Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
L’ADN du film transpire l’exagération caractéristique de la Russie. De la cocaine, beaucoup d’armes, une violence décomplexée et de la vodka qui coule à flot suffise pour trahir l’origine d'un film conçu pour réconcilier les fans de FPS transis devant les adaptations ratées des franchises vidéoludiques.
On regrettera le léger manque d'originalité d'Au nom de ma fille, mais la prestation de Daniel Auteuil, qui se détache enfin du registre comique, nous fait vivre un intense moment de cinéma français.
Avec La Dream Team, Thomas Sorriaux réussit un très joli coup. Cette comédie potache et familiale portée par une brochette d'acteurs hauts en couleurs est un excellent divertissement qui vous offrira un moment jouissif et hilarant. Sorriaux ose la parodie, sans toutefois aller trop loin puisque notre anti-héros regagnera les faveurs du public grâce à ce retour aux pays et aux vraies valeurs.
Marseille essaye de trouver un juste milieu entre le comique et le dramatique, malheureusement, Kad Merad qui a écrit et réalisé ce long-métrage, aurait plutôt dû faire le choix de s’ancrer pleinement dans un registre ou dans l’autre pour avoir une histoire un peu plus profonde.
Polar solide, tendu et implacable mais pas aussi révolutionnaire que l'on aurait pu s'y attendre, surtout de la part de John Hillcoat. Il tire surtout son originalité de l'approche choisi par son scénario mais qui entraîne une narration confuse et un traitement des personnages qui restent en surface. La mise en scène reste de haute voltige et permet d'avoir un rendu rondement mené, accompagné d'un casting globalement bon mais aux fulgurances un peu timide.
Après un décalage de la sortie de près d'un an, il est bon de constater à quel point Sacha Baron Cohen ne s'interdit rien. Tout le monde n'appréciera pas (surtout pas qui subiront l'odieux doublage en français!), mais les amateurs d'humour trash et subversif apprécieront de voir que l'absence d'autocensure permet à cette comédie d'espionnage au pitch convenu de multiplier des scènes dont l'outrance est déjà une référence.
Après Take Shelter et Mud, le nouveau film très attendu de Jeff Nichols nous plonge dans une course-poursuite fantastique à travers le sud des Etats-Unis. Un film d'aventure et de science-fiction aux accents spielbergiens.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.