Cannes 2018 : Edouard Baer, maître des cérémonies d’ouverture et de clôture du 71e Festival

Le comédien Édouard Baer endossera le rôle de maitre des cérémonies d’ouverture et de clôture de l’édition 2018, a annoncé l’organisation du Festival de Cannes ce jeudi.

Édouard Baer retrouve le bâton du chef d’orchestre, qu’il avait déjà eu en 2008 et 2009. Il succède à l’actrice italienne Monica Bellucci qui avait officié dans ce rôle lors du festival de cannes 2017, mais aussi à Laurent Lafitte, maître de cérémonie en 2016 et Lambert Wilson en 2015. La cérémonie d’ouverture se déroulera le mardi 8 mai prochain et le thriller en langue espagnole Everybody Knows du réalisateur Asghar Farhadi  (Le Client, Le Passé), porté par le trio Penélope Cruz, Javier Bardem et Ricardo Darin, également en compétition pour la prestigieuse Palme d’Or, aura l’honneur d’ouvrir le bal de la grande messe du cinéma. Rappelons-le, le jury de la compétition officielle sera présidé par l’Australienne Cate Blanchett, celui de la la sélection Un certain regard par Benicio del Toro, tandis que la réalisatrice de Home et de L’Enfant, Ursula Meier, récompensera de la Caméra d’or la meilleure première œuvre présentée en Sélection officielle, à la Semaine de la Critique ou à la Quinzaine des Réalisateurs.

Par le biais d’un communiqué qui ne manque pas l’humour, en parlant de lui à la troisième personne du singulier, Édouard Baer donne le ton de la cérémonie  :

« Après deux magnifiques prestations en 2008 et 2009 qui en ont laissé plus d’un ébahis de bonheur, Edouard Baer revient aux commandes des soirées d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes comme maître de cérémonie, riche de dix années de recherche spirituelle loin des sunlights, de la fureur et du bruit. Cette année encore, il a accepté de faire don de sa magnifique personne pour la plus grande gloire du cinéma mondial, n’ayant rien à gagner dans cette opération sinon quelques rôles conséquents dans des films extrêmement qualitatifs. Il se propose d’apporter à cette soirée d’apparence guindée et embijoutée un regain de goût pour le cinéma, une certaine gaieté décontractée, un plaisir d’être là, bref la vie. Et la modestie d’un homme qui est ravi de vous retrouver. Merci de votre attention. »

Édouard Baer est aussi à l’affiche du prochain film de Bertrand Blier Convoi exceptionnel aux côtés de Gérard Depardieu et Christian Clavier. Les trois comédiens avaient joué dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat sorti en 2002.

La cérémonie d’ouverture sera diffusée le 8 mai prochain sur Canal+, celle de clôture le 19 mai.

Le 12 avril, Thierry Frémaux, délégué général du festival, annoncera la liste des films en sélection (compétition, hors compétition, Un certain regard…)

 

 

Festival

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Newsletter

À ne pas manquer

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

Héros (2007) : Une séquestration sur les nerfs

Et c'est peut-être là que le film trouve sa plus belle idée : faire de la solitude un personnage à part entière, invisible mais omniprésent, qui hante chaque recoin de l'appartement. Pierre Forêt ne cherche pas tant à être aimé qu'à être enfin entendu, et c'est cette nuance qui donne au personnage sa fragilité touchante. On en sort avec l'impression étrange d'avoir ri à des choses qui ne font pas rire, et d'avoir pleuré à des choses qui ne font pas pleurer non plus. Tout le paradoxe de ce Héros, et sans doute sa plus grande force.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Minotaure : nourrir l’ogre

Exilé en France, Andreï Zviaguintsev est de retour, neuf ans après le mémorable Faute d'amour. Reprise de La Femme infidèle de Chabrol, cette chronique d'un adultère virant au drame fait écho à la Russie de 2022 qui entamait alors son "opération spéciale". Analyse d'un film aussi riche que stimulant.

Les Misérables (2026) : Victor Hugo sous anesthésie

Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
Louis Verdoux
Louis Verdouxhttps://www.lemagducine.fr/
Louis Verdoux : Lycéen passant en première économique et sociale, j'ai commencé ma passion cinéphilique avec le film Spider-Man de Sam Raimi, devenu mon super héros préféré. Cependant mon addiction au cinéma s'est confirmé avec deux films, The Dark Knight de Christopher Nolan et surtout Drive de Nicolas Winding Refn que je considère encore comme mon film préféré. En si qui concerne mes goûts, je suis quelqu'un de bon public donc je déteste rarement un film et mes visionnages ne se limite à aucun genre, je suis tout aussi bien tenté par Enemy que par Godzilla. Le cinéma est bien plus qu'un art et j'espère vous le faire partager

Festival Lumière 2026 : Ray Gunn, le miracle de Brad Bird

Avec "Ray Gunn", Brad Bird ressuscite un projet vieux de trente ans dans un polar animé rétro-futuriste où l’héritage du film noir rencontre une société rongée par le racisme, la corruption et les faux-semblants. Entre virtuosité visuelle, richesse thématique et grand spectacle, le réalisateur des Indestructibles signe un bonbon à l’amertume néo-noir, aussi foisonnant que réjouissant.

Festival Lumière 2026 : Peking Opera Blues, Tsui Hark en maestro

Quarante ans après sa sortie hongkongaise, "Peking Opera Blues" arrive enfin dans les salles françaises le 21 octobre, restauré en 4K. Dans le Pékin chaotique de 1913, trois femmes que tout oppose se retrouvent à l’opéra pour une aventure où le vaudeville bouscule le pouvoir. Un classique survolté, tendre et irrésistible, (re)découvert au Festival Lumière 2026, dont Tsui Hark était l'un des grands invités.

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.