Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Le nouveau film de Dominik Moll, Des nouvelles de la planète Mars, est une des réussites de ce mois de mars 2016. La réalisation intimiste, le scénario touchant et les interprétations soignées et profondes font de ce film un conte fascinant, alliant humour et tendresse, dans lequel on ne peut que se prendre d'affection pour les personnages.
Room, le nouveau long métrage de Lenny Abrahamson, est un film qui frôle la grande oeuvre avec des acteurs remarquables et une histoire qui se tient. Après un démarrage très prometteur, il s'est pourtant perdu en chemin, faute d'une mise en scène maladroite et un manque de parti pris. Critique.
Le scandale provoqué par un médecin nigérian au sein du petit monde du football américain est typiquement ce genre d'histoire dont raffole Hollywood. Mais si le réalisateur du film n'arrive pas à faire preuve d'autant de courage que son personnage pour pointer du doigt la tout-puissante fédération sportive, on ne peut obtenir qu'un piètre résultat insignifiant. Et ce n'est pas la prestation crispée de Will Smith qui va sauver les choses.
Deux ans après sa réalisation, son exposition en festival et les problèmes juridiques qui ont rendus difficiles son exploitation ont permis à ce documentaire d'acquérir une certaine notoriété dans les milieux cinéphiliques. Il est certain que ce qu'il raconte du cinéma, à travers l'exemple de ce projet un peu fou qui n'a jamais pu aboutir, est assez intéressant à découvrir. Il est au moins indispensables aux fans de science-fiction et du cinéma iconoclaste de Jodorowsky.
La saga Divergente revient pour un troisième film qui nous promet des explications en allant au-delà du mur, mais se vautre plus encore dans un non-sens total.
Nina Forever perturbe et fait couler de l'encre ; c'est ce qui nous a plu d'emblée dans ce film déjanté et très perspicace des Frères Blaine. L'humour so british est rehaussé par la performance intuitive et « couillue » des deux actrices Abigail Hardingham et Fiona O'Shaughnessy. Un duo pervers au charme irrésistible !
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.