Smith) fait donc la morale à sa fille au début du film sur le fait que les races n’ont pas de hiérarchie, juste des différences. Ce serait presque mignon s’il n’avait pas éclaté à coups de râteau une fée dans la scène précédente et s’il n’insultait pas son partenaire (seul orque policier du pays) dans les trois qui suivent.

Ou encore si le scénario développait un peu plus les relations entre les différentes espèces plutôt que de jouer sur des analogies gênantes. Ici les elfes sont catégorisés comme la classe dominante qui vit dans le luxe, et les orques comme de quelconques parias qui se rassemblent en gangs de rue. La métaphore sur la situation des afro-américains aux États-Unis est plutôt facile, et assez grossièrement surlignée par les costumes. Mais faudrait-il aussi voir dans les elfes une représentation caricaturale des juifs qui tiendraient le monde de la finance entre leurs mains ? Ce serait peut être aller un peu loin. Mais toujours est-il que le film manque de nuance, et jamais on ne verra un elfe sans abris ou un orque de classe moyenne. D’ailleurs, a part son boulot de flic, nous ne savons rien de la vie de Nick (Joel Edgerton). A-t-il une famille ? Une passion ? Tout cela manque vraiment de développement. Mais là où cela devient gênant, c’est quand les mexicains entrent dans l’équation. Presque exclusivement présentés comme un seul gang hyper agressif, ceux-ci apparaissent n’importe où à n’importe quel moment. Au point que l’on finit par se demander s’il ne s’agit pas d’une autre espèce capable de téléportation ou d’ubiquité. Avec des maladresses d’écriture pareilles, Bright ne remet finalement jamais en question le racisme inhérent au genre qu’il convoque. Pire, il finit presque par le justifier. Comme lors de cette scène où les deux voient des flics tabasser un orque et que Ward demande à son coéquipier s’il est plus orque que flic (justifiant au passage les excès de violence policières).

Nous en venons à nous demander où est passé le Max Landis un peu fun et ironique que nous connaissions. Rien que Docteur Frankenstein avait un sous texte homo-érotique qui dynamisait un peu un film pataud. Dirk Gently est tout en ironie et jeu de dupe… Alors pourquoi ici cette impression de sérieux pompier dans une entreprise qui aurait tout gagné a se laisser aller dans son propre délire ? Les rares vannes (héritées du buddy movie) tombent à plat, quand elles ne remettent pas encore en cause la logique de l’univers. Dans un monde où les orques vivent au grand jour, est-ce qu’un film comme Shrek aurait existé ? Est-ce que le genre heroïc-fantasy existerait ? Est-ce que Shrek est le Naissance d’une nation de cet univers ? Voilà comment une simple vanne idiote peut dégager plus de questions que de rire. Mais d’autres éléments laissent supposer que la première orientation du script était plutôt comique. Comme le duo de flic elfes (dont Edgar Ramirez avec les cheveux violets) qui se qualifient eux mêmes de « Magik Feds » (fédéraux magiques). Mais s’il y a une personne qui semble avoir pris cette réplique au sérieux c’est David Ayer.

Hors sujet

Revenons un peu en arrière. Pour rappel David Ayer est bien celui qui a signé Suicide Squad, film honni par une bonne partie de la critique et du public. Mais il a été assez malin pour noyer le poisson en rejetant, sans trop se mouiller, la faute sur Warner qui aurait remonté le film dans tous les sens. Repartons donc un peu plus loin dans sa carrière. Premier fait d’arme, le scénario de U-571, qui remplace les anglais ayant récupéré la machine Enigma par des américains. Puis viennent Fast & Furious et S.W.A.T Unité d’élite. Il réalise quelques polars adaptés d’Ellroy histoire de se faire un nom (un auteur sur lequel même De Palma s’est cassé les dents). Puis viennent End of Watch qui semble faire à peu près illusion, Sabotage (avec Shwarzy) qui est un échec critique et Fury qui marche pas trop mal auprès de la critique et du public. Vous connaissez la suite. Le pic de sa carrière reste le scénario de Training Day, film récompensé d’un oscar… pour la performance de Denzel Washinton. Et c’est peut être là que ce situe le nœud du problème.

