Présenté en clôture de la 6e édition de Reims Polar, "Mata" est le film le plus ambitieux de Rachel Lang — et peut-être le plus frustrant. Un thriller d'espionnage à la française, anti-spectaculaire et introspectif, porté par une Eye Haïdara à contre-emploi, qui cherche sa radicalité sans toujours la trouver.
Reims Polar a le chic pour dénicher les objets cinématographiques qui résistent — ceux qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, qui portent en eux quelque chose d'inachevé ou d'excessif, et dont la programmation constitue en soi une invitation à débattre. "Sons of the Neon Night" y trouve naturellement sa place. Présenté en séance de minuit à Cannes en 2025, ce polar hongkongais de Juno Mak a fait parler de lui autant pour son ambition visuelle démesurée que pour ses failles narratives béantes.
En compétition Sang Neuf au festival Reims Polar, "Morte Cucina" du thaïlandais Pen-ek Ratanaruang suit Sao, cuisinière d'exception marquée par un viol commis dans son adolescence, qui retrouve par hasard son agresseur des années plus tard à Bangkok. Entre thriller culinaire et drame de la résilience, le film use de la nourriture comme arme et comme langage, avec plus d'intentions que de tranchant.
A moins d'un mois de l'ouverture de la 71ème édition du Festival de Cannes, les choses s'accélèrent. Alors que, demain, nous connaîtrons les films sélectionnés dans la compétition officielle, c'est aujourd'hui l'affiche qui vient d'être dévoilée. Et, pour la seconde fois en deux ans, c'est une référence directe à Jean-Luc Godard.
Les fans de la franchise culte, imaginée par George Lucas, redoutent le pire avec le prochain volet, Solo : A Star Wars Story, signé Ron Howard. Ce film retrace la jeunesse du contrebandier de Han Solo et de ses fidèles compères, Chewbacca et Lando Calrissian. Ce blockbuster des studios Disney - Lucasfilm sera projeté hors-compétition et en avant-première mondiale lors de la 71ème édition du Festival de Cannes, le 15 mai prochain.
Depuis sa création en 2009, le festival Séries Mania n'a cessé de gagner en popularité jusqu'à devenir une véritable référence de la culture télévisuelle. Cette année encore, du 27 avril au 5 mai, le festival nous propose une programmation riche et éclectique, permettant au grand public de (re)découvrir des œuvres venues du monde entier.
Membre du jury de la compétition sous la présidence de Tim Burton en 2010. Benicio del Toro la star aux multiples facettes, a été nommé président du jury de la sélection Un certain regard pour la 71e édition du festival qui se tiendra du 8 au 19 mai.
Avis aux cinéphiles : Martin Scorsese sera au 71e Festival de Cannes. Le réalisateur américain, en pleine post-production de The Irishman, sera honoré du Carrosse d'Or, un prix récompensant les cinéastes influents de notre époque. Il succède ainsi à Clint Eastwood, Agnès Varda et Werner Herzog.
La polémique concernant Netflix au Festival de Cannes a pris fin. Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a décidé d'interdire de compétition officiel les longs métrages produits par la plateforme de streaming américaine.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.