Séries Mania 2018 : Cérémonie d’Ouverture, Village du festival & Brian Cox

Coup d’envoi du festival Séries Mania Lille avec en avant-première Succession, résumé d’une déambulation un peu aléatoire entre le Tripostal (ou se tiennent quelque animations) et la cérémonie d’ouverture.

Ce qu’il faut voir au Village du festival

Installé au Tripostal, juste à côté de la gare, le Village festival se veut le centre névralgique des animations de ce « Festival International Séries Mania Lille Haut de France » (que l’on appellera FISMILHF pour faire plus court….ou juste Séries Mania). Dans l’ordre d’apparition sur deux étages nous avons donc : des agents de sécurités à l’entrée (parfois accompagnés de chasseurs d’autographes), une billetterie, un bar/restaurant, une boutique vendant des livres sur les séries et des coffrets DVD exceptionnellement au même prix que d’habitude (ainsi qu’un « tote bag » pas très beau à sept euros cinquante). Quelques rencontres et concerts sont attendus dans cet espace, ainsi que plusieurs soirées (parce que apparemment, le Nord, c’est surtout les soirées). Ensuite, nous avons quelques reproductions de pièces emblématiques de vos séries préférées. L’endroit idéal pour se faire prendre en photo avec des amis dans des décors de Stranger Things, Le bureau des légendes ou Orange is the new black avec ses amis (tout seul vous risquez d’avoir l’air un peu bête).

S’ensuit l’espace radio, où vous pouvez vous installer sur des bancs pour écouter des gens parler de séries. Vous pouvez aussi passer votre chemin pour continuer vers l’exposition d’affiche des séries FX (American Horror Story, Legion etc.) avec sa petite partie « interdite au moins de 12 ans » (mais que l’on peut trouver sur google sans problème) qui précède en toute logique l’espace enfant où des animations sont proposées pour donner aux plus jeunes le goût de l’écriture de scénario ou les bases du montage (on a l’air un peu cynique comme ça, mais franchement c’est une bonne idée et les enfants ont l’air content). Puis à l’étage, quelques projections de format court, un escape game sur le thème de Walking Dead (que l’on a pas encore pu tester), deux expo photos (sur Twin Peaks – encore – et sur les lieux de tournages qui existent dans la vraie vie). Et enfin, des bornes de réalités virtuelles, qui vous permettront enfin de mettre la main sur cette technologie miracle qui a récemment fait de Steven Spielberg un cinéaste moyen. Ce n’est que notre avis personnel, mais la qualité de l’image ne nous a pas paru optimale, ce qui casse un peu l’immersion.

On y retournera sûrement à ce « village », en espérant que les animations varient un peu. Sinon, pour les fans hardcore, il est possible d’aller dans le centre commercial en face pour se faire prendre en photo sur une réplique officielle du Trône de fer.

Cérémonie d’ouverture

C’est donc sur les coups de 19h16 pétantes que les hostilités commencent. Un peu plus loin, à l’auditorium du Nouveau Siècle, un tapis rouge, presque comme celui de Cannes, est installé où Martine Aubry, Miss France 2018, Isabelle Adjani (entre autres) et une petite averse qui fait plaisir, ont fait leur apparition. Tandis que repassait la sous-préfète, nous entrons dans le lieu des festivités et prenons place dans un auditorium moins confortable qu’il n’en a l’air. Ce qui est dommage pour une soirée censée durer trois heures (à la louche). On attend que le tapis rouge se termine en regardant l’arrivée du Jury sur grand écran et c’est à 20h30 que commence enfin la cérémonie d’ouverture.
Petit spectacle de danse contemporaine pas désagréable (mais dont on cherche encore le rapport avec le reste) et entrée en scène d’Alexandra Sublet, maîtresse de cérémonie. La présentation ayant duré a peu près 30 minutes, difficile de faire un best of des meilleures blagues. Mais au moins, l’ambiance n’était pas trop morose. Ensuite vient la présentation du Jury, présidé par Chris Brancato (Narcos) et composé de Maria Feldman (False Flag), Clovis Cornilliac (Chefs) et Pierre Lemaitre (Au revoir là haut).


Tenant bien son rôle, Chris Brancato réjouit la salle avec un discours sincère louant la qualité des séries internationales et l’influence qu’elles commencent à avoir sur la production U.S et la culture américaine, tout en notant avec beaucoup d’auto-dérision que « les mots « culture » et « américaine » doivent sonner comme un oxymore à nos oreilles ». Il conclut son discours par cette idée que les séries sont comme « les histoires que l’on se racontait au coin du feu ». Un moment de partage.
Le festival Séries Mania peut donc débuter.

Avant première de Succession (HBO)

Présentée par le showrunner Jesse Armstrong (collaborateur de Armando Ianucci sur The thick of it et In the Loop) et les comédien.e.s Brian Cox et Hiam Abbass, nous découvrons donc en avant première mondiale cette nouveauté HBO.
Imaginez l’oncle Picsou à la tête d’un empire du divertissement (type Disney), sentant sa fin arriver mais refusant de céder son entreprise à ses enfants gâtés, interprété par Brian Cox, dans une histoire écrite par un adepte du langage fleuri. Vous aurez alors une vague idée de l’ambiance de Succession, soit un soap opéra classique, finement interprété par des acteurs impliqués (nous retrouvons également Kieran Culkin dans le même type de rôle ironique qu’il tenait dans Scott Pilgrim et Matthew Macfayden). Quelques répliques font mouches (« j’espère avoir trouvé un homme qui ne laisse pas des traces de coke sur l’Ipad des enfants ») et certaines situations grotesques sortent du lot (une mascotte de parc d’attraction qui vomit par les yeux). Mais à moins d’être un fan inconditionnel de Brian Cox (qui livre une interprétation parfaite) ou d’être accroc à ces univers de nantis qui se tirent la bourre en famille, ces premiers épisodes peinent à éveiller autre chose qu’un intérêt distant. En particulier à cause d’un rythme un peu bancal (le lot de tous les pilotes), une réalisation qui abuse un peu des zooms (pour donner un effet de réel) et ces sièges inconfortables qui commencent à nous scier les lombaires. Et il faut dire que les histoires de rachats d’entreprises présentées comme un sport de combats, depuis Dallas, on connait un peu.

 

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Vincent B.
Vincent B.https://www.lemagducine.fr/
Intéressé par tout, mais surtout n’importe quoi. Grand amateur de fantastique et de Science fiction débridé. Spécialiste Normand expatrié à Lille de la vague Sushi Typhoon (le seul qui s'en vante en tout cas). Je pense très sérieusement que l’on ne peut pas juger qu’un film est bon si l’on en a jamais vu de vraiment mauvais.

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