En acceptant de réaliser Brigth, Ayer semble s’être octroyé le droit de réécrire le scénario de Landis, afin que celui-ci colle plus à son univers. Sans juger la carrière en dents de scie de bonhomme, nous pouvons déjà noter qu’il ne fait pas spécialement dans le fun. Donc exit la dimension gros délire qui avait peut-être existé dans la première mouture. David Ayer aime le cinéma brut, l’action qui cogne et les pneus qui crissent. Et surtout il semble regretter le temps de Training Day, car Bright ne cesse de multiplier les appels du pied à son « chef d’œuvre ». La relation toxique entre les deux flics, le climat tendu de la ville, les ripoux, et, pure fumisterie d’écriture, le twist du sauvetage de début de film qui sauve la vie d’un des protagonistes. Péripétie inutile d’ailleurs car annulée dans la seconde qui suit. Rajoutons la restriction de l’intrigue à une journée (ce qui rend encore plus difficile le développement de l’univers fantasy) et en effet, on peut admettre que ce cher David a voulu refaire Training Day en ajoutant un verni « geek » comme subterfuge.

Et là où ça coince vraiment, c’est que Ayer ne semble absolument pas comprendre le concept même de fantaisie. Sa représentation de l’enchanteresse dans Suicide Squad nous laissait déjà dubitatifs. Bright confirme que les éléments magiques, ce n’est vraiment pas son truc. Les règles surnaturelles de l’univers sont assez mal définies et d’autres éléments viennent s’ajouter sans cohérence. La méchante secte répond au nom « d’inferi », qui en latin ne veut pas dire « infernal » mais « inférieur », le « Dark Lord » n’a pas de nom, on nous révèle au milieu du film que le sauveur du monde était un orque (mais alors pourquoi tout le monde déteste les orques?) et sorti de nulle part, on apprend l’existence de bassins mystiques interconnectés. Il y a donc bien, çà et là, des éléments de contes ou de légendes, mais rien de tangible ou qui semble lié au reste. Aucun discours sur le sacrifice, la lutte du bien contre le mal ou les dangers d’une puissance incontrôlable. Le réalisateur n’essaye même pas d’en prendre le contre-pied puisqu’il s’en fout. La prophétie annoncée au début du film n’a qu’une utilité, celle de confirmer que l’un des héros est capable de prendre la baguette (élément que l’on voit venir à des kilomètres).

Sauf que le scénario étant ce qu’il est, le réalisateur est bien obligé de traiter avec les éléments comiques glissés çà et là. Mais étant totalement dénué de sens de l’humour (Suicide Squad le prouvait déjà), le type film l’ensemble avec un premier degré consternant. Le « Magik Feds » qui essaye de passer pour une réplique badass… à la rigueur. Mais une séquence entière de fusillade dans une supérette, avec une voiture qui fait des drifts au milieu des rayons chips pendant que la méchante (Noomi Rapace au fait) est accroupie sur le toit, filmée sans une once de second degré, cela devient consternant. Idem pour l’affrontement entre orques, elfes et mexicains dans une boite de nuit bondée. N’importe quel autre réalisateur aurait tenté d’en faire quelque chose de fun, mais pas David Ayer. Lui préfère un montage sur découpé qui ne laisse entrevoir que les corps qui tombent au sol, faisant passer Luc Besson pour un illustrateur de Oui-Oui. La partie action ne s’en sort donc pas mieux, enchaînant les poursuites redondantes avec zéro idée de réalisation et un bodycount qui atteint des sommets. Parfois épuisant, souvent ennuyeux.

