Critiques films

Notre salut : Un grand film sur un petit homme, carte sur table

Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.

Resident Evil (2026) : Excellent film et adaptation parfaite d’une saga maudite

Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.

Rose de Markus Schleinzer : dans le pantalon, la liberté

Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.

Jack, un film de Edward Berger : Critique

Jack est beau film qui met en exergue la relation fraternelle entre Jack et Manuel, en nous promenant joliment dans les méandres de Berlin...

Planes 2, un film de Roberts Gannaway : Critique

Malgré son statut de « pompe à fric pour enfants », Planes 2 s’en sort bien mieux que le tout premier, et ce sur bien des points, malgré son classicisme et ses accrocs techniques.

Divergente 2 : L’insurrection, un film de Robert Schwentke : Critique

Au delà de ce postulat de base (la divergence), le reste du film ne raconte pas grands chose et utilise à outrance les effets numériques pour faire du remplissage.

Lost River, un film de Ryan Gosling : Critique

Après un passage décrié à Cannes, Lost River, le premier film de Ryan Gosling débarque sur nos écrans. Chef d'oeuvre fantasmagorique ou ratage complet ?

L’Astragale, un film de Brigitte Sy : critique

L'Astragale d'après le roman d'Albertine Sarazin, est un beau film qui a su allier le romanesque de l'intrigue à un noir et blanc accentuant le côté retro des années 50...

Fast & Furious 7, un film de James Wan : Critique

Le spectateur féru d’action survitaminée, d’explosions en tout genre et de cascades à couper le souffle en aura indiscutablement pour son argent. En la personne de James Wan, Hollywood vient de trouver une nouvelle valeur sûre.

Dark Places, un film de Gilles Pacquet-Brenner : Critique

C’est bien dommage que le réalisateur ne parvienne pas tirer ni de suspense ni de force émotionnelle en adaptant ce roman dont l'intrigue promettait pourtant un excellent thriller psychologique. Les bons choix de casting et la technique posent une ambiance qui malheureusement restera inexploitée.

Les enquêtes du département V : Profanation, un film de Mikkel Nørgaard : Critique

Les enquêtes du département V : Profanation est un film qui laisse une impression étrange : tout y est fait pour plaire, et pourtant l'on éprouve quelques réticences...

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« Les Dates chocs de l’Histoire » : quand tout peut encore basculer

On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".

« Les 400 coups » : l’école, cette drôle de fabrique à souvenirs

De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.

« Lenny » : une famille pas comme les autres

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Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?

« Valhalla Bunker » (T3) : le Reich, le président et le tennis de table

Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.