Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Le film, Fin de Partie, est sensible et respectueux, et montre bien à quel point l’équilibre est tendu entre le droit à mourir et le droit à vivre, entre les souhaits de l’entourage et ceux des malades...
C'est en toute discrétion, que sort sur nos écrans ce premier film de Josef Wladyka, produit par Spike Lee. Manos Sucias; en français "Les mains sales" est une plongée en apnée dans une Colombie gangrenée par la drogue.
L'Éveil d'Edoardo, une comédie romantique italienne de Duccio Chiarini sur le passage à l'âge adulte avec Matteo Creatini salué à la Mostra de Venise et présenté prochainement au Festival du film de Cabourg.
En apprenant le décès d’Alfredo, Salvatore adulte se replonge dans son passé. De même, lorsque les spectateurs replongent ce film, 26 ans après sa sortie, ils retrouvent intactes toutes les émotions d’alors.
Le réalisateur danois revient ici avec son huitième long métrage, reprenant le titre de l’œuvre qu’il adapte : loin de la foule déchaînée, signé Tom Hardy, paru en 1874. 17 ans après Festen, 3 après La Chasse, Thomas Vinterberg s’attaque à un gros morceau de littérature, où il est surtout question d’amour et de désamour.
San Andreas fait office de cas d’école dans tout ce qu’il ne faut pas faire au cinéma, ici rien ne fonctionne que ce soit sur le spectacle ou l’émotion. Un nanar à l'état pur.
Le film est un véritable torrent d'émotions tant il fait de l'appartement de la mère, formidablement incarnée, un lieu de mémoire, de consécration de la culture, un lieu où toute une vie défile en quelques plans aériens.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.