Bright n’es donc ni un film d’héroïc-fantasy réussi, ni un buddy movie sympathique. Il n’est qu’une accumulation vorace de chair à canon. Bouffé par son égo (et certainement pas par son intelligence), David Ayer se permet même d’esthétiser les séquences les plus douteuses (Ward qui tue ses coéquipiers) sans jamais prendre un peu de recul avec son sujet. Preuve finale de son incapacité à amuser quiconque : les cinq minutes de la scène de l’hôpital sont probablement les plus gênantes de l’année. Donc si Bright 2 se fait vraiment, virez David Ayer et, surtout, rendez nous le Will Smith cool de Men in Black… Celui qu’on aime.

Bright : Bande-annonce

Synopsis : Dans un monde contemporain alternatif, humains, orques, elfes et fées coexistent depuis le début des temps. Défiant les genres, Bright est un film d’action qui suit deux policiers issus de milieux différents, Ward et Jakoby. Confrontés aux ténèbres lors d’une patrouille nocturne de routine, ils voient leur avenir et leur monde se métamorphoser à jamais.

Bright : Fiche technique

Réalisateur : David Ayer
Scénariste : Max Landis
Avec Will Smith, Joel Edgerton, Lucy Fry, Noomi Rapace, Enrique Murciano…
Date de sortie 22 décembre 2017 sur Netflix
Budget : 90 millions USD
Bande originale : Junkie XL, David Sardy
Genres ; Fantastique, Thriller, Action
Durée : (1h 58min)
Nationalité américain

Festival de Gérardmer 2018 : Présentation de la sélection

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25 ans. Cela fait 25 ans, que le Festival de Gérardmer rameute chaque année les fans de cinéma de genre dans la station de ski vosgienne. Crée en 1994 pour remplacer le festival d’Avoriaz, le Fantastic Arts a depuis accueilli de très grands noms du genre tels que John Carpenter ou Dario Argento, et a permis de récompenser de futurs films cultes comme Scream, Le jour de la Bête, Morse ou encore Cube. Causons cinema sera bien évidemment présent lors de cette édition anniversaire qui se déroulera du 31 janvier au 4 février, mais avant toute chose, il est temps de faire un point sur la sélection.

festival-gerardmer-2018-alex-de-la-iglesiaPour fêter comme il se doit cette 25ème édition, le Festival de Gérardmer a décidé d’honorer un invité de marque, le cinéaste hispanique Alex de la Iglesia, lauréat du Grand Prix en 1996 pour son film Le Jour de la Bête. Une rétrospective lui sera consacrée où l’on retrouvera bien évidemment le film précédemment cité, mais également Action Mutante, Le Crime Farpait ou encore son tout dernier film Pris au piège. En plus de cette rétro nous retrouverons les catégories habituelles, à savoir la compétition internationale qui aura pour but d’élire le Grand Prix, mais également les films hors compétition, la compétition de courts-métrages, la nuit décalée, et une nuit consacrée à la saga culte initiée par Clive Barker, Hellraiser. Ce sera donc en tout pas moins de 45 films de 15 nationalités différentes qui seront présentés, dont 17 avant-premières françaises.

Comme l’an dernier la compétition internationale verra 10 films se disputer le tant convoité Grand Prix. Parmi ces 10 films, il est intéressant de noter que l’on compte pas moins de 5 films produits ou coproduits par la France. Dans ces productions françaises, on retrouvera notamment le nouveau film de Pascal Laugier (l’auteur de Martyrs), Ghostland avec Mylène Farmer au casting. À ses côtés Coralie Fargeat viendra présenter son premier film, un rape and revenge répondant au nom simple mais efficace de Revenge. Le film d’animation adapté de la BD Mutafukaz signé Run sera également projeté en compétition. Du côté des production étrangères, on distingue la présence de Tragedy Girls déjà présenté au PIFF et au FEFFS, de The Lodgers, un film irlandais signé Brian O’Malley, Housewife, une production franco-turque de Can Evrenol, et du canadien Les Affamés réalisé par Robin Aubert. Montré à l’étrange festival, les Bonnes Manières défendront les couleurs du Brésil, tandis que Chasseuse de géant sera le premier film anglais du danois Anders Walter. Pour finir avec la compétition, les hostilités seront ouvertes par le premier film du scénariste de l’Oprhelinat de Bayona, lauréat du Grand Prix en 2007, Sergio G. Sanchez, Le Secret des Marrowbone.

