"La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom" referme le diptyque consacré au général. Le film gagne en clarté par rapport à "L'Âge de fer", mais reste pris au piège de son admiration pour De Gaulle. Ses meilleurs moments restent le duel d'égos avec Roosevelt, qui veut placer la France libérée sous tutelle américaine, et l'ascension de Leclerc vers la libération de Paris.
Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
Giselle est un exercice rare de ballet transposé pour le cinéma. Le résultat est une réussite qui transcende les genres et devient une porte d'entrée idéale au ballet classique pour les plus récalcitrants.
Julius Avery ne maitrise ni son scénario, ni son rythme et encore moins son Ewan McGregor en toute petite forme. Tout juste reste-t-il d'honorables courses-poursuites pour éviter le naufrage.
On est frappé par l'esthétique du film Hyena, dès la première scène, où la brutalité des faits est fascinante, dans une boite de nuit, illuminée par des spots d'une bleutée envoûtante, le tout sous la musique hypnotique de Matt Johnson.
All Is Lost est un incompréhensible échec, car Robert Redford campe un époustouflant navigateur qui se retrouve seul, perdu en mer, face à l'acharnement des éléments.
Naruto the last est un film au rythme étrange : à l'aspect comédie romantique plombé par la timidité pathologique des deux héros s'ajoute une structure extrêmement répétitive.
Russel Crowe signe ici son premier et choisit de traiter une page difficile de la Première Guerre mondiale. S'il ne réussit pas tout, son film à le mérite de la sincérité et d'une grande humanité.
Un Voisin Trop Parfait, qui met en scène une Jennifer Lopez réduite à un rôle de "cougar" magnifique, racole à un point qui tombe dans le ridicule, à oublier...
L'Armée Des Ombres raconte le combat quotidien de citoyens normaux luttant pour résister à l'envahisseur nazie. Un combat où la mort est une question de chaque instant.
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.