Exploration à bas bruit des frontières de la rationalité humaine ? Faille spatio-temporelle où l’Homme quitte le sentier d’un destin médiocre ? Pas de doute, le cinéma de Herzog est déjà en place.
Troisième collaboration entre Stanley Donen et Audrey Hepburn après "Drôle de frimousse" et "Charade", "Voyage à deux" suit un couple à différents moments de sa vie à travers un récit fragmenté. Le film fait de la mémoire amoureuse son véritable moteur narratif, entre instants de grâce et fissures plus discrètes.
Le succès a été instantané au box-office pour le "Mortal Kombat" de Paul W. S. Anderson, dont la bisserie n'a pas fait l'unanimité. Le film n'a pas été épargné par le bras de fer entre le réalisateur et les producteurs, mais continue de fasciner par certaines idées et séquences qui rendent hommage au cinéma d'action hongkongais, tout en composant avec les motifs du jeu vidéo. Le miracle ne s'est pas réalisé deux fois cependant, avec cette "Destruction finale", qui trahit à peu près tout ce qui plaisait dans le premier opus et aux joueurs inconditionnels de la franchise — une promesse brisée, symptôme d'une suite qui n'a jamais su décider ce qu'elle voulait être.
Avant de connaître la gloire avec sa trilogie de fantasy, Peter Jackson jouait les sales gosses aux travers de délires gores dans les années 80. Dans le tas, on retrouve les Feebles, variation trash des Muppets où des marionnettes s'adonnent aux pires vices imaginables dans une avalanche d'humour cachant une critique corrosive du monde du showbiz.
A travers les thèses du procureur de La Nouvelle Orléans, Jim Garrison, qui reste le seul à avoir intenté un procès au sujet de l'affaire Kennedy, Oliver Stone nous propose sa vision de l'assassinat du 35ème président américain en un thriller politique haletant au casting prodigieux.
Dimanche, c'est classique ! Aujourd'hui, nous replongeons dans l'un des plus grands films du septième art : La Dolce Vita de Federico Fellini. Une œuvre sur l'échec, sur le désespoir latent d'une mondanité qui fait tout pour combler le vide existentiel qui la ronge.
Adapté du même roman qui avait donné le film de Martin Scorsese en 2018, Silence a été réalisé par Masahiro Shinoda en 1971 et est resté inédit en France jusqu'à présent. Il sort enfin sur nos écrans le 19 juin 2019, l'occasion de voir ce très beau (et douloureux) film qui pose de nombreuses questions sur l'identité, la foi, l'universalité des valeurs...
Le Congrès n’est pas la suite de Valse avec Bachir mais en est une belle continuité. Une continuité, parce qu’Ari Folman accentue son introspection mémorielle et la matérialisation des traumas qui peuvent guider les hommes et les femmes à sombrer dans une certaine forme de néant.
En adaptant, dix ans plus tard, la comédie musicale hippie Hair, de Rado, Ragni et McDermot, le cinéaste d'origine tchèque Milos Forman fait un film à la fois personnel et respectueux de l'utopie hippie.
Quand on parle de japanimation, le premier nom qui vient en tête est Ghibli. Pourtant d'autres studio ont su marquer les esprits au travers de contenus plus adultes, et c'est le cas du studio Madhouse. Si l'un de ses représentants les plus iconiques est le regretté Satoshi Kon, Yoshiaki Kawajiri n'est pas en reste. Avec Ninja Scroll, il accouche d'une oeuvre violente où un rônin se voit aux prises avec un panthéon de démons tous plus puissants les uns que les autres.
"Le Voleur de bicyclette" est une œuvre plurielle. Elle pose les jalons du néoréalisme italien, narre le quotidien désenchanté de l'après-guerre, met en exergue des comédiens amateurs, décrypte des liens filiaux distendus et propose une vue panoptique de la ville de Rome. Vittorio De Sica y fait étalage de toute l'ampleur de son cinéma.
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.