Qui dit compétition, dit bien évidemment jury, et comme l’an dernier celui-ci sera entièrement francophone. Mathieu Kassovitz aura donc la lourde tache de présider un jury éclectique comptant acteurs, actrices, réalisateurs ou encore cascadeur. On y retrouvera la Québécoise Suzanne Clément, la récente révélation Finnegan Oldfield ainsi que la comédienne Pascale Arbillot. Après Louis Leterrier l’an dernier, c’est un autre poulain de Luc Besson qui sera présent en la personne d’Olivier Megaton. Complètent le jury, les comédiennes Aïssa Maiga et Judith Chemla, le réalisateur et scénariste, Nicolas Boukhrief et le cascadeur et acteur David Belle. Le jury courts-métrages sera quant à lui présidé par le duo Hélène Cattet/Bruno Forzani.

En ce qui concerne les films hors-compétition, la sélection sera de tous horizons. On notera la présence du nouveau film de Kiyoshi Kurosawa (invité d’honneur l’an dernier), Avant que nous disparaissions. Son compatriote Ryuhei Kitamura présentera Downrange sa nouvelle production américano-japonaise. Parmi les français, cette édition marquera le retour de Xavier Gens avec Cold Skin ou les débuts de Dominique Rocher avec La Nuit a dévoré le monde. À noter également la présence du troisième volet de la saga du Labyrinthe, le Remède Mortel. En ce qui concerne la clôture du festival, ce sera le film australien Winchester qui s’en occupera avec Jason Clarke et Helen Mirren au casting. Pour les 25 ans, le festival avait également lancé sur les réseaux sociaux un vote pour élire le meilleur Grand Prix et après de nombreuses participations, c’est Scream qui a emporté le sondage et qui sera donc projeté lors de cette 25 ème édition.

COMPÉTITION OFFICIELLE LONGS MÉTRAGES

  • Le Secret de Marrowbone de Sergio G. Sanchez (Espagne) (Film d’ouverture)
  • Les Affamés de Robin Aubert (Canada)
  • Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutra (Brésil)
  • Chasseuse de géants de Anders Walter (Angleterre)
  • Ghostland de Pascal Laugier ( France)
  • Housewife de Can Evrenol (France, Turquie)
  • The Lodgers de Brian O’Malley ( Irlande)
  • Mutafukaz de Guillaume « RUN » Renard et Shojiro Nishimi ( France, Japon)
  • Revenge de Coralie Fargeat (France)
  • Tragedy Girls de Tyler McIntyre (États-Unis)

HORS – COMPÉTITION

  • 4 Histoires Fantastiques de Juste Phillipot, Mael le Mée, William Laboury et Steeve Calvo
  • 78/52 de Alexandre O. Phillipe ( États-Unis)
  • Avant que nous disparaissions de Kiyoshi Kurosawa (Japon)
  • Downrange de Ryuhei Kitamura (États-Unis, Japon)
  • Cold Skin de Xavier Gens (France, Espagne)
  • Errementari : The Blacksmith and the devil de Paul Urkijo Alijo (France, Espagne)
  • Escape Room de Will Wernick (États-Unis)
  • Game of Death de Sébastien Landry et Laurence « Baz » Morais ( Canada, France, États-Unis)
  • Heirs of the beast de Diego Lopez et David Pizarro ( Espagne)
  • The Inhabitant de Guillermo Amoedo ( Mexique)
  • Le Labyrinthe : Le remède mortel de Wes Ball (États-Unis)
  • La Nuit a dévoré le Monde de Dominique Rocher (France)
  • Prey de Dick Mass (Pays-Bas)
  • La Princesse des Glaces de Aleksey Tsitsilin (Russie)
  • The Titan de Lennart Ruff (Angleterre)
  • Winchester de Michael et Peter Spierig ( Australie) (Film de clôture)

LE GRAND PRIX DES GRAND PRIX

  • Scream de Wes Craven (États-Unis)

LA NUIT DÉCALÉE

  • Beyond Skyline de Liam O’Donnel (États-Unis, Indonésie)
  • Mayhem de Joe Lynch (États-Unis)

LA NUIT HELLRAISER

  • Hellraiser : Le Pacte de Clive Barker (États-Unis)
  • Hellraiser 2 : Les Écorchés de Tony Randel (États-Unis)
  • Hellraiser 3 d’Anthony Hicox (États-Unis)

COMPÉTITIONS COURTS-MÉTRAGES FRANCOPHONES

  • Animal de Jules Janaud et Fabrice Le Nezet
  • Belle à croquer de Axel Courtière
  • Et le Diable rit avec moi de Rémy Barbe
  • Livraison de Steeve Calvo
  • La Station de Patrick Ridremont

 

 

 

Concours Centaure : gagnez des places de cinéma du film

Concours : Gagnez 4 places de cinéma à l’occasion de la sortie en salles le 31 janvier, du sixième film d’Aktan Arym Kubat, Centaure, une fable pleine d’humour dans un pays en pleine mutation.

SYNOPSIS, INFOS, BANDE-ANNONCE

Dans un village au Kirghizistan, Centaure, autrefois voleur de chevaux, mène désormais une vie paisible et aime conter à son fils les légendes du temps passé, où les chevaux et les hommes ne faisaient plus qu’un. Mais un jour, un mystérieux vol de cheval a lieu et tout accuse Centaure…

Subtil, poétique, visuellement somptueux, Centaure dresse le portrait d’une culture où les chevaux, sont encore « les ailes des hommes. »

Réalisation : Aktan Arym Kubat
Scénario : Aktan Arym Kubat, Ernest Abdyjaparov
Avec Aktan Arym Kubat, Bolot Tentimyshov, Zarema Asanalieva, Ilim Kalmuratov, Taalaikan Abazova, Nurali Tursunkojoev, Maksat Mamyrkanov
Musique : Andre Matthias
Costumière : Inara Abdieva
Maquillage : Cholpon Saitova
Chef électricien : Jorj Hamitsikiy
Directeur des cascades : Sultan Dikambaev
Directeur de la photographie : Hassan Kydyraliev
Ingénieur du son : Gerben Kokmeijer
Distributeur France : Epicentre Films
Production : Chinara Kamchybekova, Ainagul Tokabaeva, Altynai Koichumanova, Cedomir Kolar, Marc Baschet, Danis Tanovic, Martin Hampel, Edgar Kapp, Tynchtyk Abylkasymov
Coproduction : Thanassis Karathanos, Martin Hampel, Denis Vaslin et Yuji Sadai
Produit par : ASAP Films, Kyrgyzfilm, Pallas Film, OY art, Volya Films, Bitters End
Genre : Drame
Date de sortie : 31 janvier 2018
Durée : 1h 30min

Nationalités kirghiz, néerlandais, allemand, français, japonais

Aktan Arym Kubat, ancien projectionniste est le réalisateur kirghiz du Fils adoptif (son chef-d’œuvre), du Singe (Un certain Regard – Cannes 2001) et du Voleur de Lumière (Quinzaine des Réalisateurs – Cannes 2010).

Concours Centaure

MODALITÉS DU JEU

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Concours : Convention « We are Grounders 3 », gagner 3 codes de 80€ de réduction

Concours : « We are Grounders 3 » gagner 3 codes de 80€ de réduction sur l’achat d’un pass et assister à la convention qui se déroulera le 17 et 18 février 2018 à Toulouse à l’hôtel 4 étoiles Le Palladia,  situé entre l’aéroport Toulouse-Blagnac.

