Critiques films

Maspalomas : au Nord-Est d’Eden

Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz. 

Des Minons et des monstres : Banana Boulevard

"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.

Toy Story 5 tire la corde vers l’infini et au-delà

"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?

Truth: le prix de la vérité, un film de James Vanderbilt : Critique

Un nouveau film sur le métier de journalisme, mais cette fois les enjeux vont dépasser l'enquête menée par les reporters puisque c'est le bien-fondé de leur métier qui va être remis en question. A l'heure où les groupes de pression en ligne ont plus d'influence que le professionnalisme des médias, la démocratie peut-elle véritablement perdurer? C'est l'interrogation au cœur de ce film coup de poing mené par une Cate Blanchett au meilleur de sa forme.

Un monstre à mille têtes, un film de Rodrigo Plá : Critique

Quand la lutte des classes se mue en instinct de survie et que le pouvoir bureaucratique fait preuve d'un odieux manque de respect pour la vie humaine, pas étonnant que le peuple en vienne à sortir les armes. Une trame scénaristique déjà-vu et donc prévisible. Et pourtant, grâce aux idées formelles que nous propose le réalisateur, son film est une vraie curiosité filmique porteuse d'un discours politico-social qui fait froid dans le dos.

Salafistes, un documentaire de Lemine Ould M. Salem & François Margolin : Critique

A moins que vous vous sentiez trop faible intellectuellement pour risquer de vous laisser endoctriner par le discours de ces leaders des adversaires de notre civilisation, il vous faut découvrir la rhétorique de ce dogme pour mieux déchiffrer comment ses limites et ses contradictions n’ont pu le mener qu'à l’horreur de cette violence qui nous menace au quotidien.

Suite Armoricaine, un film de Pascale Breton : critique

Suite armoricaine est le nouveau film de Pascale Breton dans lequel la réalisatrice propose un récit labyrinthique en suivant deux personnages dont les destins s'entrelacent.

Soleil de plomb, un film de Dalibor Matanic : critique

Sensuel, sensoriel, Soleil de plomb du croate Dalibor Matanic est une belle réussite qui interroge au travers de trois histoires d'amour sur l'absurdité de cette haine de l'autre, hier à son paroxysme dans les balkans, aujourd'hui présente sous toutes ses formes partout ailleurs. Critique.

My Life Directed by Nicolas Winding Refn, un film de Liv Corfixen : Critique

Si vous êtes de ceux qui considèrent Nicolas Winding Refn comme un plus grands génies que le compte le cinéma du 21ème siècle, découvrez ce film tourné par sa propre femme, qui révèle que, malgré son talent, il n'en reste pas moins une personnalité troublée pour qui il reste très difficile de concilier sa carrière fulgurante et sa vie de famille.

13 Hours, un film de Michael Bay : Critique

Récit de l’héroïsme de 6 soldats basé en Libye et ayant bravé les interdits pour protéger l’ambassadeur sur place en Septembre 2012, 13 Hours peut sembler à bien des titre comme le film de la maturité pour Michael Bay. S’il mettait hier avec Pain and Gain, son style tape à l’oeil et ses blagues hétéro-beaufs au service d’un pamphlet sur la vulgarité américaine, force est de constater qu’aujourd’hui avec 13 Hours, il met ici son talent pour la désincarnation et l’abstraction au service d’un film de guerre aux airs de réquisitoire contre la nation même qui l’a engendré.

Volta à terra, un film de João Pedro Plácido : Critique

Présenté à Cannes, Volta à terra de Joao Pedro Placido rend palpable l'harmonie surnaturelle que peuvent entretenir les hommes avec la Nature.

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