En 2025, le cinéma a révélé une vitalité rare : entre gestes d’auteurs affirmés, récits intimes, propositions radicales et nouvelles voix, l’année compose un paysage foisonnant où mémoire, doute et réinvention se croisent sans cesse. À travers ce top, la rédaction du Mag du Ciné dresse un état des lieux du cinéma contemporain, entre œuvres marquantes, visions singulières et explorations formelles qui témoignent d’un art toujours en mouvement.
Entre rêve et réalité, le cinéma nous offre des scènes suspendues qui fascinent et subjuguent. De Huit et demi à Edward aux mains d’argent, de Life of Chuck à Le Vent se lève, ce dossier explore l’imaginaire et l’onirisme des grands auteurs, où la magie des images nous émerveille et nous surprend.
Découvrez les nombreux clins d'œil et références cachées dans Beetlejuice Beetlejuice de Tim Burton, un hommage à ses films iconiques. Un décryptage détaillé des allusions et hommages qui ravira les fans de longue date et les nouveaux venus
Hollywood, qui avait plutôt l'habitude de se partager l'espace, a commencé à se le disputer dans une guerre qui compte déjà quelques victimes. La Mecque du cinéma ressemble désormais à un épisode de Fast and Furious : trop d'anciens personnages, trop de nouveaux, et pas assez de temps pour donner à manger à tout le monde.
Une chose est sure: pour de bonnes ET/OU de mauvaises raisons, cet été 2023 risque bien de rester dans les annales, voir de marquer un avant et un après.
De cette absence de contrôle absolu sur le temps, le plan séquence s'est nourri de ces besoins de voir des « morceaux de temps à l'état pur » sans coupure, sans intervention dirigiste construisant une histoire schématique. La chasse aux champs/contre-champs est ouverte : le spectateur n'attend plus la fin d'un plan, surpris, mais attend qu'un plan inverse le rôle et joue la surprise d'un moment suspendu, ouvert à toutes les possibilités, même le silence.
La magie du cinéma repose sur de nombreux éléments, et la mise en scène en est l'un des plus essentiels. C'est à travers cet art de la composition visuelle que les réalisateurs façonnent leurs films, donnent corps à des histoires et créent des séquences mémorables. Explorons quelques notions-clés de la mise en scène au cinéma.
Xavier Dolan est un cinéaste rempli de manies, de manières et au cinéma plein d'exercices de style poétiques. Le ralenti en est l’emblème qu'il sublime car il en fait un outil au service de l'émotion, qu'elle soit soulignée ou qu'elle attende d'exploser. Petite analyse à travers quelques films du réalisateur québécois.
Dans le cadre de notre cycle consacré aux addictions, nous nous penchons, une fois n'est pas coutume, sur la bande dessinée. Trois parutions récentes permettent d'en évoquer la teneur et les représentations, dans des domaines et avec des procédés qui peuvent fortement varier.
Le nouveau millénaire s’ouvre sur une bombe cinématographique. Elle s’appelle Requiem for a dream. Le détonateur se nomme quant à lui Darren Aronofsky. Voilà dix ans que le réalisateur a débuté dans le septième art. Son premier court-métrage Supermarket Sweep sort en 1991. Il faudra sept ans au jeune cinéaste pour réaliser premier long – sobrement intitulé Pi – qui s’inscrit dans la veine du thriller paranoïaque. En adaptant le roman éponyme de Hubert Selby Jr, Darren Aronofsky change de registre tout en conservant les codes du film à suspense.
Sorti en 2013 dans les salles obscures, le film Her réalisé par Spike Jonze a fait l’effet d’une bombe et a reçu le prix du meilleur scénario original aux Oscars. Romantique, dramatique et lyrique, Her nous plonge dans une société futuriste où la technologie et les humains cohabitent main dans la main. Spike Jonze nous entraîne dans un tourbillon d’émotions et offre aux spectateurs un regard original et tendre sur l’amour à l’heure du virtuel. Nous suivons le quotidien et l’histoire passionnée de Theodore, incarné par Joaquin Phoenix et Samantha, l’Intelligence Artificielle dont notre personnage principal tombe éperdument amoureux, incarnée par la voix sulfureuse et envoûtante de Scarlett Johansson. Spike Jonze propose une mise en scène et une histoire interpellantes où l’amour est le sujet principal à tel point qu’on pourrait presque parler d’addiction. Analyse.
Les 28 Hommes de Panfilov est, a priori, un film de guerre plutôt réussi, offrant une belle tension dramatique et quelques scènes impressionnantes. Gros succès en Russie, le film raconte une histoire connue et très populaire dans ce pays. Mais le film va aussi se retrouver au centre d’une polémique qui met en lumière l’utilisation politique de l’histoire.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.