Films Classiques

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Leaving Las Vegas : le pacte des naufragés

Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.

Les Cloches des profondeurs (1993) de Werner Herzog : la foi dans tous ses états

Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.

Silence, de Masahiro Shinoda, la foi et la douleur

Adapté du même roman qui avait donné le film de Martin Scorsese en 2018, Silence a été réalisé par Masahiro Shinoda en 1971 et est resté inédit en France jusqu'à présent. Il sort enfin sur nos écrans le 19 juin 2019, l'occasion de voir ce très beau (et douloureux) film qui pose de nombreuses questions sur l'identité, la foi, l'universalité des valeurs...

Le Congrès d’Ari Folman : la numérisation du cinéma

Le Congrès n’est pas la suite de Valse avec Bachir mais en est une belle continuité. Une continuité, parce qu’Ari Folman accentue son introspection mémorielle et la matérialisation des traumas qui peuvent guider les hommes et les femmes à sombrer dans une certaine forme de néant.

Hair, de Milos Forman, l’utopie chantante

En adaptant, dix ans plus tard, la comédie musicale hippie Hair, de Rado, Ragni et McDermot, le cinéaste d'origine tchèque Milos Forman fait un film à la fois personnel et respectueux de l'utopie hippie.

Bloody Sunday #7 – Ninja Scroll de Yoshiaki Kawajiri

Quand on parle de japanimation, le premier nom qui vient en tête est Ghibli. Pourtant d'autres studio ont su marquer les esprits au travers de contenus plus adultes, et c'est le cas du studio Madhouse. Si l'un de ses représentants les plus iconiques est le regretté Satoshi Kon, Yoshiaki Kawajiri n'est pas en reste. Avec Ninja Scroll, il accouche d'une oeuvre violente où un rônin se voit aux prises avec un panthéon de démons tous plus puissants les uns que les autres.

« Le Voleur de bicyclette » : l’Italie d’après-guerre de Vittorio De Sica

"Le Voleur de bicyclette" est une œuvre plurielle. Elle pose les jalons du néoréalisme italien, narre le quotidien désenchanté de l'après-guerre, met en exergue des comédiens amateurs, décrypte des liens filiaux distendus et propose une vue panoptique de la ville de Rome. Vittorio De Sica y fait étalage de toute l'ampleur de son cinéma.

Elephant, d’Alan Clarke : impossible de le manquer dans un couloir

Dix-huit scènes répètent un seul et même procédé pendant 39 minutes de ce moyen métrage, réalisé pour la BBC et produit par Danny Boyle en 1989. Un plan large, un homme qui marche, suivi caméra à l'épaule, de dos ou ¾ dos, un meurtre, un mort.

Amarcord, de Federico Fellini : « Je me souviens… »

Revoir Amarcord construit comme un "Je me souviens" cinématographique c'est convoquer le monde magique et déformant de l'adolescence.

L’Arche russe, de Sokourov : sur les flots du temps, de l’histoire et de l’art

Plus qu'un simple exploit technique, L'Arche russe est un extraordinaire film sur la Russie et sur Saint-Pétersbourg en particulier, une mise en scène de la fluidité du temps, une réflexion sur l'histoire et l'art, et un dialogue sur la spécificité culturelle de la Russie.

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« L’Origine de l’humour » : l’homme qui inventa la blague

Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.

« Les Saiyans (Tome 3) » : tour de force

Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.

« Mussolini – Avanti Popolo » : le Duce au bord du vide

Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.

« Agnès la Chevaleresse » : la fantasy à la langue bien pendue

Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.

« La Vie extraordinaire d’Arizona Joe » : l’Amérique au carrefour des fortunes

À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.