Le Don Quichotte de Terry Gilliam sera-t-il maudit au Festival de Cannes ?

La projection en clôture du Festival de Cannes de L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam pourrait être menacée. Le producteur de cette œuvre cinémato-graphique, Paulo Branco, est en conflit depuis des mois avec l’ancien membre des Monty Python.

La malédiction semble toujours planer sur le projet cinématographique qui tient tant au cinéaste Terry Gilliam depuis de nombreuses années, L’homme qui tua Don Quichotte. Le film doit sortir dans les salles obscures dans l’Hexagone le samedi 19 mai. Cette date correspond à la projection du long-métrage dans le cadre de la dernière journée du 71e Festival de Cannes, selon son distributeur Océans Films Distribution.

Un nouveau rebondissement judiciaire pourrait contraindre les plans pour la projection du film. Terry Gilliam serait en conflit avec le producteur Paulo Branco. L’avocat de ce dernier  (son propre fils), Maître Juan Branco, n’exclut pas d’entamer de nouvelles démarches « dans les jours qui viennent ». Paulo Branco est opposé à la projection du film à Cannes , selon son avocat.

C’est une tentative de passage en force dont Thierry Frémaux (le délégué général du festival) se rend complice. On va se retrouver avec une séance de clôture qui risque d’être annulée.

Le film n’avait pas encore de visa d’exploitation, selon les données du Centre national du cinéma (CNC). Ce défaut ne serait pas un frein pour la projection dans le cadre d’un festival.

Le long-métrage réunit les acteurs Adam Driver, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgard, Olga Kurylenko, Joana Ribeiro, Rossy de Palma ou bien encore Sergi Lopez.

Le principal problème concerne les droits de L’homme qui tua Don Quichotte. Ils sont au cœur d’un contentieux juridique entre Terry Gilliam et Paulo Branco. Le producteur portugais aux 300 films lui a acheté en avril 2016 ses droits d’auteur-réalisateur, via sa société Alfama Films basée en France. La cour d’appel de Paris rendra sa décision le 15 juin, après avoir examiné l’affaire début avril.

« Les producteurs et les distributeurs rappellent que le contrat qui a lié M. Gilliam et M. Branco a été résilié », selon le président d’Océans Films Distribution, Philippe Aigle, distributeur du film en France, qui se félicitait que le film soit projeté à Cannes.

La suite du contentieux entre Terry Gilliam et Paulo Branco pourrait donc perturber le bon déroulé de l’édition 2018 du Festival de Cannes. La cour d’appel de Paris va sceller le destin du film et l’avenir cannois de Don Quichotte dans les prochains jours.

Cet épisode judiciaire vient prolonger la « malédiction » et la « poisse » qui frappent depuis 18 ans L’homme qui tua Don Quichotte. En 2000, Terry Gilliam avait dû abandonner le tournage de sa libre adaptation de l’ouvrage de Cervantès, en raison notamment des problèmes de dos de l’acteur Jean Rochefort et de pluies torrentielles. Ce fiasco a fait l’objet d’un documentaire Lost in La Mancha (2002).

Vidéo de l’AFP sur le conflit judiciaire entre Paulo Branco et Terry Gilliam :

Bande-annonce de L’homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam :

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Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

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