Cinéma

Obsession – L’amour (terriblement) ouf

Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

La Grande Extase du sculpteur sur bois Steiner (1974) de Werner Herzog : le temps suspendu

A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.

De la nurse volante au chat espion : Robert Stevenson chez Disney

Dans le cadre de notre rétrospective consacrée à Disney, LeMagDuCiné se penche aujourd'hui sur le réalisateur Robert Stevenson qui, pendant une vingtaines d'années, réalisera des films (et des épisodes de la série Zorro) pour la fameuse firme. Au programme : une nurse volante, une coccinelle sportive, un chat espion, un pirate fantôme, une apprentie sorcière, quelques expéditions et beaucoup de magie.

En corps : danser encore et encore

En corps est le nouveau film de Cédric Klapisch. Le réalisateur y filme une danseuse blessée qui doit réapprendre à vivre et à danser. Elle doit surtout accepter de se réapproprier un corps habitué à travailler la danse d'une certaine manière et faire entrer la douleur, la perte dans sa vie, quitte à réintroduire des figures délaissées et faire une rencontre déterminante avec elle-même. Une œuvre intense qui laisse aussi la part belle aux personnages (aux clowns !) secondaires comme Klapisch les affectionnent depuis Le Péril jeune.

Retour à Reims de Jean-Gabriel Périot : au cœur du Monde ouvrier depuis les années 50

En 1h23 Jean-Gabriel Périot parcourt en archives une histoire intime et politique du monde ouvrier français depuis la libération. A travers un texte de Didier Eribon et sur la voix off d'Adèle Haenel, un récit humain, dense et ambitieux se tisse dans un grand film documentaire.

Hercule (1997): dessous d’une BO originale

Sorti aux Etats-Unis le 13 Juin 1997, Hercule est l’un des long-métrages disney les moins cités par le public. Ni les personnages, ni les...

Le Grand Silence : un western italien hors norme

Au-delà de son pessimisme haletant et de son dénouement exceptionnel, Corbucci signe un western italien d’une très grande beauté formelle.

Mortelle randonnée : Je vous salue Marie

Mortelle randonnée est sûrement le thriller le plus pessimiste du cinéma français. Ceci s'explique peut-être par son histoire. En mettant en scène un détective qui se prend d'affection pour une tueuse en série, en qui il voit sa fille disparue, Claude Miller et Michel Audiard tapait dans le mille (du désespoir cinématographique). L'oeuvre, aujourd'hui culte, a pourtant longtemps souffert d'une mauvaise réputation. Ceci s'explique par le caractère volontairement art et radical du film. L'équipe technique a, en effet, composé une oeuvre unique en son genre, situé aux confins du film (très) noir et du film fantastique, le tout saupoudré d'un soupçon d'humour caustique. Un chef-d'oeuvre à (re)voir de toute urgence.

Eaux profondes, d’Adrian Lyne : liaisons fatales

Renouant avec la veine du thriller érotique qui l’a rendu célèbre, Adrian Lyne en livre une version atone et à peine incarnée, notamment par un Ben Affleck complètement sorti de sa zone de confort. Eaux profondes est le premier film érotique produit par Disney (via 20th Century Studios) depuis un autre fameux navet, Color of Night, en 1994. Espérons que ce soit le dernier.

Bruno Reidal : Confession d’un (jeune) homme dangereux

Bruno Reidal est un film policier qui (d)étonne dans le paysage cinématographique actuel. L'oeuvre délaisse l'enquête policière au profit de l'introspection intime. En donnant la parole au meurtrier plutôt qu'aux enquêteurs, Vincent Le Port subvertit sciemment les codes classiques du polar. Placée sous le signe de la subjectivité, la narration évite cependant tout manichéisme. Le cinéaste invite son public à la réflexion. Car, si la confession du meurtrier n'annule pas le crime, elle déplace, néanmoins, le regard du spectateur en l'obligeant à considérer l'homme derrière le monstre.

Newsletter

À ne pas manquer

« L’Oiseau chanteur » : violences silencieuses

Dans "L’Oiseau chanteur", Désirée et Alain Frappier plongent le lecteur dans un univers où les prénoms disparaissent, où les gestes d’amour se font rares et où la peur dicte l'existence. Dans ce roman graphique dur mais poétique, ils racontent une enfance marquée par la maltraitance, l’inégalité et la domination familiale, tandis se traduisent ces blessures en un somptueux noir et blanc, créant un récit à la fois dérangeant et profondément émouvant.

« Pour qui sonne le glas » : l’ombre de la guerre

En 1940, Ernest Hemingway publiait "Pour qui sonne le glas", un roman inspiré de ses années de correspondant en Espagne, où l’amour et la mort se mesurent à l’aune de la guerre civile. Aujourd’hui, Jean-David Morvan et Pierre Dawance transposent ce chef-d’œuvre dans un roman graphique qui conjugue fidélité au texte et audace visuelle.

« L’Odyssée » renaît dans une édition collector

À l’approche de l’adaptation cinématographique annoncée par Christopher Nolan, "L’Odyssée" d’Homère s’offre une nouvelle vie éditoriale. Les éditions La Découverte republient en effet la traduction de Philippe Jaccottet dans une version collector. Une manière de rappeler qu’Ulysse n’a jamais cessé de voyager parmi nous.

« Cheyenne » : au cœur des grandes plaines

À travers les teintes délicatement délavées d’une aquarelle, Patrick Prugne nous immerge dans un monde états-unien où l’immensité des plaines annonce un terrible massacre. Juin 1864 : deux frères métis, Charley et George Bent, rentrent au ranch familial du Colorado après avoir été prisonniers de l’armée de l’Union. Entre un père médiateur respecté par les tribus cheyennes et une mère amérindienne restée au cœur de sa communauté, ils se trouvent à un carrefour existentiel, dans un territoire gorgé de violence sourde.

« FIFA Connection » : Gianni Infantino, plus que le football ?

Dans "FIFA Connection", le reporter Simon Bolle dresse le portrait d'un dirigeant hors norme : un fils d'immigrés devenu ami des autocrates, chef d'état fantôme d'une organisation plus puissante et opaque que jamais.