Organisée par la société Royal Events (spécialisée dans la création d’événements où se rencontrent des acteurs de séries télévisées et leurs fans), la convention #WAG3  dédiée à la série américaine The 100 qui accueillera cinq acteurs phares : Eliza Taylor-Cotter qui joue le rôle de Clarke Griffin, Zach McGowan celui du roi Roan. Tasya Teles celui d’Echo, Rhiannon Fish celui d’Ontari et Nadia Hilker, celui de Luna.

Au cours de ce weekend exceptionnel, vous pourrez participer à des des sessions photoshoots, des conférences questions-réponses, séances autographes, rencontres privées (meetings, repas ou encore apéritif), et participer à la soirée de la convention « We are Grounders » qui 3 se déroulera le samedi à l’hôtel « Le Pier ». Une soirée organisée autour du thème du « Retour dans l’espace », avec au menu accessoires et tatouages fluos à l’image des symboles de la série avec peinture et maquillage 🙂

Pour découvrir les tarifs et descriptions des pass, vous trouverez toutes les informations en cliquant sur ses liens :

http://www.royalevents.fr/billetterie/we-are-grounders-3-the-100-convention/pass/

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Gomorra, X-Files, Mr. Robot : Canal +, M6 et France 2 aux abonnés absents

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Alors que les fêtes de fin d’année viennent de s’achever et que la fin janvier approche à grands pas, certaines chaînes françaises n’ont toujours pas annoncé leur calendrier de diffusion de trois séries attendues de pied ferme dans l’Hexagone par de nombreux fans.

Si vous êtes régulièrement spoilés par certains de vos ami(e)s, habitué(e)s aux sites de streaming et au téléchargement illégal, vous avez dû passer une très mauvaise période pendant les fêtes de fin d’année et en ce début 2018. Trois séries majeures en provenance des États-Unis et d’Italie ont connu un incompréhensible retard à l’allumage sur le plan du calendrier de diffusion en France.

Les fans de séries sont en effet toujours sans nouvelles pour la programmation de trois séries majeures pour cette année 2018. La saison 3 de Gomorra sur Canal +, la saison 11 de X-Files sur M6 et la saison 3 de Mr. Robot sur France 2 n’ont toujours pas de date de diffusion officielle sur les grilles de programmes dans l’Hexagone.

La saison 3 de Gomorra est diffusée depuis le 27 novembre dernier en Italie. Canal + n’a pas encore dévoilé la date officielle du début de la saison 3 sur ses antennes. La chaîne cryptée propose actuellement à ses abonnés les séries suivantes afin de patienter avant la diffusion imminente de Gomorra : Calls, Snowfall, Paris etc, American Horror Story : Cult s.7 ou bien encore Born To Kill et la saison 2 de This is us.

Les fans américains de phénomènes paranormaux sont aux anges avec la diffusion depuis quelques semaines à peine des nouveaux épisodes de la saison 11 de X-Files sur la chaîne Fox. Les agents Fox Mulder et Dana Scully vont s’embarquer dans des enquêtes fascinantes avec de multiples rebondissements. M6 n’a pas encore communiqué de dates de diffusion en France pour cette saison 11. Cette onzième saison pourrait être la dernière pour la comédienne Gillian Anderson. Chris Carter a confié à la rédaction de Collider qu’il ne comptait pas poursuivre la série sans elle. M6 propose actuellement sur ses antennes les séries MacGyver et Salvation.

Les plus geeks des sériephiles français risquent bien de pirater le site de France Télévisions si France 2 tardait encore pour donner une date précise de diffusion de la saison 3 de Mr. Robot. La série fascinante avec Rami Malek et Christian Slater était programmée au mois d’octobre outre-atlantique sur USA Network.

Les abonnés du bouquet OCS en France espèrent également qu’ils pourront suivre la troisième saison de Ash Vs Evil Dead, à 24 heures d’intervalle de la programmation américaine sur la chaîne Starz.