Critiques films

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Sorda : des liens au-delà du silence

Après son court-métrage éponyme, Eva Libertad étend l'histoire de "Sorda". Un nouvel opus nécessaire qui interroge la parentalité, dans le bruit du silence.

The Flash, un film à deux vitesses

Annoncé en 2014, outragé, martyrisé, presque annulé, The Flash arrive enfin sur nos écrans, près de 10 ans après son annonce. Le super héros le plus rapide de l’univers DC aura pris du temps, trop pour que ce soit bon signe. Entre temps, le DCCU en a fait du chemin, ou plutôt, il a trébuché et roulé sur une longue pente glissante, pour atterrir le plus souvent dans les abysses de la médiocrité. Alors, après moultes échecs, Warner a décidé d’arrêter le massacre. C’est donc vers un reboot complet que nous nous dirigeons, scénarisé et chapeauté par James Gunn, afin d’apporter de l’ordre et de la cohérence à tout ceci. The Flash, avant dernier film du Snyder Verse se doit donc de convaincre en solo, le destin de l’univers étant scellé. Réussi ?

Détective Conan : Le Sous-marin noir, Volte-face

26e épisode d'une série de films qui, malgré de nombreux apartés, approche d'une confrontation finale que les fans du shōnen sur fond de polar apprécieront particulièrement. Détective Conan : Le Sous-marin noir est une belle expérience qui laisse autant de place à l'action qu’aux éléments dramatiques que l’on émiette soigneusement. Cette nouvelle affaire promet ainsi d’être une aventure titanesque, chargée en émotions et en déductions.

Carmen : corps à corps entre sublime et tragique

Certaines œuvres font totalement appel à nos sensibilités propres et à nos affects, à ce qu’il y a enfoui au fond de nous. Carmen est clairement de celles-là et il est fort probable que le premier long-métrage du chorégraphe français Benjamin Millepied fascinera et envoûtera des spectateurs, comme il est également possible qu'il en laisse certains sur le carreau voire même qu’il en indiffère ou agace d’autres.

Whaou ! de Bruno Podalydès : quand l’effet ne prend pas

Whaou ! est une comédie sans surprise qui se déroule comme une suite de sketchs plus ou moins réussis. Bruno Podalydès, malgré un superbe casting, nous a habitués à beaucoup mieux, plus mordant ou plus tendre... Ici, l'effet "whaou" attendu par le titre ne prend pas vraiment.

Rendez-vous à Tokyo : Taxi Lovers

L'amour trouve ses couleurs au fil des saisons, c'est en tout cas ce que Rendez-vous à Tokyo soutient en auscultant la vitalité d’un couple qui s'aime passionnément, à la folie, voire plus du tout. Ce voyage à travers différents étés et une date emblématique tente ainsi de renouveler une passion à laquelle on s'accroche et qui n’a jamais de fin.

Love life, la profession de foi de Koji Fukada

Bien qu’en anglais, le titre est très parlant. Ce que nous annonce Fukada, c’est sa foi en la vie et l’amour, même si Love life nous montre que la vie n’est pas qu’une succession de bons moments à côtoyer celles et ceux qu’on aime.

Marinette ou la passion du ballon rond

Si le film s'avère être une oeuvre nécessaire pour découvrir les combats d'une femme "qui a tout donné pour le football et qui lui a tout donné", il souffre par moments d'ellipses trop brusques et d'une narration trop linéaire.

Pornomelancolia : la solitude du coureur de sexe

Pornomelancolia, quatrième long-métrage du réalisateur argentin Manuel Abramovich, se fraye un chemin fascinant, entre réalité et fiction, sur les pas de l’acteur porno mexicain Lalo Santos.

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