Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.
Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.
Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.
Les femmes défilent sur le tapis rouge mais peinent encore à se faire reconnaître pour le talent. La rédaction revient le temps d'un article sur la relation entre le Festival de Cannes et ces femmes.
Que la plus importante manifestation cinématographique mondiale affirme son intention de restaurer l'importance supposément en péril du 7ème Art, rien de plus louable en soit. Que ce même péril soit identifié à l'aune de sa nouvelle accessibilité, voilà qui est déjà beaucoup plus litigieux, et risque bien de réduire à néant les efforts de Frémeaux visant à combattre l’image d’un festival défiant vis-à-vis du grand-public
Les cinéphiles friands de grands classiques du septième art guettent chaque année le programme de Cannes Classics. La sélection de l’édition 2018 vient d’être dévoilée en ce lundi 23 avril 2018.
Que ce soit avec sa rétrospective de la filmographie d'Henri Decoin ou les avant premières de Roma ou High Life, le Festival Lumière 2018 nous aura offert une semaine de cinéma haute en émotion. Petit bilan sur un festival plus rafraîchissant qu'il n'y parait et qui a le mérite de rassembler autour de cette culture du partage du cinéma.
Le Festival Lumière 2018 continue de nous abreuver de cinéma et , comme à son habitude, propose de nous replonger dans des œuvres marquantes du cinéma. Alors que Claire Denis nous présente en avant première son dernier film High Life, c'est avec un immense plaisir qu'on redécouvre son chef d'oeuvre vampirique : Trouble Every Day et sa tortueuse poésie cannibale.
Le Festival Lumière 2018 nous a dévoilé sa deuxième avant première, celle de High Life de Claire Denis. La cinéaste française, inclassable, nous transporte cette fois ci dans un film de science fiction qui n'en est pas forcément un et devient un point d'ancrage fascinant aux thématiques habituelles de la réalisatrice : la représentation du corps et le désir dans sa marginalité.
Le Festival Lumière 2018 regorge de trouvailles et nous réserve bien des surprises. Comme lors de ce lundi 15 octobre, où le dernier film d'Alfonso Cuaron, qui sortira pourtant sur Netflix, nous a été présenté sur grand écran en avant première. Après deux derniers films imposants et suffocants, Alfonso Cuaron rend hommage avec nostalgie et délicatesse aux femmes et au pays (le Mexique) qui ont fait de lui l'homme qu'il est devenu.
Le Festival Lumière 2018 réouvre ses portes du 13 au 21 octobre 2018. C'est avec un immense plaisir que nous allons écumer les salles de cette belle ville de Lyon et découvrir ou redécouvrir des grands artistes. Aujourd'hui, petit éclairage sur Alfonso Cuaron et son style singulier, avec sa mise en scène tentaculaire. Un cinéma qui malgré sa méticulosité et son impressionnante pyrotechnie, met l'humain au centre de son artisanat.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.