Avec Notre salut, Emmanuelle Marre montre que le cinéma a encore une vie à mener : sérieuse et fiévreuse. D’une manière proche de Peter Watkins, Marre réinvente la manière de filmer l’intime en acte politique, de faire du cinéma un geste terriblement libre.
Zach Cregger réinvente Resident Evil autour d’un héros ordinaire et retrouve enfin l’essence survival horror de la saga Capcom. Une adaptation tendue, drôle et remarquablement maîtrisée.
Avec Rose, Markus Schleinzer plonge dans l’Allemagne rurale du XVIIe siècle, au lendemain de la guerre de Trente Ans. Dans un noir et blanc austère, presque minéral, Sandra Hüller incarne une femme qui a choisi de vivre sous l’identité d’un homme. Un film d’une grande modernité, dont le minimalisme apparent finit par tout envahir.
Morgane, un thriller SF de Luke Scott (fils de Ridley Scott) qui se veut ambitieux mais se montre finalement plus prétentieux qu'autre chose. Critique du film...
Dogs est le premier film de Bogdan Mirică. Un film tourné en Roumanie mais où le pays prend des allures de Western avec des tronches de cinéma - de magnifiques interprètes - et des personnages d'une noirceur (parfois même d'un humour noir) passionnante. A découvrir en salles depuis le 28 septembre 2016.
Depuis son annonce, le projet fait grincer des dents tous les cinéphiles de la planète malgré son casting alléchant. Maintenant que le film est sorti, on comprend rapidement pourquoi Tom Cruise et Jason Momoa ont quitté le bateau. Verdict.
Tim Burton signe avec Miss Peregrine et les enfants particuliers, son dix-huitième film. Un opus particulièrement attendu, d'autant plus que les oeuvres du réalisateur ont tendance à diviser, depuis déjà quelques années. Le résultat est-il à la hauteur de l'attente ?
Avec Kubo et l'Armure magique, leur quatrième production, le studio Laika passe la vitesse supérieure en terme d'ambition et offre le film d'animation de l'année. Une aventure épique, mélancolique et somptueuse à ne pas louper !
Brooklyn Village, le nouveau film du New-Yorkais Ira Sachs est nouvelle occasion pour le cinéaste de mettre en scène le quotidien et ses contingences matérielles qui se mettent au travers des relations interpersonnelles. Un peu juste, ce film d'initiation est pourtant beau, empathique tout autant des pères que des fils.
Religion, mœurs et idéal patriotique... tout semble dénaturé dans cette Amérique que dépeignent l'iranien Rafi Pitts et le roumain Răzvan Rădulescu. C'est en tout cas le constat que l'on s'en fait en accompagnant le jeune Nero dans sa quête d'intégration. Cela valait-il alors vraiment la peine de passer la frontière?
Le film Kingsglaive apporte une belle introduction au nouvel épisode de la licence Final Fantasy qui sortira en novembre en France. Une beauté visuelle, une histoire prenante, un film qui ravira les fans, mais qui mettra un non-initié sur sa faim...
Avant l’Hermione, avant le héros célébré des deux côtés de l’Atlantique, il y eut La Victoire et une première traversée clandestine. Avec Amériques, Esther Gil et Laurent Paturaud racontent cette aventure française dans la guerre d’Indépendance américaine en déplaçant légèrement le regard : Lafayette est là, mais le véritable guide se nomme Charles-François du Buysson.
Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour referment leur diptyque sur Newland Arrow, héritier de la haute finance new-yorkaise qui persiste à préférer aux salons bourgeois la poussière des trains et la compagnie des hobos. Une belle idée de personnage, une Amérique saisissante, mais un second volume qui avance parfois un peu trop vite.
« - Est-ce que tu savais que « famille » venait du dialecte primitif du centre de l’Italie ?
- Et ça y est… C’est reparti avec les théories…
- C’est dérivé du mot « famel ». Et « famel » dans ce dialecte, ça veut dire « esclave ». Étymologiquement, la famille, c’est l’ensemble des esclaves qui vivent sous le même toit.
- Hahaha !
- N’importe quoi !!
- Alors que « tribu » ça vient du sanskrit, d’un mot qui veut dire « naissance ». Avouez que ça a plus de gueule… »
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.