Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
Présenté en compétition officielle de Séries Mania 2018, Mystery Road (David Jowsey/Greer Simpkin) puise sa force évocatrice dans ses images sublimes de l'Outback australien. Aussi dépaysant visuellement que déjà vu dans son développement.
En compétition officielle à Séries Mania 3 chroniques familiales et sociétales au féminin : American Woman, la comédie créée par John Wells (Urgences, A la Maison Blanche, Shameless) et John Riggi (30 Rock) à la bande son pop vintage. se déroule durant la montée de la seconde vague du féminisme dans les Seventies avec la star du film culte Clueless, Alicia Silverstone, Abi Morgan (The Hour et River) revient avec The Split, une comédie dramatique très british aux dialogues pétillants et An Ordinary Woman une dramédie venant de l'Est bourrée d'humour noir.
Tandis que la série Oslo Zoo nous fait rire par son humour froid et sa vision anthropologique de la capitale norvégienne, Rabih TV tape là où ça fait mal, critiquant la violence qui règne dans les quartiers chauds de Beyrouth, mais aussi la caméra qui la transforme en spectacle.
Présenté pour la première fois à Séries Mania et adapté d'un roman de Michel Bussi, Maman a tort ne révolutionne pas le polar télévisuel à la française, mais se démarque du tout venant par une écriture des personnages de qualité et un casting presque parfait.
Le Panorama International de Séries Mania 2018 nous a permis de découvrir deux séries éloignées géographiquement. Kiss Me First, nouvelle création de Bryan Elsley (Skins) autour de la réalité virtuelle, et The Counted, série russe crée par Inna Orkina, qui n'est pas sans évoquer le roman Stalker.
Premier jours dans le festival Séries Mania de Lille, où l'on découvre les animations, la cérémonie d'ouverture et que Brian Cox serait parfait en Oncle Picsou.
Quel est le lien entre Deadwood et Goya? Les Simpsons et l'art flamand? The 100 a t'elle sa place dans un musée? Si vous avez le temps entre deux projections du festival Séries Mania, faites donc un tour au palais des Beaux-Arts de Lille, pour un parcours thématique qui répondra à ces questions.
Le film de l’ancien membre des Monty Python sera-t-il définitivement maudit même sur la Croisette ? Un contentieux judiciaire entre Terry Gilliam et Paulo Branco, le producteur du film maudit L’homme qui tua Don Quichotte, menace l’avenir du film en France et dans le cadre de la projection du long-métrage lors de la 71e édition du Festival de Cannes. Le casting réunit les acteurs Adam Driver, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgard, Olga Kurylenko, Joana Ribeiro, Rossy de Palma ou bien encore Sergi Lopez.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.