Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Jérémy Chommanivong·Critiques filmsL’Homme qui rétrécit (2025) : le voyage intérieurPrès de 70 ans après le film culte de Jack Arnold, "L’Homme qui rétrécit" renaît en 2025 sous la direction de Jan Kounen. Jean Dujardin incarne un architecte confronté à un rétrécissement inexorable, dans une fable existentielle alliant science-fiction, horreur et métaphysique. Une relecture visuellement ambitieuse du roman de Richard Matheson.
Ewen Linet·Critiques filmsArco : critique d’un bel appel à l’aventure animée"Arco" est un phénomène rare dans l’animation française. Ugo Bienvenu signe un film poétique et visionnaire, mêlant l’imaginaire de Mœbius et l’onirisme de Miyazaki, présenté à Cannes et récompensé à Annecy — un grand récit sur la filiation et la puissance de l’imaginaire.
Jérémy Chommanivong·Critiques filmsChien 51 : la révolution artificielle"Chien 51" imagine un Paris dystopique divisé par des inégalités sociales exacerbées et contrôlé par une intelligence artificielle omniprésente. Malgré une esthétique réussie et un univers visuel immersif, le film de Cédric Jiménez manque de profondeur politique et émotionnelle, offrant une critique sociale trop superficielle pour pleinement convaincre.
Lucie Blondat·Critiques filmsTron : Ares – lorsque l’invention dépasse le créateurLa saga "Tron" fait son grand retour au cinéma ! Entre un esthétisme sanglant et des machines lancées à pleine vitesse, ce nouvel opus ne manque pas de nous surprendre... pour le meilleur, comme pour le pire.
Jérémy Chommanivong·Critiques filmsHors-service : radiographie d’un service public en déshérence"Hors-service" de Jean Boiron-Lajous réunit six anciens agents du service public dans un hôpital désaffecté. Le film explore, entre récits personnels et mise en scène symbolique, la perte de sens au travail, les tensions éthiques et l’usure d’un engagement mis à mal par les logiques de performance. Un regard sensible sur une crise systémique et humaine.
Violette Villard·Critiques filmsMoi qui t’aimais : La nostalgie est ce qu’elle étaitDiane Kurys signe avec Moi qui t'aimais un film tendre et mélancolique sur le couple, une élégante évocation qui fait revivre, bien au-delà des apparences, le climat d’une époque et la fragilité de deux monuments Signoret/ Montand portés par Marina Foïs et Roschdy Zem habités et exemplaires.
Jérémy Chommanivong·Critiques filmsMarche ou crève : un faux départAdaptation ambitieuse mais inaboutie du roman de Stephen King, "Marche ou crève" explore une dystopie autoritaire où l’endurance devient une forme de résistance. Malgré un duo central solide et un concept fort, le film de Francis Lawrence peine à maintenir la tension et à approfondir son propos politique et humain.
Joseph Leonard·Critiques filmsUne bataille après l’autre : le mouvement perpétuelAvec "Une bataille après l’autre", Paul Thomas Anderson signe une fresque foisonnante mêlant révolution armée, fable politique, figures de super-héros et pulsions métaphysiques. Entre anachronisme assumé, satire radicale et mouvement perpétuel, le film interroge nos mythes modernes et la vitalité explosive de toute action humaine.
Jérémy Chommanivong·Critiques filmsLa Mort n’existe pas : marcher hors du monde"La Mort n’existe pas", nouveau film d’animation de Félix Dufour-Laperrière, propose une odyssée sensorielle et politique. À travers le regard d’une jeune écoterroriste hantée par ses choix, il explore le deuil, la rédemption et l’engagement écologique, mêlant poésie visuelle, mémoire et questionnements intimes sur le sens de l’action... et de l'inaction.
Jérôme Duvivier·Critiques filmsNino : dans les limbes de la maladieLe jour de ses 29 ans, Nino apprend qu’il est atteint d’un cancer de la gorge. Ce choc intime devient le point de départ d’une errance dans Paris, où diverses rencontres le confrontent à lui-même. Pauline Loquès signe un premier long-métrage sensible qui explore cet entre-deux fragile où se mêlent peur, désir et ouverture à l'autre.
Jérémy Chommanivong·Critiques filmsKontinental ’25 : le monde perduAvec "Kontinental ’25", Radu Jude poursuit son exploration des fractures sociales à travers le prisme de la culpabilité individuelle. Entre satire discrète, mise en scène minimaliste et absurdité institutionnelle, le film dresse un portrait implacable d’une société rongée par le capitalisme et la violence silencieuse du pouvoir.
Jérôme Duvivier·Critiques filmsOui : chronique d’une obscénité ordinaireAprès "Le Genou d’Ahed", Nadav Lapid revient avec "Oui", une œuvre baroque, excessive et troublante, qui interroge la complicité ordinaire dans les crimes de guerre. Entre satire grotesque et fresque musicale, le film déploie une esthétique du chaos pour mieux sonder les abîmes moraux d’une société en fête, pendant que l’horreur se joue hors-champ.