Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.
Trente ans ont passé. Las Vegas brille toujours autant, et "Leaving Las Vegas" aussi. Le film de Mike Figgis revient hanter les salles dans une version restaurée en 4K avec la même force d'impact, la même noirceur. On serait tenté de croire que le temps l'a rendu plus supportable. Il n'en est rien. La blessure est intacte, et l’admiration aussi.
Qu’il le fasse en tant que créateur ou d’observateur, Werner Herzog a consacré sa carrière à sa passion pour les êtres vivant aux marges du possible. Visionnaires ou mégalomanes déments, aventuriers ou marginaux, peu importe, le cinéaste les observe avec une curiosité insatiable.
Bonne chance, de Sacha Guitry, est l'une des comédies romantiques les plus lubitschiennes du cinéma français. Un film qui manie la langue et les sous-entendus pour mieux faire voler en éclats les limites de la morale, de la tradition et des mœurs de toute une époque.
Ancien boxeur lui-même, créateur du film noir, John Huston réalise un film magnifiquement humain, drame social dans une Amérique des paumés et des laissés-pour-compte où tout espoir de réussite semble impossible. Cela lui permet de dépouiller le film de boxe des lieux communs dans lequel il commençait à se figer. Fat City, La Dernière chance, est un film remarquable et injustement méconnu, à découvrir.
"C'était Farès ? C'est effarant !", "Mais Salomon, vous êtes juif ?", "Attention, Rabbi Jacob il va danser" : prêts à replonger dans une cuve de chewing-gum, à échapper à des tueurs et à danser dans les rues de Paris ? Les Aventures de Rabbi Jacob ressort sur les écrans le 10 juillet en copie restaurée.
Dans l'ombre de Dario Argento ou de Mario Bava, le giallo a plusieurs pépites méconnues à nous faire découvrir. C'est le cas de l'énigmatique Mais...qu'avez vous fait à Solange ? de Massimo Dallamano qui exploite les codes du giallo parfois jusqu'à l'extrême.
L'extraordinaire Vittorio Gassman nous embarque dans sa Lancia décapotable à travers l'Italie des années 60 et c'est parti pour un des chefs d’œuvre de la comédie italienne signé Dino Risi.
Avant de connaître la gloire avec sa trilogie de fantasy, Peter Jackson jouait les sales gosses aux travers de délires gores dans les années 80. Dans le tas, on retrouve les Feebles, variation trash des Muppets où des marionnettes s'adonnent aux pires vices imaginables dans une avalanche d'humour cachant une critique corrosive du monde du showbiz.
A travers les thèses du procureur de La Nouvelle Orléans, Jim Garrison, qui reste le seul à avoir intenté un procès au sujet de l'affaire Kennedy, Oliver Stone nous propose sa vision de l'assassinat du 35ème président américain en un thriller politique haletant au casting prodigieux.
Dimanche, c'est classique ! Aujourd'hui, nous replongeons dans l'un des plus grands films du septième art : La Dolce Vita de Federico Fellini. Une œuvre sur l'échec, sur le désespoir latent d'une mondanité qui fait tout pour combler le vide existentiel qui la ronge.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.