Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Le jury présidé par Cate Blanchett a dévoilé son Palmarès dans le cadre de la cérémonie de clôture de la 71e édition du Festival de Cannes. Cette cuvée 2018 a été marquée par des choix marquants et des décisions politiques sur la place des femmes ou bien encore sur le racisme aux USA. Le Palmarès reflète la volonté d'encourager les voix porteuses d'espoir du cinéma du monde entier.
Le Festival de Cannes s’achève dans quelques heures, et ces deux semaines intensives de cinéma n’ont pas été de tout repos. Evénement à grande ampleur, cette cuvée 2018, de Girl à Une Affaire de famille, a vu de nombreux thèmes apparaitre et réapparaitre dans beaucoup de ses films. Comme celui de la filiation et de la famille : et c’est peu dire.
Cannes 2018 : Si à l'applaudimètre, Capharnaüm a toutes ses chances de remporter la Palme d'Or ce soir, que vaut vraiment le quatrième long métrage de la libanaise Nadine Labaki ?
Cannes 2018 : Le dernier jour de cette 71ème édition du Festival de Cannes a sonné et la rédaction en a profité pour faire un classement des films vus toutes sélections confondues. Avant que Cate Blanchett et son jury remettent ce soir la fameuse Palme d'Or, nos rédacteurs ont eux aussi décidé de faire leur palmomètre.
Cannes 208 : Après deux semaines de cinéma intensives, il est temps pour le Festival de Cannes de fermer ses portes et pour nos rédacteurs, d'élire les scènes les plus marquantes de cette quinzaine. De Climax à Burning en passant par Plaire, aimer et courir vite, voici les séquences qui ont attiré l'oeil de CinéSeries-Mag.
Présenté en fin de compétition de la sélection officielle du Festival de Cannes 2018, Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez était la curiosité de la croisette. Pourtant, le grand coup de chaud annoncé n’est jamais arrivé à bon port. Mélange visuel tiède du giallo et esprit Queer bien consensuel, le film ne remplit pas les attentes escomptées.
Rien de nouveau dans le cinéma d'Amérique latine qui se contente de traiter une fois de plus des barons de la drogue. Loin de déplaire Comprame un revolver manque suffisamment d'originalité pour passionner.
Alors que son dernier film Tale of Tales avait énormément déçu, Matteo Garrone revient en compétition officielle du Festival de Cannes 2018 avec Dogman. Noir et désespéré, le cinéaste nous livre, sans compromis, le portrait d’une Italie crasseuse, violente, et qui laisse ses « chiens » sur le bas-côté de la route. Ce conte funèbre s’avère beau et parfois puissant, mais il manque un petit quelque chose, un brin de poésie pour faire décoller le film.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.