Cannes 2018 : Le palmarès complet de la 71e édition du Festival de Cannes

La cérémonie de clôture, diffusée en exclusivité sur les antennes de Canal +, s’est déroulée ce samedi soir. Le jury, présidé par Cate Blanchett, a dévoilé le Palmarès de la 71e édition du Festival de Cannes rassemblant, entre autres, les films Une affaire de famille, BlacKkKlansman, Girl, Cold War ou encore Capharnaüm.

La magie du Festival de Cannes s’en est allée. La 71e édition s’est achevée ce samedi soir. La station balnéaire va retrouver son calme dès la semaine prochaine. Le tapis rouge sera replié dans quelques heures. Les flashs des paparazzis ne sont plus qu’un lointain souvenir déjà…

Le Palmarès a été dévoilé dans le cadre de la cérémonie de clôture du 71e Festival de Cannes. Le jury était présidé cette année par Cate Blanchett et composé de Chang Chen, Ava DuVernay, Robert Guédiguian, Khadja Nin, Léa Seydoux, Kristen Stewart, Denis Villeneuve et Andreï Zviaguintsev. La cérémonie a été marquée par de très nombreux moments d’émotion et de belles surprises.

Roberto Benigni et Asia Argento ont électrisé la cérémonie et ont fait sensation par leur discours et leur présence sur la scène du Palais des Festivals ! L’actrice italienne Asia Argento, la fille du pape de l’horreur transalpine Dario Argento, l’une des accusatrices d’Harvey Weinstein, a adressé un discours poignant et militant contre les violences faites aux femmes, le harcèlement et les agression sexuelles : « En 1997, j’ai été violée par Harvey Weinstein. J’avais 21 ans. Ce festival était sa chasse gardée. Je souhaite prédire quelque chose : Harvey Weinstein ne sera jamais plus le bienvenu ici ».

La montée des marches de ce samedi, juste avant la cérémonie, était historique avec la présence du réalisateur Terry Gilliam et de l’équipe de son film maudit, L’Homme qui tua Don Quichotte. Malgré le contentieux judiciaire avec le producteur Paulo Branco, ce long-métrage (librement adapté de l’œuvre de Cervantes) est visible au cinéma en France depuis ce samedi 19 mai 2018.

L’ensemble des membres du jury, les remettants et les lauréats sont sortis devant le Palais des Festivals à l’issue de la cérémonie pour une partie live assurée par les chanteurs Sting et Shaggy.

Le Palmarès complet de la 71e édition du Festival de Cannes :

La Palme d’or a été attribuée au long-métrage Une affaire de famille du cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda.

Le Grand prix du Festival de Cannes a été décerné à Spike Lee pour BlacKkKlansman.

Le prix du Jury a été remis à Nadine Labaki pour Capharnaüm.

Une Palme d’or spéciale a été remise à Jean-Louis Godard pour Le livre d’image.

Le prix d’interprétation masculine a été décerné à l’acteur Marcello Fonte pour son rôle dans Dogman de Matteo Garrone.

Le prix d’interprétation féminine a été attribué à l’actrice kazakhe Samal Yeslyamova pour Ayka de Sergueï Dvortsevoy.

Le prix de la mise en scène a récompensé le film Cold War de Pawel Pawlikowski.

Le prix du scénario a été partagé cette année. Deux différents films ont été récompensés par ce prix : Trois Visages de Jafar Panahi (en son absence) et Lazzaro d’Alice Rohrwacher.

La Caméra d’or, récompensant un premier film, a été décernée à Lukas Dhont pour Girl.

La Palme d’or du court-métrage a été décernée à Charles Williams pour All these creatures.

Les prix décernés dans le cadre de la Quinzaine des réalisateurs :

Art Cinema Award : Climax de Gaspar Noé

Prix SACD : En Liberté ! de Pierre Salvadori

Label Europa Cinema : Troppa Grazia de Gianni Zanasi

Prix Illy du court-métrage : Skip Day de Ivete Lucas et Patrick Bresnan

Les prix décernés dans le cadre de la sélection Un certain regard :

Le prix Un certain regard a été attribué au film d’Ali Abbasi, Border (Gräns).

Le prix du scénario pour Sofia de Meryem Benm’Barek

Le prix d’interprétation pour Victor Polster pour Girl de Lukas Dhont

Le prix de la mise en scène pour Sergei Loznitsa pour Donbass

Le prix spécial du jury pour Chuva e cantoria na aldeia dos mortos (Les Morts et les autres – The Dead and the Others) de João Salaviza et Renée Nader Messora.

Le Palmarès de la Cinéfondation :

Le Jury de la Cinéfondation et des courts métrages, présidé par Bertrand Bonello, a décerné les prix de la Cinéfondation lors d’une cérémonie salle Buñuel. La Sélection comprenait 17 films d’étudiants en cinéma, choisis parmi 2 426 candidats en provenance de 512 écoles de cinéma dans le monde.

PREMIER PRIX

EL VERANO DEL LEÓN ELÉCTRICO (The Summer of the Electric Lion) réalisé par Diego CÉSPEDES – Universidad de Chile – ICEI, Chili

DEUXIÈME PRIX EX AEQUO

KALENDAR (Calendar) réalisé par Igor POPLAUHIN – Moscow School of New Cinema, Russie

DONG WU XIONG MENG (The Storms in Our Blood) réalisé par SHEN Di – Shanghai Theater Academy, Chine

 TROISIÈME PRIX

 INANIMATE réalisé par Lucia BULGHERONI – NFTS, Royaume-Uni

 La Cinéfondation alloue une dotation de 15 000 € pour le premier prix, 11 250 € pour le deuxième et 7 500 € pour le troisième.

A Cannes, la Queer Palm a été décernée ce vendredi 18 mai au film Girl, le premier long-métrage de Lukas Dhont. Le jury était présidé par la productrice Sylvie Pialat. Ce film met en scène un jeune danseur en transition vers le sexe féminin. Victor Polster, âgé de 16 ans, a reçu le prix d’interprétation d’Un certain regard.

Ce prix indépendant a été crée en 2010 et récompense un film des sélections cannoises pour son traitement des thèmes altersexuels (homosexualité, bisexualité, transgenre). Créée par le critique Franck Finance-Madureira, la Queer Palm est l’équivalent à Cannes des Teddy Awards, décernés pendant la Berlinale.

Image en Une :

Hirokazu Kore Eda – Palme d’or – Manbiki Kazoku (Une Affaire de famille), avec Cate Blanchett © Alberto Pizzoli/AFP

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

« Insidious : l’invasion du Lointain » ne réveillera pas notre intérêt pour la saga…

Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.

Mutiny : castagne en haute mer

Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.

Sanjuro (1962), d’Akira Kurosawa : « Le meilleur sabre est celui qui reste dans son fourreau »

Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.

Wake in Fright : les sirènes de la Yabba

"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.

« Soudain », un chemin patient vers l’intime

L'amitié entre une directrice française d'EHPAD et une metteuse en scène japonaise. De cet argument simple, Ryusuke Hamaguchi tire un film épuré et pourtant foisonnant, aussi sensible que politique, sans jamais forcer le trait si ce n'est dans quelques redondances. Analyse.

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.