Dossiers

Gojira, l’enfant des cendres #03 – Fabriquer Godzilla

Godzilla (1954) ou comment la Tōhō a fabriqué le roi des monstres en trois mois. Costume de latex, Tokyo miniature, rugissement d’Akira Ifukube, puis lecture du film comme miroir d’Hiroshima, réception et naissance du kaijū eiga avec Ishirō Honda, Eiji Tsuburaya et Tomoyuki Tanaka.

Gojira, l’enfant des cendres #02 – Le Projet G

En avril 1954, la Tōhō perd un film et en gagne un autre. D’une idée griffonnée par Tomoyuki Tanaka dans un avion naît le « Projet G », classé secret. Entre Ishirō Honda, Eiji Tsuburaya et Shigeru Kayama, découvrez comment Godzilla prend forme en six mois, de l’auberge de Shibuya au premier clap.

Gojira, l’enfant des cendres #01 – Le soleil couchant de l’empire

Né en 1954 des bombes et de la peur atomique, Godzilla est aussi l’histoire d’un pays. Des navires noirs de Perry en 1853 à l’essai de Bikini, en passant par l'ère Meiji, la guerre du Pacifique, Hiroshima et l’Occupation américaine, retrouvez le contexte qui a donné naissance au roi des monstres.

Still Life de Jia Zhangke : drames humains et destructions matérielles

Présenté à Venise en 2006, Still Life est reparti avec un Lion d'Or. Jia Zhangke a reçu cette récompense des mains de la présidente de la 63e édition de la Mostra, Catherine Deneuve. Le film, qui résonne comme un documentaire autour de la construction du barrage des Trois Gorges, est une fiction ancrée dans le réel. Une fiction autour de l'argent roi où s'écrivent deux destinées qui ne se croisent jamais. Deux histoires d'amour contrariées qui s'étiolent en même temps que des villages menacent d'être submergés et des bâtiments sont détruits à l'écran. Une histoire de la Chine autant qu'une fiction sans illusion sur l'amour.

Sans toit ni loi, le film qui brise les 4 murs

La frontière entre fiction et documentaire n'a jamais été aussi poreuse à l'écran. Film d'enquête, de fiction, de personnes et de personnages, Sans toit ni loi brocarde qu'une jeune clocharde morte dans un champ en plein hiver n'est pas un sujet.

Béatrice Dalle, flamme libre

Béatrice Dalle incarne depuis les années 80 une liberté absolue et hors norme qui la rend unique dans le cinéma français. Portrait d’une ultra-moderne tragédienne dévorant la vie à pleines dents.

La Bataille d’Alger (1966) de Gillo Pontecorvo : le Lion d’or controversé avant l’éclipse politique

Symbole d’une décennie contestataire et fortement politisée, dominée par l’intelligentsia d’extrême-gauche, le Lion d’or attribué en 1966 à La Bataille d’Alger de l’Italien Gillo Pontecorvo secoua la Mostra de Venise et provoqua le rejet et l’indignation de la délégation française. Un demi-siècle après la sortie du film, alors que l’Algérie alimente à nouveau les débats, le revoir comme œuvre filmique et objet politique est à la fois passionnant et nécessaire.

Atlantic City, lieu d’échouage des paumés sans avenir

Lion d’or 1980, ex aequo avec le Gloria de Cassavetes, Atlantic City est un film en équilibre entre film noir et drame social, montrant...

La Party (1968) de Blake Edwards : l’invité surprise

Que se passe-t-il lorsqu’un comédien indien, incorrigible gaffeur, est invité par erreur à un dîner huppé organisé par un ponte des studios hollywoodiens ? Une avalanche de catastrophes, pardi ! La Party demeure encore aujourd’hui un témoignage révélateur sur ce que l’on peut obtenir d’un artiste indomptable lorsqu’on lui offre un terrain de jeu favorable et le moins possible de règles…

Quand la Fête couvre la Faucheuse: Scream

  Dans certains long-métrages, la fête peut être le lieu du crime, mais ce qui est intéressant dans Scream est que la fête n’est plus un événement du schéma narratif mais qu’elle devient le cadre spacio-temporel de celui-ci. En somme, la fête n’est pas un événement déclencheur, ni le climax ou le dénouement, mais tout cela en même temps : Sidney Prescott va à la fête, donc elle déclenche la rage meurtrière du Masque, elle vit des péripéties qui ont avoir de près ou de loin avec le meurtrier, et quasiment tous les événements majeurs de l’histoire se déroulent à cette dite fête.

Spring Breakers de Harmony Korine : la fête des sens

Spring Breakers de Harmony Korine est un film clivant qui s’appuie sur des bases trop peu consensuelles pour plaire à tout le monde. En faisant l’apologie du Spring break, une fête plutôt excessive et assez vide de sens, il réussit pourtant à dépeindre une jeunesse américaine en perte de vraies valeurs tout en donnant à voir une certaine forme de joie pure, d’amusement absolu qui n’est pas désagréable à suivre.

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Pensionnaires : un sacré Gaillard !

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