Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Il y a soixante-dix ans, un cinéaste japonaise encore peu connu triomphait au Festival de Venise. Il s'appelle Akira Kurosawa. Avec Rashomon, ce dernier rentre dans l'histoire du cinéma mondial en imposant une oeuvre aussi philosophique que dérangeante.
Le cinéma c'est sympa, même quand le film est orienté voire "choquant". Parce que l'art ne fait pas la part des choses entre amour et haine, il nous offre certains de ses enfants qui peuvent certes ne pas être très beaux au demeurant, mais qui recèlent en réalité des qualités incroyables. Il faut voir de tout pour comprendre, car sans curiosité c'est tout de suite moins marrant.
Bullet Train propose un concentré d'action, de violence et d'humour noir servi avec une atmosphère japonaise savoureuse. Huis clos ferroviaire où surgit un véritable nid d'assassins, le film lance un jeu de piste meurtrier au sein du train le plus rapide au monde. Malgré ses longueurs verbeuses, Bullet Train offre un divertissement très délirant et plutôt convaincant avec un Brad Pitt sous stéroïdes.
« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.
Les Nuits de Mashhad fait partie de ces films qui vous hantent. Le genre d'oeuvre coup de poing dont on se remet difficilement. En revenant sur l'une des affaires criminelles les plus médiatisées d'Iran, Ali Abbasi conçoit une oeuvre qui alterne entre le thriller social et le documentaire politique sur la condition des femmes (de tous les pays). Nécessaire.
Cinq ans après la comédie dynamique qu'a été En Liberté !, Pierre Salvadori revient avec une nouvelle petite bombe ou plutôt La Petite Bande. Un film d'enfance, de combat, de délires qui raconte la joie d'être ensemble. Un film avec des enfants, mais sans niaiserie, bref un grand film sur l'enfance.
Devenu l'objet de moqueries après son rôle de bouffon dopé aux hamburgers dans Avengers Endgame, il était grand temps que le Dieu du Tonnerre subisse un petit ravalement de façade à l'aune de son 4ème film en solo, une première chez Marvel. Et c'est la tête pensante du dernier opus de la saga, Taika Waititi, qui revient insuffler tout son humour, sa désinvolture et ses envies de cinéma régressives à ce bien-nommé Thor Love And Thunder. Le tout pour un résultat pas loin de la catastrophe tant il agit en redite poussive, désincarnée et faussement cool de Thor Ragnarok.
Cinéaste cinéphile, Edgar Wright façonne depuis « Shaun of the Dead » une filmographie incontournable. Sa clé réside en une vision du monde dont le maître-mot est fusion.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »