Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
En Turquie, la tension monte entre deux villages. Paranoïa et manipulations religieuses attisent la violence. Adoptant les codes des films de genre, Emin Alper ne parvient guère à convaincre, malgré une photographie de qualité, une interprétation impeccable et un final malin.
Malgré un scénario un peu léger, Malavita reste un bon pastiche bourré d'hommages à prendre au second degré, avec un formidable Robert de Niro à la tête d'une famille de frappadingues, les acteurs qui interprètent les mafieux New-yorkais ont la gueule de l'emploi...
Thor 2 est un blockbuster de bonne facture, même si la bataille finale bien que dantesque n’arrive pas à la cheville d’Avengers, bien plus spectaculaire, toutefois le film reste un bon divertissement avec de l’action, de l’humour et une photographie magnifique.
Dans le film Matrix Morpheus déclare à son élu Néo « il y a une différence entre connaitre le chemin, et arpenter le chemin », Curtis décide de prendre ce chemin même si en cours de route, il découvrira que toutes les routes vers la liberté sont maculées de sang et de larmes.
La Vie d’Adèle est un grand film d'amour et d'apprentissage, filmé avec radicalité et un réalisme bouleversant. L'amour universel, l’éveil merveilleux, la passion qu’il procure, mais aussi ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d'amour...
Huit ans après le très bon "Paradise Now", Hany Abu-Assad revient avec "Omar", un thriller efficace, haletant, un véritable film coup de poing qui vous scotche à votre siège pendant 1h30. "Omar", Prix du Jury de la sélection Un Certain Regard...
"Gravity" est une collection d'images et d’émotions incroyablement bien réalisé, une odyssée cinématographique en 3D et en IMAX, parfaitement maîtrisé par un réalisateur qui dès les premières minutes projette le spectateur en apesanteur dans une vertigineuse danse avec les étoiles aux accents de voyages intérieurs.
Dans une atmosphère claustrophobe, cette héroïne complexe livre une véritable joute verbale, qui à certains égards rappelle "A Few Good Men" comme dans ce dialogue entre Nimrod et Anna «Un vrai combattant ne pas dénoncer quelqu'un», explique Nimrod. «Un vrai combattant connaît la différence entre le noir et blanc», répond Anna.
Un thriller âpre, dans la grande lignée d'un Pusher de Nicolas Winding Refn sans pour autant verser dans la violence esthétisante, glorifiant le sexe la drogue et le 9 mn. Northwest agresse par son ambiance ultra réaliste le spectateur, c’est une immersion en mode réel dans un univers effrayant...
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.