Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.
Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.
Dans "Die My Love", Jennifer Lawrence incarne une femme en déséquilibre dans l’Amérique rurale, filmée par Lynne Ramsay comme une expérience sensorielle assez radicale. Entre maternité, isolement et dérive intime, le film refuse tout parti pris pour mieux nous faire ressentir l’effondrement de l’intérieur.
Dans Heidi, Alain Gsponer filme avec une profonde sensibilité des plans serrés sur les visages de ses protagonistes, fixant les émotions, photographiant un récit presque muet où les images se suffisent à elles-mêmes.
Attraction cinématographique de ce début d'année 2016, Danish girl de Tom Hooper, nominés aux oscars dans quatre catégories différentes se révèle être un film bouleversant et très interessant
Plutôt que nous faire comprendre les enjeux de ce trafic de drogue international, le gros du scénario nous confine dans les habitacles des bolides où, entre les deux montées de tension qui ouvrent et ferment le film, on endure la crétinerie des dialogues que s'échangent des personnages aussi mal interprétés que caricaturaux.
Chorus, du québécois François Delisle, est une oeuvre forte sur un sujet douloureux mais qui peine à émouvoir par manque d'incarnation d'une histoire où les protagonistes sont pourtant atteints dans leur chair par la douleur de l'absence.
Avec Les Chevaliers blancs, Joachim Lafosse s'empare du fait divers de L'arche de Zoé d'une belle manière, grâce à des acteurs, Vincent Lindon en tête, plus que concluants. Même si les évènements narratifs sont un peu redondants, Les Chevaliers blancs se présente comme une belle réussite du réalisateur.
Manque de respect profond pour le spectateur ou pour la profession ? Les deux jeunes réalisateurs pondent cet exercice déjà vu revu et rerererevu sans y apporter la moindre intelligence ou subtilité de ton, ambition artistique. A défaut, les moins cinéphiles peuvent s'attendrir et crier "c'est mignon!" Non, la colère monte, car tandis que de véritables cinéastes en devenir s'évertuent de trouver quelques billets pour un film travaillé et à plusieurs niveaux de lecture, Paris-Willouby, fade et superficiel film de famille, a reçu un véritable budget et une distribution !
En dehors de sa scène d'ouverture et derrière un travail esthétisant remarquable, le film se révèle finalement assez pauvre en fulgurances visuelles. Et plus le film avance, moins le pouvoir immersif et la tension ne réussissent à faire mouche. Un comble pour le projet qui reposait sur son coté sensoriel et le partage de la souffrance vécue par son héros.
Lors de l'Arras Film Festival, nous avons découvert "Legend", le nouveau film du réalisateur et scénariste Brian Helgeland à qui l'on doit les scénarios de "Payback", "The Green Zone" ou encore "L.A. Confidential". Mais alors, son nouveau métrage est-il un film de gangster innovant et inventif, ou alors une double publicité pour la double performance de Tom Hardy ?
Sous la plume de Michel Plessix, l’univers pastoral imaginé par Kenneth Grahame retrouve une seconde jeunesse. Une fresque douce et mélancolique où l’amitié, la nature et les caprices composent une partition d’une rare délicatesse.
Avec "Monet en quête de lumière", Aurélie Castex épouse un regard. À hauteur d’homme, au fil des saisons et des doutes, sa bande dessinée retrace l’itinéraire d’un peintre obsédé par l’insaisissable, jusqu’à faire de la lumière elle-même un sujet.
De la classification française aux plateformes mondialisées, en passant par le gore italien, les blasphèmes de Luis Buñuel ou les polémiques plus contemporaines, Darkness, censure & cinéma propose un recueil de textes éloquents quant aux différentes formes de censure. C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Ce deuxième volume de l'arc Saiyans concentre ce que Dragon Ball a de plus brutal et de plus sublime. C'est ici, peut-être, que la série devient grande.
Avec "Mortépi", Florian Breuil signe un premier roman graphique d’une densité remarquable, où la quête de reconnaissance artistique se mue en impasse existentielle. Dans une ville à moitié noyée, la disparition devient paradoxalement le dernier moyen d’apparaître.