Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Cake, un film de Daniel Barnz : Critique

Quel dommage que ce soit à l'occasion de ce film dépourvu d'enjeux scénaristiques que Jennifer Anniston se décide enfin à nous prouver qu'elle est capable de jouer sur un ton plus mélodramatique que ses habituels rôles. Des efforts qui ne permettent à donner corps à son personnage tant son évolution tourne en rond.

De l’autre coté du mur, un film de Christian Schwochow : Critique

Que peut nous apporter, en 2014, une énième mouture sur cette dualité culturelle saxonne? La singularité De l'autre coté du mur est de marier ce classicisme un peu rétrograde à une forme d’utopie consolatrice...

Une Belle Fin, un film de Uberto Pasolini : Critique

Le tour de force est d'avoir fait émaner, à partir d'une prestation assez austère d'Eddie Marsan et d'une mise en scène dépouillée, un hymne à la vie véritablement bouleversant. Sans esbroufe mélodramatique, ce feel-good-movie nous surprend par sa simplicité et son impact émotionnel revigorant.

À la folie, un film de Wang Bing : Critique

À la folie est un très grand film et confirme si c’est nécessaire que Wang Bing est un rouage indispensable de la machinerie cinématographique. Il donne tout son sens à l’acte de filmer…

Shaun le Mouton : le Film, un film de Mark Burton et Richard Starzak : Critique

Un épisode de 7 minutes, c’est bien. Un film faisant 1h28, c’est juste un délice ! Un cadeau sous la forme d’un long-métrage grandement réussi, preuve d’un savoir-faire incontestable qui a de quoi faire rougir les productions américaines.

Tiens-toi droite, un film de Katia Lewkowicz : Critique

Tiens-toi droite est porté entre deux courants contradictoires : d'un côté le film militant où les femmes doivent montrer leur valeur dans un monde du travail hostile, d'un autre côté un film fantaisiste qui rappelle le cinéma de Valérie Donzelli

Un peu, beaucoup, aveuglément, un film de Clovis Cornillac : critique

Un peu, beaucoup, aveuglément, c'est d'abord un rôle taillé sur mesure pour l'acteur-réalisateur et sa femme, Lilou Fogli. C'est elle qui a eu l'idée originale du scénario : un couple qui s'aime par la voix exclusivement, à travers une mince cloison.

Les Gorilles, un film de Tristan Aurouet : critique

La comédie de Tristant Aurouet est sans surprise, mais pas complètement sans saveur. En effet, si les personnages n'évoluent pas vraiment dans le film, l'un ne faisant que s'habituer à l'autre, quelques situations font mouche, on rit parfois même franchement.

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« Lenny » : une famille pas comme les autres

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Faire la peau : le brûlot qui affronte le tabou de la violence des mères

Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.