Critiques films

Hope : Korean Rollercoaster!

Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.

Clayface : le visage de l’autre

"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.

L’Île des souvenirs : jamais deux sans toi

Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.

Free to run, un film de Pierre Morath : Critique

Grâce à un excellent travail de documentation et à un montage exaltant, les témoignages des défenseurs du running font acte. Toutefois la narration un peu brouillonne du documentaire font perdre son sens à ce que voudrait nous raconter son réalisateur. Un sport de marginaux il y a 50 ans à présent taxé d'élitisme, cette évolution méritait d'être étudiée.

Pattaya, un film de Franck Gastambide

Dans un esprit peu raffiné, très inspiré par certaines comédies américaines, le scénario enchaine sans vergogne les blagues les plus graveleuses sur les nains, les gros, les travelos et tant d’autres sujets si faciles à attaquer. On peut ainsi remarquer que même si Franck Gastambide a fait, depuis Les Kairas il y a 4 ans, beaucoup de progrès en termes de mise en scène, il a encore des efforts à faire du côté de l’écriture.

Nahid, un film de Ida Panahandeh : critique

Trop foisonnant pour avoir un vrai point fort auquel se raccrocher, Nahid, le premier long métrage de l'iranienne Ida Panahandeh est cependant un beau film d'ambiance qui met en exergue l'iniquité des lois de son pays envers les femmes. Un prix de l'avenir mérité à la section Un Certain Regard pour la cinéaste.

The Finest Hours, un film de Craig Gillespie : Critique

Quelques séquences spectaculaires et efficaces viennent dynamiser ce récit classique au pathos assez gênant. Le casting maintient l'ensemble à flot mais cela manque de fulgurances pour un film oubliable mais pas totalement honteux, qui en dehors de quelques passages ratés, aurait pu être bien pire.

Les ardennes, un film de Robin Pront : Critique

Grâce une mise en scène soignée, la violence psychologique est sensible à l’image mais paradoxalement n'émane pas de ce qui devrait la source naturelle, les personnages eux-mêmes. Le résultat est donc qualifiable de superficiel.

Ave Cesar, un film de Joel et Ethan Coen : Critique

Le tout dernier film des frères Coen est une oeuvre mineure dans filmographie mais néanmoins une comédie au charme tenace et à l'humour fin qui mérite d'être vue.

99 homes, un film de Ramin Bahrani : Critique

Voilà un film qui aurait mérité d'être distribuer en salles tant le regard que porte son réalisateur sur la situation socio-économique de l'Amérique post-crise des subprimes est pertinent. Mené par deux acteurs au sommet de leur art, le rapport de force entre "les winners et les losers" du rêve américain est porteur d'un fatalisme qui fait froid dans le dos. Tout simplement brillant.

Un jour avec, un jour sans de Hong Sang-Soo : Critique

Avec son nouveau film Un jour avec, un jour sans, le plus européen des coréens, Hong Sang-Soo livre à nouveau un film arrosé de soju et d'amours fugaces. Ou comment désosser encore plus son film par rapport au précédent pour arriver au cœur de son métier de cinéaste. Critique.

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