Festivals

Deauville 2026 : La Gradiva, la jeunesse pétrifiée

Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes, "La Gradiva" relate le voyage scolaire d'une classe de terminale dans la région de Naples. En transcendant les codes du "teen movie", Marine Atlan brosse le portrait vibrant d’une génération inquiète et sensible. Un drame mélancolique plein de grâce et de poésie.

Deauville 2026 : Teenage Sex and Death at Camp Miasma, la petite mort comme grand art

Une jeune cinéaste queer est engagée pour relancer une franchise horrifique vieillissante et part convaincre l'actrice recluse qui incarnait la survivante du premier film culte. Entre elles naissent fascination, désir et vertige, dans un jeu de miroirs où le genre devient territoire de liberté.

Deauville 2026 : Club Kid, père jusqu’au bout de la nuit

Avec "Club Kid", son premier long-métrage, Jordan Firstman signe une comédie touchante et pétillante, ancrée dans l'effervescence des nuits gays new-yorkaises. Il y campe un père dévasté qui doit apprendre à se reconstruire lorsqu'un fils dont il ignorait l'existence débarque soudainement dans sa vie. Un film lumineux et généreux, qui célèbre avec tendresse le sens des liens humains et la capacité de chacun à se réinventer.

FIFAM 2022 : La Passagère d’Héloïse Pelloquet, le désir n’a pas d’âge

Porté par la beauté solaire de Cécile De France, La Passagère, premier long-métrage de la jeune réalisatrice Héloïse Pelloquet, raconte avec tendresse la naissance du désir entre une femme mariée et son jeune apprenti dans un paysage marin dont la délicate sensualité est propice à la romance.

FIFAM 2022 : A piece of sky de Michael Koch: humanité et nature dans un drame poignant

Présenté en compétition au Festival International du Film d'Amiens (FIFAM), A piece of sky (Drii Winter) de Michael Koch est un drame poignant au cœur d'un village de montage, une alliance magnifique entre nature et humanité où les liens entre les Hommes sont intenses, où l'animal a une place centrale. Un récit de corps, de mort aussi, mais surtout de saisons.

FIFAM 2022 : Rencontre avec l’équipe du film La Passagère d’Héloïse Pelloquet

La première journée du FIFAM 2022 s'est terminée par la projection du film La Passagère d'Héloïse Pelloquet, en présence de la réalisatrice et des comédiens Cécile de France et Felix Lefebvre (découvert dans Eté 85). Le film est autant le récit d'une romance que celui d'une émancipation féminine portée par l'actrice belge. Un film de corps, de travail et surtout de désir et donc de corps à corps. Récit de la rencontre entre le public du FIFAM et l'équipe de La Passagère.

Arras Film Festival jour 6 : Vivre et laisser mourir

Au fond, La France n’est jamais sortie de l’oraison funèbre de Malik Oussekine, ni de l’autre cas beaucoup moins médiatisé de violence policière relaté par le récit. Nos Frangins se révèle un film sur la mémoire bien plus qu'un devoir de mémoire convenu : la différence est de taille, et en fait toute la valeur.

L’Astronaute : Fly us to the moon

Tout ce que L’Astronaute propose de contre-intuitif vis-à-vis du genre abordé sur le papier se révèle d’une évidence absolue de la première à la dernière image. Notamment ce climax qui craque le cryptage du Mac Guffin pour faire la mise au point sur tout ce que le spectateur avait déjà embrassé auparavant.

Houria, de Mounia Meddour : La fièvre aux corps

Houria  s’impose comme une double-confirmation : Mounia Meddour est tout sauf un feu de paille, et Lyna Khoudri l’une des meilleurs choses qui soit arrivé au cinéma français et francophone depuis longtemps.

Arras Film Festival, Jour 4 : Fight the Power

Arras film Festival, Jour 4 : c'est connu, la vie est un combat pour (presque) tout le monde. Mais pour certains, il s'agit d'une réalité quotidienne qui pousse les plus résilients à l'abandon. C'est facile de chanter le poing levé, c'est plus difficile de rester debout quand un adversaire plus grand et plus fort vous coince dans les cordes pour faire chanter les douilles sur vos côtes. La raison du plus fort entraîne la résignation du plus faible, c’est quasiment mathématique.

Programme du 26ème Festival du film « Les Œillades » à Albi

Du 22 au 27 novembre se tiendra à Albi la 26ème édition du Festival du film francophone Les Œillades ayant pour thème la création cinématographique au féminin. Au programme : 29 avant-premières prestigieuses dont 11 longs-métrages en compétition pour le Prix du Public, une sélection de courts-métrages, une section « Reprises » pour redécouvrir les œuvres qui ont marqué l’année 2022, mais aussi une invitation à l’acteur Jérémie Renier et des films de patrimoine d’Alice Guy et Agnès Varda. Le festival proposera également trois expositions photographiques, une table ronde animée par la journaliste et critique Véronique Le Bris ainsi que des séances de dédicace d’ouvrages sur le cinéma.

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

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