Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le Festival Lumière 2018 vient de démarrer et , comme à son habitude, propose de nous replonger dans des œuvres marquantes du cinéma. Alors qu'Alfonso Cuaron va nous présenter en avant première son dernier film Roma, c'est avec un immense plaisir qu'on redécouvre son chef d'oeuvre d'anticipation : Les Fils de l'Homme et son tour de force immersif tout en plan séquence.
Le Festival Lumière 2018 réouvre ses portes du 13 au 21 octobre 2018. C'est avec un immense plaisir que nous allons écumer les salles de cette belle ville de Lyon et découvrir ou redécouvrir des grands artistes. Aujourd'hui, petit éclairage sur Claire Denis, l'une des plus grandes cinéastes françaises, et son style inimitable à la Jim Jarmusch. Un cinéma qui préfère déceler le mystère implicite des corps et de l'image esthétique plutôt que la vertu explicite des mots.
Les meilleures choses ont une fin et la 11ème édition du FEFFS s'est achevée sur une programme particulièrement éclectique. L'occasion de se retrouver une dernière fois devant de la japanimation avec Mirai, une revisite du mythe de la comtesse Bathory avec Les Lèvres Rouges, ou encore de l'humour absurde avec An Evening with Beverly Luff Linn. On finit avec un petit point sur le palmarès et la victoire de Cutterhead dans le cœur du jury et du public.
Alors que le FEFFS 2018 s'approche tout doucement de la fin, le grand Tsukamoto vient exposer son cinéma rageur en revisitant le chanbara dans Killing. Un jeune étudiant cherche à se débarrasser d'un corps dans A Young Man with High Potential et Sam Elliott incarne un héros ayant tuer à la fois Hitler et le Bigfoot.
Pour cette septième soirée du FEFFS, c'est dans trois compétitions différentes qu'on a jeté un oeil. Les crossovers nous proposent l'exigeant Xiao Mei, film puzzle où les plans fixes et regard caméra sont légions. Chuck Steel : Night of the Trampires offre un mélange de policier hard-boiled et d'horreur en stop-motion en compétition animation. Évidemment la star de la soirée est The House that Jack Built, le nouveau film de Lars Von Trier qui fait du Lars Von Trier.
Une sixième journée assez chargée pour le FEFFS 2018. En compétition crossovers, on retrouve la comédie iranienne Pig et son assassin de cinéastes, tandis que Isabelle Ekloff nous emmène dans des vacances éprouvantes avec Holiday. En compétition, Nicolas Pesce rend hommage au cinéma européen des 60s-70s avec Piercing. Pour finir, le studio Bobbypills nous présente en avant-première leur nouveau bébé déviant, Crisis Jung, en séance de minuit.
Alors qu'on arrive à la moitié de l'édition 2018 du FEFFS, le genre catastrophe s'invite dans la compétition avec le claustrophobique Cutterhead. Complètent l'affiche, deux œuvres en langue portugaise, la satire sociale Cannibal Club et l'OFNI Diamantino mettant en scène un footballeur pris dans un complot visant à la montée du nationalisme.
Henri Atlan « Votre question revient en fait à se demander par quoi les sociétés humaines sont animées. D’un côté nous avons affaire à des systèmes mécaniques, où les processus se déroulent de manière impersonnelle ; mais de l’autre, ce qui se passe dans la tête d’un certain nombre d’individus, ou dans leurs œuvres, leurs discours, transmis à d’autres de façon au moins partiellement consciente, peut jouer un rôle déterminant. Autrement dit, comparées aux sociétés animales, les sociétés humaines ont des propriétés spécifiques qui les font évoluer d’une manière nouvelle et beaucoup moins prédictible – plus créative pourrait-on dire -, où des facteurs originaux, liés aux phénomènes de conscience personnelle et de linguistique, donnent l’illusion d’un libre arbitre et d’une maîtrise possible de nos choix. »
Dans "Foucault disparaît", Paul Auer et Benoît Schupp ne résument pas l'œuvre du sociologue et philosophe français : ils racontent un homme happé par les livres autant que par les luttes de son temps. À l’occasion du centenaire de sa naissance, ce roman graphique fait du mouvement intellectuel, politique et physique (la Tunisie, par exemple) le fil rouge d’un portrait nécessairement partiel.
Dans "Propaganda, l’art de manipuler l’opinion", Françoise Ruscak et Maxime Belloche transforment l’essai d’Edward Bernays, paru en 1928, en un récit dessiné accessible et malicieusement dialogué. Une jeune stagiaire en communication y rencontre le fantôme du théoricien des relations publiques : l’occasion d’éprouver ses idées à l’aune d’un siècle de bouleversements médiatiques.
Pour le quatrième et dernier volet des aventures de Ferdinand Tirancourt, Philippe Pelaez et Francis Porcel ramènent leur antihéros dans la boue de la Grande Guerre. Mais sous l’uniforme américain cette fois, et flanqué de deux compagnons dont les histoires disent une autre guerre, intérieure celle-là : celle d’une Amérique blanche qui envoie combattre des hommes qu’elle ne considère pas encore comme ses égaux.