Annoncé comme l’une des sensations horrifiques de 2026, Obsession séduit par son atmosphère malaisante, sa mise en scène maîtrisée et l’interprétation impressionnante d’Inde Navarrette, sans être totalement à la hauteur de sa réputation.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
A l’aide d’une caméra 16 mm haute vitesse, Herzog filme merveilleusement bien ce qui, dans ce sport atypique, constitue son vrai centre d’intérêt : ces instants où, suspendu dans l’air, le skieur défie le temps et l’espace. Loin de l’ingrate « solitude » du coureur de fond, le sauteur à ski est un rêveur qui offre son extase en spectacle.
Mais un remake c’est quoi ? La question se pose tant ce terme peut envelopper bien d’autres pratiques que celle classique dite de refaire, et non de refaisage, qui est « une opération consistant à laisser tremper les peaux dans des cuves contenant le tan pendant un mois à un mois et demi ». On fait les vannes qu’on peut.
Radio Metronom s’appuie sur une trame scrupuleusement documentée de violence de la Securitate de Ceausescu pour raconter l’histoire d’Ana, son coming of age, ses amours et amitiés, truffées de trahison et de fidélité, de passion et d’empathie. Un bon début pour 2023…
Michelangelo Merisi naît à Milan ou Caravaggio, dans le nord de l'Italie, le 29 Septembre 1571. Sa famille n'est ni pauvre comme il a longtemps été prétendu, ni riche. Le père est contremaître, ce qui met la famille à l'abri financièrement. Mais la peste frappe Milan de plein fouet, ente 1575 et 1577. Michele perd ses parents dans cette tragédie. Les biographes de sa vie lui attribuent un caractère belliqueux et querelleur depuis sa jeunesse, qui lui valent déjà des plaintes.
Tirailleurs est le deuxième film de Mathieu Vadepied, après La Vie en grand en 2014. Le réalisateur décide d'aller du côté de l'intime avec ce récit sur les tirailleurs sénégalais de la guerre 14. L'histoire d'un père et de son fils dont la vie et la relation basculent après que l'enfant est kidnappé et le père enrôlé "volontaire". Ce dernier a alors un seul objectif : sortir son fils vivant du front, quitte à en payer le prix fort.
Après avoir mis en scène les fantômes de sa vie au théâtre avec Le Ciel de Nantes, Christophe Honoré parle de deuil et de renaissance dans Le Lycéen. Il raconte l'histoire d'un adolescent confronté à la mort de son père et à son désir, qui devra choisir s'il renonce ou non à l'amour, car après tout comme le réalisateur l'a écrit pour Alex Beaupain : "J'ai l'amour en haine /L'amour rend si bête / Aimons-nous à peine/ La vie La vie c'est bien mieux /Sans ce baratin" ...
Trois ans après A Couteaux Tirés, Rian Johnson et son détective Benoit Blanc reviennent sur nos écrans. Cette fois sur Netflix, le cinéaste prolonge sa déconstruction du genre, qu'il avait bien entamée dans son premier opus. En résulte un film dans la continuité de son modèle, mais qui pousse les curseurs plus loin, à la fois pour le meilleur et le pire.
« - Viens, viens, Telpochtli ! C’est ton jour, c’est ta fête !
- De qui parle-t-elle ? Qui est ce Telpochtli ?
- Cela veut dire le Jeune, padre. C’est l’un des noms du Miroir qui Fume.
- Le Miroir qui Fume ? Qu’est-ce que cela ?
- L’un des anciens dieux, padre. Le plus terrible de tous, Tezcatlipoca, le Seigneur du Proche et du Lointain, l’Ennemi des Deux côtés. C’est sa fête aujourd’hui. »
« Il a produit de sa poche gauche un paquet de Soleil Levant. Ce que le ravitaillement nous réserve de temps à autre, ce sont des Milan d’or, et pour ce qui est de ces Soleil Levant, à cause de la présence de feuilles de grande renouée, je ne pourrais affirmer qu’elles sont bonnes, avec la meilleure volonté du monde ; cependant, une bouffée de leur fumée me procure une sensation de nicotine jusqu’au bout des doigts et un agréable fourmillement gagne tout mon corps. C’est bien là la plus grande jouissance du fumeur. Je sais comment m’en procurer. Il suffit de bourrer de riz perlé un paquet vide de ces Soleil Levant puis d’aller se tenir devant le débit de tabac du coin, d’attendre le moment où les passants ont disparu pour mettre prestement le paquet sous le nez de la buraliste. La seconde d’après le riz a été escamoté au profit de tabac. »
« - MONSIEUR FELIX !!
- Sonia. Quel soulagement de vous voir… J’ai appris que vous aviez perdu votre appartement… Je me suis fait tant de souci ! Vous avez trouvé quelqu’un pour vous accueillir ?
- Oui… VOUS DEVEZ NOUS AIDER, MONSIEUR FELIX !
- C’est trop tard, Sonia… Ce n’est plus en mon pouvoir… Je vous avais dit d’écrire une lettre
- Faites-moi rencontrer les Oracles !!
- Comment ça, les Oracles ?
- Je sais que vous les connaissez ! Ils peuvent réintégrer mon dossier !
- Les Oracles ne s’occupent pas de cas individuels… Et vous avez été radiée de tout, je ne pense pas qu’ils…
- Mais j’ai changé !! Je me suis levée !
- Vous êtes resplendissante, Sonia. »
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.