Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.
Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.
"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Quand un réalisateur mythique s’attelle à l’adaptation d’une nouvelle policière sombre et pessimiste, il produit un polar désabusé annonciateur de ce qu’allait être la décennie suivante au cinéma.
Désirant faire à la fois un film nostalgique personnel (à l'instar de Licorice Pizza et Armageddon Time) et une lettre d'amour au cinéma (tels Babylon et The Fabelmans), Sam Mendes se montre un chouïa boulimique. Empire of Light veut traiter tellement de sujets qu'il en devient artificiel et sans émotion.
Adonis Creed est de retour, et cette fois, Rocky n'est pas là. Signe de cette prise d'indépendance de cette franchise spin-off, c'est Michael B. Jordan lui-même qui se charge de la réalisation. Et pour un premier film, l'acteur s'en sort avec les honneurs.
Genki Kawamura adapte son propre roman pour N’oublie pas les fleurs, ce film tout en délicatesse, qui traite de la mémoire et de l’oubli, ainsi que des souvenirs sur lesquels notre cerveau règne en maître, au détriment de nos sentiments…
Verlaine définissait la poésie comme « de la musique avant toute chose ». La réalisatrice finlandaise Aino Suni réinvente le geste du poète. Son premier long-métrage Pulse est une petite bombe rythmée par des couleurs pop et acidulées. De quoi séduire la nouvelle génération.
Dans le cadre de notre cycle consacré aux addictions, nous nous penchons, une fois n'est pas coutume, sur la bande dessinée. Trois parutions récentes permettent d'en évoquer la teneur et les représentations, dans des domaines et avec des procédés qui peuvent fortement varier.
La Syndicaliste revient, à partir du livre de Caroline Michel-Aguirre, sur l'histoire incroyable mais vraie de Maureen Kearney (interprétée à l'écran par Isabelle Huppert), syndicaliste chez Areva, dont la parole est remise en cause après une agression subie à son domicile. Une agression à laquelle personne ne croit et qui l'entraîne dans un véritable cauchemar filmé par Jean-Paul Salomé comme un thriller, sans verser dans le spectaculaire outrancier .En salles depuis le e1r mars 2023.
Un premier long-métrage envoûtant et saisissant sur des adolescents perdus et amoureux. Elena López Riera fait d’El Agua une chronique merveilleuse, à mi-chemin des légendes urbaines et de la réalité.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »