Critiques films

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Die My Love : Au bord de soi

Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.

Argentina, un film de Carlos Saura : critique

Avec Argentina, Carlos Saura compose une peinture des traditions culturelles argentines. Danses et musiques se mêlent pour tisser une oeuvre esthétique et sensorielle, ode à l'art et à la diversité.

La vie très privée de Monsieur Sim, un film de Michel Leclerc : critique

La vie très privée de Monsieur Sim de Michel Leclerc est une belle adaptation du livre éponyme de Jonathan Coe : un savant mélange de drôlerie et de gravité, à l'image de ses précédents films (Le Nom des gens, Télé Gaucho,...) .Une des meilleures comédies françaises de 2015 ?

Le dernier jour d’Yitzak Rabin, un film d’Amos Gitai: Critique

En mêlant des images d’archives à des reconstitutions, le cinéaste s’assure une indiscutable caution de vérité. Cependant le travail de manipulation des images pour faire adhérer à ses propres idéaux politique fait d'Amos Gitai le Michael Moore israélien.

Rosalie Blum, un film de Julien Rappeneau: Critique

Julien Rappeneau, scénariste de "Cloclo", "36 Quai des Orfèvres" et des deux volets "Pamela Rose" de Kad & Oliver, réalise son premier film avec un superbe casting, Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi, Alice Isaaz... Qu'en-est-il ?!

Suburra, un film de Stefano Sollima : Critique

Suburra s'offre au spectateur comme un film de genre, mêlant affaires politiques, corruption et règlements de compte. Même si l'ensemble du casting ne parvient pas à convaincre, Stefano Sollima, par un montage solide et une réalisation réfléchie, offre une œuvre qui vaut le coup d'oeil, malgré des facilités scénaristiques du cinéma mafieux italien.

Béliers, un film de Grimur Hàkonarson : Critique

Béliers est un film empruntant tout autant au burlesque qu'au drame pour nous raconter l'histoire de Gummi et Kiddi deux frères éleveurs de moutons qui vont mettre leur différend de côté pour sauver leur bien le plus précieux : leurs moutons.

Une Femme dans la Tourmente, un film de Mikio Naruse: Critique

Dans "Une femme dans la tourmente", Naruse allie harmonieusement la symbolique de l'image à la rigueur narrative. En résulte une ode poétique magique que quelques ralentissements ressentis ça et la n’altèrent pas le moins du monde. Difficile d'oublier de sitôt la grâce qui illumine les performances de Hideko Takamine et Yuzo Kayama. La restauration du patrimoine mondial à décidément de beaux jours devant eux.

Homeland : Irak année zéro, un film d’Abbas Fahdel: Critique

Homeland : Irak année zéro est un film fleuve qui suit la vie d'une famille irakienne, celle du réalisateur, quelques temps avant la chute de Saddam Hussein et dans les mois qui ont suivi l'invasion américaine.

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